Enquête

Tunisie : la fuite des cerveaux s’accélère

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Sous l’effet d’une conjonction de facteurs, la fuite des cerveaux vers des pays offrant de meilleures perspectives d’avenir va s’accentuant. Enquête.

« Quitter, est-ce trahir ? » s’interroge Nadia Zargouni, 16 ans, qui a remporté, en partant du thème de l’expatriation, le concours d’éloquence – ouvert aux lycéens – organisé par l’Institut des hautes études commerciales (HEC) de Carthage, en avril.

Nadia, qui projette de faire ses études à l’étranger, sait combien le sujet du départ des compétences préoccupe la société tunisienne. « On a tous dans notre entourage des jeunes qui sont partis pour faire carrière. Certains optent même pour des écoles et des filières tunisiennes qui débouchent sur des recrutements à l’étranger », explique Aymen, étudiant en informatique.

« Fuite des cerveaux »

Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de novembre 2017, 95 000 Tunisiens ont choisi, depuis la chute du régime de Ben Ali, en 2011, de faire leur vie ailleurs, dont 84 % en Europe.

Il s’agit principalement de diplômés de haut niveau tentés par des perspectives d’avenir plus prometteuses que celles que leur propose la Tunisie. La tendance est mondiale, et le phénomène naturel pour un pays en crise et en mutation, estime le gouvernement, qui rappelle que la Tunisie a connu d’autres vagues de départs, notamment lors de la crise économique de 1986.

À l’expression « fuite des cerveaux », Slim Khalbouss, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, préfère celle de « mobilité des compétences » et se demande comment juguler ce phénomène « face à l’attractivité des marchés de l’emploi internationaux ».

Après les ingénieurs, notamment en informatique, et les enseignants-­chercheurs, les médecins constituent le plus gros des contingents de ces nouveaux migrants. Et Nezih Zghal, secrétaire général de l’Ordre national des médecins, de tirer la sonnette d’alarme sur l’exode des praticiens.


>>> À LIRE – Tunisie : le grand exode des médecins


Il en va de même pour les ingénieurs, si bien que le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) peine à recruter. Mohamed Jaoua, directeur de l’Esprit School of Business, propose, pour pallier cette pénurie, de puiser dans le vivier des étudiants subsahariens en quête de stages et souligne que, de pays de départ, la Tunisie est aussi devenue un pays de destination, avec des flux en provenance du Sud.

Une solution qui exige aussi une évolution des mentalités : car, paradoxalement, la Tunisie, qui cherche sa place à l’international, peine à intégrer des compétences étrangères, voire à garder celles qu’elle a formées. Certains estiment qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, la mobilité étant dans l’ordre des choses. Soit. Mais les candidats au départ dénoncent surtout des conditions de vie en deçà de leurs attentes.

J’ai trimé pendant dix ans pour être confrontée aux mandarins des hôpitaux publics sans pouvoir exercer correctement

« J’ai trimé pendant dix ans pour être confrontée aux mandarins des hôpitaux publics sans pouvoir exercer correctement ma spécialité et sans aucune perspective d’avenir », assène une ancienne radiologue de l’hôpital Charles-Nicolle, à Tunis, en poste depuis janvier à Grenoble.

Selon l’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge), un départ sur trois est motivé par la situation du pays et par une dégradation de la confiance. Ceux qui étaient revenus en 2011 pour des raisons inverses – ils pensaient que la révolution allait assainir le pays et ouvrir des perspectives – ont été très vite échaudés par la bureaucratie et la corruption, et sont repartis tout en clamant leur attachement à la Tunisie.

La crise économique, un système inchangé, la dévaluation du dinar, les conditions salariales ont miné mon enthousiasme

« La crise économique, un système inchangé, la dévaluation du dinar, les conditions salariales ont miné mon enthousiasme. En revenant d’Allemagne, en 2012, j’étais porteur d’un projet, mais je me suis heurté à une telle inertie que j’ai préféré épargner mon énergie », explique Kays, chimiste, qui a choisi le Maroc pour l’avenir de ses enfants et les possibilités offertes par l’industrie pharmaceutique.

