Enquête

Tunisie : la fuite des cerveaux s’accélère

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Sous l’effet d’une conjonction de facteurs, la fuite des cerveaux vers des pays offrant de meilleures perspectives d’avenir va s’accentuant. Enquête.

« Quitter, est-ce trahir ? » s’interroge Nadia Zargouni, 16 ans, qui a remporté, en partant du thème de l’expatriation, le concours d’éloquence – ouvert aux lycéens – organisé par l’Institut des hautes études commerciales (HEC) de Carthage, en avril.

Nadia, qui projette de faire ses études à l’étranger, sait combien le sujet du départ des compétences préoccupe la société tunisienne. « On a tous dans notre entourage des jeunes qui sont partis pour faire carrière. Certains optent même pour des écoles et des filières tunisiennes qui débouchent sur des recrutements à l’étranger », explique Aymen, étudiant en informatique.

« Fuite des cerveaux »

Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de novembre 2017, 95 000 Tunisiens ont choisi, depuis la chute du régime de Ben Ali, en 2011, de faire leur vie ailleurs, dont 84 % en Europe.

Il s’agit principalement de diplômés de haut niveau tentés par des perspectives d’avenir plus prometteuses que celles que leur propose la Tunisie. La tendance est mondiale, et le phénomène naturel pour un pays en crise et en mutation, estime le gouvernement, qui rappelle que la Tunisie a connu d’autres vagues de départs, notamment lors de la crise économique de 1986.

À l’expression « fuite des cerveaux », Slim Khalbouss, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, préfère celle de « mobilité des compétences » et se demande comment juguler ce phénomène « face à l’attractivité des marchés de l’emploi internationaux ».

Après les ingénieurs, notamment en informatique, et les enseignants-­chercheurs, les médecins constituent le plus gros des contingents de ces nouveaux migrants. Et Nezih Zghal, secrétaire général de l’Ordre national des médecins, de tirer la sonnette d’alarme sur l’exode des praticiens.


>>> À LIRE – Tunisie : le grand exode des médecins


Il en va de même pour les ingénieurs, si bien que le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) peine à recruter. Mohamed Jaoua, directeur de l’Esprit School of Business, propose, pour pallier cette pénurie, de puiser dans le vivier des étudiants subsahariens en quête de stages et souligne que, de pays de départ, la Tunisie est aussi devenue un pays de destination, avec des flux en provenance du Sud.

Une solution qui exige aussi une évolution des mentalités : car, paradoxalement, la Tunisie, qui cherche sa place à l’international, peine à intégrer des compétences étrangères, voire à garder celles qu’elle a formées. Certains estiment qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, la mobilité étant dans l’ordre des choses. Soit. Mais les candidats au départ dénoncent surtout des conditions de vie en deçà de leurs attentes.

J’ai trimé pendant dix ans pour être confrontée aux mandarins des hôpitaux publics sans pouvoir exercer correctement

« J’ai trimé pendant dix ans pour être confrontée aux mandarins des hôpitaux publics sans pouvoir exercer correctement ma spécialité et sans aucune perspective d’avenir », assène une ancienne radiologue de l’hôpital Charles-Nicolle, à Tunis, en poste depuis janvier à Grenoble.

Selon l’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge), un départ sur trois est motivé par la situation du pays et par une dégradation de la confiance. Ceux qui étaient revenus en 2011 pour des raisons inverses – ils pensaient que la révolution allait assainir le pays et ouvrir des perspectives – ont été très vite échaudés par la bureaucratie et la corruption, et sont repartis tout