Les motifs financiers sont aussi déterminants. « Un ingénieur en début de carrière touche 800 dinars [environ 270 euros] en Tunisie et aura d’entrée de jeu 3 000 euros en France », note Mondher Khanfir, spécialiste en innovation et en business development. De même que le salaire d’un enseignant universitaire – 2 000 à 3 000 dinars – sera multiplié par quatre dans un pays arabe.

Possibilité de reconversion

La tendance à l’exode et son accélération ces dernières années sont notables, même s’il est, selon Samar Louati-Razgallah, présidente de l’Atuge, « difficile de s’accorder sur les chiffres ». Le gouvernement, qui dénombre 17 500 Tunisiens évoluant à l’étranger dans le cadre de la coopération technique internationale, récuse les 95 000 départs depuis 2011 annoncés par l’OCDE, mais il lui est néanmoins difficile de quantifier cette migration puisque les départs ne sont pas assortis d’une déclaration.

Infographie JA

© Infographie JA

La part de jeunes médecins à s’être exilés est passée de 9 % en 2012 à 45 % en 2017

« La part de jeunes médecins à s’être exilés est passée de 9 % en 2012 à 45 % en 2017. Le mouvement s’est accéléré à partir de 2014. Et concerne désormais des médecins expérimentés, qui prennent le chemin des pays du Golfe ou celui du privé, car l’État est incapable de les payer convenablement », explique Nezih Zghal. Ils seraient, bon an mal an, entre 200 et 300 médecins spécialistes et plus de 1 500 ingénieurs à quitter le pays, principalement pour la France, l’Allemagne ou le Canada.


>>> À LIRE – En chiffres : la mobilité France-Tunisie, preuve des « liens inextricables » entre les deux pays


« Ceux qui ont de l’expérience négocient leurs compétences dans les pays du Golfe, mais, depuis 2011, le Maroc est devenu une destination prisée des patrons de PME tunisiens qui ont choisi de délocaliser, tandis que l’Algérie accueille des agences de communication et des graphistes », précise l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), qui recense 1,2 million de nationaux expatriés, dont 7 % de cadres supérieurs.

Migrer offre aussi à certains une possibilité de reconversion. C’est le cas assez atypique d’Anys Fatnassi, fondateur de l’association Harrouss, The Smart Migrant (« le migrant intelligent »). Après des études de comptabilité qui ne l’enchantaient guère, il s’est installé en Chine pour se spécialiser en gestion de la chaîne logistique (supply chain). Une expertise qui l’a conduit à exercer dans ce secteur pour le compte de la Croix-Rouge, au Kenya. Son sens de l’initiative et de la mobilité lui a permis de se forger une carrière dans la logistique, mais la grande majorité des exilés partent dans le cadre d’une immigration choisie décidée par les pays d’accueil en fonction des besoins du marché de l’emploi.

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15 % à 18 % des migrants venus du Maghreb et vivant dans les pays de l’OCDE ont un niveau universitaire

Si bien que 15 % à 18 % des migrants venus du Maghreb et vivant dans les pays de l’OCDE ont un niveau universitaire. L’augmentation de la demande et des flux tendus dans le digital, le blockchain, la numérisation et l’intelligence artificielle en Europe profitent aux ingénieurs. Ils sont recrutés par l’intermédiaire d’annonces sur les sites spécialisés, de contacts avec les écoles ou, à travers les réseaux sociaux, par des entreprises ou des chasseurs de têtes qui mènent, le temps d’un week-end, des batteries d’entretiens pour cibler les candidats, avec à la clé un contrat de trois ans en bonne et due forme.

Aspects positifs

« En France, on ne dit pas qu’on recrute un bon informaticien, mais “un Tunisien”, en raison de notre excellente réputation en informatique et d’une aisance avec les algorithmes », souligne Mondher Khanfir.

Pour les médecins, « réussir un concours d’équivalence ou plus précisément une épreuve de vérification des connaissances permet aux Tunisiens de travailler en France, laquelle recrute en radiologie, en anesthésie-réanimation et en dermatologie. Dans certains cas, l’accord du chef de service en France permet une embauche pour deux ans », précise le dermatologue Moez Ben Salem, qui déplore certains départs, comme celui de l’ancien doyen de la faculté de médecine de Tunis, Ahmed Maherzi, parti s’installer au Canada après avoir été humilié par la police à la suite d’une plainte injustifiée déposée par une étudiante dont la mutation à Tunis avait été refusée.

L’exode concerne aussi les enseignants-chercheurs, qui, après une expérience en Tunisie, profitent des offres des universités dans les pays arabes pour donner du poids à leur carrière et accéder à de meilleures conditions de travail en matière de recherche.

Les compétences peuvent devenir un pont entre la Tunisie et les pays où elles résident

Si les autorités relativisent l’ampleur des départs, elles reconnaissent, comme Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, que « les compétences peuvent devenir un pont entre la Tunisie et les pays où elles résident. Ces experts peuvent représenter leur pays à l’étranger et contribuer à l’économie nationale ».

À l'université Tunis-Dauphine, école de Commerce, le 9 octobre 2014

À l'université Tunis-Dauphine, école de Commerce, le 9 octobre 2014 © Ons Abid pour Jeune Afrique

Car les Tunisiens expatriés restent attachés à leur pays et attendent des conditions favorables pour envisager un retour. Selon une étude de l’Atuge, 38 % d’entre eux souhaiteraient rentrer pour entreprendre, et 54 %, pour contribuer à l’évolution du pays, tandis que 69 % disent que les amis et la famille leur manquent.

« Pour être de nouveau attrayant pour les siens, le pays doit avancer, porter une vision ambitieuse qui générerait de la confiance et susciterait une dynamique positive », explique Anys Fatnassi.

La fuite des cerveaux crée un manque provisoire de compétences, mais celui qui part dix ans peut […] faire gagner cent ans à son retour

La mobilité est dans le tempérament des Tunisiens, mais « les directives et les standards internationaux recommandent aux pays de protéger leurs marchés de l’emploi. Néanmoins, il existe une relation entre migration et développement à la faveur des transferts d’argent et de l’acquisition d’une expertise. La fuite des cerveaux crée un manque provisoire de compétences, mais celui qui part dix ans peut, avec l’expertise acquise, faire gagner cent ans à son retour », souligne Mohamed Belarbi, coordinateur national de projets pour l’Organisation internationale du travail (OIT).

Certains ont choisi de ne pas se poser la question du retour mais de rester entre deux rives – « expatriés partout », assène Mondher Khanfir – et de « servir de là où [ils] se trouve[nt] », assure Samar Louati-Razgallah.


Retour gagnant

Ismail Ben Sassi, directeur général et fondateur d’Il Boursa.

Ismail Ben Sassi, directeur général et fondateur d’Il Boursa. © Ons Abid pour JA

Recruté à 23 ans par la Banque Rothschild sur les bancs de la Sorbonne, où il soutenait un master en finances, Ismaïl Ben Sassi, 27 ans aujourd’hui, a renoncé à une brillante carrière pour revenir en Tunisie en 2016 et promouvoir son propre projet. Il a d’abord mis toutes les chances de son côté en préparant à distance, et en partenariat avec le français ABC Bourse, le lancement d’Il Boursa, premier portail boursier et financier du pays, qui vise à donner de la visibilité à la place de Tunis, à attirer les investisseurs et à développer une culture boursière.

Préparer son retour

Ismaïl est intarissable sur les possibilités qu’offre la Tunisie, mais insiste sur le fait qu’il faut bien préparer son retour. Parti sans réelle intention de revenir, il comprend que les jeunes rêvent de s’exiler, même si la conjoncture ne s’y prête pas.

« C’est aberrant de les en empêcher. À terme, on aimerait tous créer de la richesse dans notre pays », argue le patron de start-up. Devenu un acteur incontournable de la scène économique – sa société ne perd pas d’argent et lève des fonds avec succès –, il n’a eu aucune difficulté d’adaptation et profite « d’une bonne qualité de vie et d’opportunités professionnelles ».

Misant sur la plus-value apportée par l’expertise, Ismaïl Ben Sassi ouvrira un bureau d’Il Boursa à Casablanca et un autre à Abidjan en juin prochain.

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Les opportunités du moment

Niger

MCA-1 Présentation de MCA-Niger L’État du Niger a conclu avec le Millennium Challenge Corporation (MCC), une institution américaine d’aide bilatérale au développement, un accord de don d’une enveloppe de plus de 437 millions de dollars pour la réalisation du programme Compact qui comporte deux projets majeurs : • Le projet Irrigation et Accès aux Marchés • Le Projet de Communautés Résilientes au Changement Climatique Entrant ainsi dans la troisième année d’exécution du Compact, le MCA-Niger entame une transition entre la phase des études et la phase d’exécution des Projets, ce qui commande une posture opérationnelle et un ajustement structurel correspondant. En outre, l’évolution des projets du Compact laisse entrevoir une nécessité urgente de renforcer la force de travail des équipes Réinstallation et autres transversaux, afin de faire face aux défi s à venir. C’est dans cette optique que le MCA-Niger recherche un(e) Directeur (trice) des Affaires Transversales, basé(e) à Niamey qui doit avoir une expérience démontrée dans la gestion des projets au niveau international et spécifiquement dans le domaine de la réinstallation involontaire. Il s’agit d’un poste à durée déterminée de 2 ans. Le titulaire du poste relèvera du Directeur Général. Personnel relevant de ce poste : Manager Réinstallation, Manager Foncier, Manager Performance Environnementale et Sociale, Manager Genre et Inclusion Sociale. Responsabilité budgétaire : TBC Objectif de la Position : Sous la responsabilité du Directeur Général, vous serez à une position stratégique qui aura pour objectif principal de soutenir la transition structurelle mentionnée plus haut, mais aussi d’apporter une expertise critique qui facilitera la gestion des activités du Compact. À cet effet, vous superviserez la réalisation des objectifs cibles des programmes transversaux du Compact (Réinstallation, GIS, ESP, Secteur Privé, Foncier). Vous serez également garant des normes, standards et meilleures pratiques requises par ces différents programmes transversaux, éléments fondamentaux et indispensables pour la réussite des deux projets du compact Missions Principales : En étroite collaboration avec les autres Directeurs fonctionnels : Programmes, Finance et Administration, Affaires Juridiques, Passation des Marchés et Suivi Évaluation, le/la Directeur(trice) des Affaires Transversales aura pour missions de : • Assurer la supervision de l’élaboration et de la mise en oeuvre des programmes des transversaux cités plus haut, en garantissant les normes, standards, politiques, directives et exigences établies par le compact, avec attention supplémentaire aux activités de l’équipe de réinstallation. • S’assurer que l’équipe du pays intègre les normes dans leur cadre d’action et effectue une revue régulière de la conformité à de telles normes. • Renforcer l’importance, la légitimité et l’adhésion aux politiques globales de MCA Niger. • Encadrer efficacement les équipes transversales (Managers et Spécialistes) de MCA-Niger impliqués dans la mise en oeuvre du programme du Compact avec les objectifs de performance et de délai. • Collaborer étroitement avec les équipes projets (Manager Programme, Équipes UNOPS etc..) avec pour objectif de mettre en oeuvre toutes les recommandations pertinentes en vue d’améliorer la performance globale du MCA-Niger. • En collaboration avec les autres Chefs d’équipe, s’assurer que le programme compact est mis en oeuvre d’une manière cohérente avec les normes, qui encouragent la collaboration, le partage du savoir et de la redevabilité à travers l’ensemble des acteurs. • S’assurer que tous les engagements des acteurs sont entrepris d’une manière cohérente, protégeant et renforçant et promouvant les politiques et l’identité de MCA dans toutes les sphères. • Gérer avec la Directrice des Programmes les interrelations entre transversaux (Direction des Affaires Transversales) et le Programme (Direction Programme) en vue d’une meilleure efficacité. • Effectuer toute autre mission qui lui sera confiée par la Direction Générale de MCA-Niger. Profil Exigé : • Diplôme requis : Bac 4/5 en droit ou tout autre diplôme d’étude supérieure  dans une discipline appropriée (gestion de projet, sociologie, sociologie rurale, géographie…). • Expérience professionnelle pratique d’au moins 15 années d’expérience à des postes de Direction / Supervision liés à la gestion des projets (gestion des contractants, Gestion des équipes, y inclus la livraison des grands travaux en Afrique de l’Ouest) ; et la coordination des transversaux : environnement, genre, secteur privé, foncier et réinstallation. • Une bonne connaissance des activités de réinstallation et une expérience démontrable dans la supervision des activités sont nécessaires pour occuper le poste. Qualités et aptitudes : • Expérience démontrée dans la supervision des projets des Bailleurs du Fond Internationaux selon les lignes directrices applicables (PO de la Banque Mondiale, Normes de Performance de SFI). • Compétence démontrée dans l’application des solutions proactives aux problèmes complexes prenant compte des facteurs techniques, politiques, et opérationnels. • Expérience démontrée dans la gestion et le leadership des équipes diverses (techniques, transversales) pour la livraison des projets comportant des contraintes de temps et de budget. • Connaissance confi rmée des politiques internationales de réinstallation (ex. : OP 4.12 de la Banque Mondiale, l’IFC PS-5) ou toute autre procédure de réinstallation, genre, environnement, foncier et secteur privé en vigueur élaborée par d’autres bailleurs bilatéraux ou multilatéraux. • Excellente aptitude interpersonnelle et de collaboration, particulièrement dans les contextes interculturels. • Très forte aptitude de pensée analytique et conceptuelle ; être capable de comprendre des problèmes à haut niveau de complexité et les traduire dans de simple plans et actions applicables. • Faire montre d’un excellent jugement qui puisse assurer la réalisation d’une stratégie et politique cohérentes, • Avoir un esprit de collaboration en tant que membre d’une équipe leader • Avoir un haut niveau d’énergie, une bonne concentration et être flexible. L’habilité de s’adapter au changement rapide des situations tout en maintenant une focalisation sur la réalisation et la consistance, souvent en travaillant sous pression et dans des délais très courts. • Maîtrise (Parler et Écrire) du Français et de l’Anglais ; La connaissance des langues locales est un atout. Dossier de candidature : • Un curriculum vitae (CV) détaillé • Une lettre de motivation avec une prétention salariale datée et signée • Les copies des diplômes obtenus • Les preuves d’expérience (Certificat de travail, Attestations, etc..) • Noms, Titres, Contacts d’au moins trois personnes référentes pouvant confirmer les expériences produites. • Un Extrait de casier judiciaire datant de moins de 03 mois. Salaire et avantages En plus du salaire très compétitif, vous recevrez une gamme d’avantages intéressants, notamment une assurance pension, une assurance maladie, des frais d’installation liés à l’expatriation (si applicables). Comment postuler ? Pour postuler, envoyez votre CV, lettre de motivation et casier judiciaire à recrutements@mcaniger.ne Date de clôture : 29 février 2020. Chez MCA Niger, nous sommes convaincus que chaque aspect de notre travail peut aboutir à un résultat positif. Si vous avez le même avis et que vous êtes capable de relever les défis, ce rôle vous offre un immense épanouissement personnel, ainsi que des possibilités exceptionnelles de développer votre carrière. Nous sommes un employeur garantissant l’égalité des chances et nous accueillons les candidatures de personnes de divers horizons. Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées. Pour plus de détails sur le poste et des informations complémentaires sur MCANiger, veuillez visiter http://www.mcaniger.ne, où vous trouverez la description complète du poste. MCA
2020-02-03 10:34:40
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JOIN A NEW GENERATION OF LEADERSHIP

UNFPA, the United Nations sexual and reproductive health agency, works in partnership with governments, the UN system, communities, NGOs, philanthropy and the private sector to raise awareness and mobilize the support and resources needed to deliver a world where every pregnancy is wanted, every childbirth is safe and every young person’s potential is fulfilled. UNFPA is a field-based organization, operating in 155 countries and territories and employs 4,500 personnel globally. UNFPA mobilizes more than $1 billion a year for programmes that protect the health and rights of women and girls. Our strategic plan focuses on three transformative results: to end preventable maternal deaths; end unmet need for family planning and end gender-based violence and harmful practices. We produce high-quality population data, which is critical to help end the invisibility of those left furthest behind. We are hiring To lead our work in delivering on the 2030 Agenda for Sustainable Development, UNFPA is recruiting for the position of Deputy Executive Director (Management) to lead the organization to achieve operational excellence in all of its core management and operational functions, while ensuring transparency and accountability.
  • Are you experienced and passionate? Can you lead in a dynamic, international, rights-based organization?
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2020-01-28 14:58:58
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Kenya

VACANCY ANNOUNCEMENT

Project Manager - Open Forum on Agricultural Biotechnology in Africa (OFAB)

 African Agricultural Technology Foundation (AATF)

About African Agricultural Technology Foundation (AATF) The African Agricultural Technology Foundation (AATF) is an international not-for-profit organisation that facilitates and promotes public/private partnerships to promote food security and enhance livelihoods of smallholder farmers in Sub-Saharan Africa (SSA). The foundation is driven by the vision of prosperous and food secure Africa, where the livelihoods of smallholder farmers are transformed through innovative and practical agricultural technologies capable of addressing their farm productivity constraints and delivering results. Founded in 2003, AATF works with African governments, private and public technology owners and developers, NGOs, seed companies and African farmers to identify and access technologies that address farmers’ key problems and empower them through availability of a choice of agricultural innovations that generate wealth and health for their families and communities. You can find further details on AATF from their website: https://www.aatf-africa.org/. Project Manager- Open Forum on Agricultural Biotechnology in Africa (OFAB) Role Profile The Open Forum on Agricultural Biotechnology in Africa (OFAB) is an advocacy initiative aimed at facilitating the flow of information from the scientific community to policy makers and the public. Launched in 2006, OFAB provides a community platform that works to enhance knowledge-sharing and awareness on biotechnology to raise understanding and appreciation of agricultural biotechnology and contribute to building an enabling environment for sound decision making. The OFAB Project works with partners and collaborator in the seven countries to design and deliver its campaigns and influencing work on the continent. As head of the Project Secretariat, the OFAB Project Manager will provide strategic leadership of OFAB’s advocacy, campaigns and influencing, ensuring attainment of maximum impact. The incumbent will be expected to develop innovative advocacy, campaigns and influencing strategies and oversee their effective and efficient implementation at country level. H/She will represent AATF at high-level decision-maker discussions, media and other collaborators. The Manager will have direct supervision of four staff and will also have responsibility for the performance of partner countries and Project contractors. Duties and Responsibilities Strategy & Leadership
  • Responsible for the development and shaping of OFAB’s long-term high profile strategy on influencing and providing AATF with advise on campaigns, advocacy and influencing
  • Plans and oversees implementation of advocacy, campaigns, and influencing work plans including research and policy analysis by Country Chapters, partners and collaborators through regular interactions with country host partners and other partners;
  • Contributes to the strategy, management and leadership of AATF as a member of the Management Team
  • Leads and manages the OFAB Project Secretariat, including teams in seven countries and a multi-million budget
  • Supports resource mobilisation efforts to support the Project, advocacy and AATF work
  • Ensures a high level of collaboration between AATF and its partners at the national, regional and global levels on advocacy, campaigning and influencing work to maximise impact and manage risk, while ensuring the quality and accountability
  • Assesses the overall effectiveness of the advocacy and campaigns and makes needed changes in approach and technique.
Advocacy and representation
  • Provides support to the AATF Leadership to maximise the impact of high-level external engagements on advocacy with international public officials, politicians, organisations and the private sector.
  • Identifies and ensures utilisation of visibility opportunities at regional and global levels that will contribute to the delivery of OFAB milestones
  • Engages with public officials, politicians, organisations and the private Sector in and outside Africa and gives interviews as needed to communicate OFAB’s campaign and advocacy messages.
Public Engagement and Programme
  • Ensures synergy between OFAB’s influencing, advocacy and campaigns with AATF’s corporate strategy
  • Understands and applies Public Engagement strategies for campaigning, advocacy and public mobilisation.
  • Builds campaigns and advocacy strategies that are informed by and integrated in programming work, country and regional advocacy strategies and national campaigning
  • Oversees implementation and monitoring of OFAB Project grassroots and high-level communication and advocacy campaigns in line with the project’s primary outcomes
  • Oversees documentation, information management and sharing that include effective management of OFAB websites and social media.
  • Develops and implements media outreach strategy to guide productive media relations and use to improve public perceptions towards biotechnology in Africa
  • Oversees implementation of internet and other digital platforms and communication strategies to support OFAB grassroots advocacy and communication campaigns
  • Creates and or maintains efficient issue tracking and managing systems for effective monitoring and management of biotech issues
  • Guides development and implementation of OFAB issues management strategy for coherent, efficient and effective monitoring, tracking and management.
Required Competencies Essential
  • Demonstrated advocacy and communication skills including excellent public relations and communication abilities – written, editorial and spoken
  • Demonstrated strong advocacy, campaigns and influencing experience in a range of contexts.
  • Excellent research and public speaking skills
  • Proven experience leading effective policy influencing and understanding of policy development processes
  • Experience in writing, publishing and disseminating advocacy briefs
  • Knowledge of main players in agricultural biotechnology; A good understanding of the SSA agricultural policy environment
  • Demonstrated strategic and creative leadership, especially for sensitive situations/environments
  • Strong skills in diplomacy, networking, influencing, negotiation and conflict mediation
  • Ability to use information technology effectively as a tool and resource
  • Ability to plan and prioritise work activities to meet organisational goals and supervise virtual teams
  • Outstanding management and coordination skills in a complex network setting, with experience in effectively assessing and managing risk.
  • Demonstrated networking skills and ability to build and sustain relationships with key partners
  • Demonstrated initiative and ability to work effectively under pressure and independently and within a team
  • Strong team dynamics with sound organisational and people management skills
  • Strong financial and budget management experience
  • Good knowledge of the politics of agriculture and especially biotechnology in Africa
  • Demonstrated experience and understanding of knowledge management
  • Fluency in written and spoken English
  • Ability to travel on very short notice for up to 12 weeks per year.
  Desirable
  • Experience of fundraising for advocacy, campaigns and influencing
  • Knowledge of French and/or Portuguese
Qualifications and Experience
  • Master’s degree in Communications, International Relations, Political Science, International Development, Public policy or related field
  • At least 10 years of successful and progressive experience in advocacy, campaigning and communications, with at least 5 years active advocacy experience
Terms of Appointment This is an internationally recruited position and will be based in Nairobi, Kenya. The position is on a 3-year full-time contract, renewable based on performance and availability of funds. How to Apply If you wish to be considered for this position, please forward a copy of your English CV in Microsoft Word format, along with any relevant documentation to Ms. Shijia Huang, at AATF-PM@sri-executive.com on or before 21 February, 2020. All information will be treated in the strictest confidence as we pride ourselves on our professional service. We will revert to you as soon as feasible when we have reviewed your application. SRI Executive is exclusively retained by AATF to undertake this assignment. Project Manager
2020-01-27 10:37:15
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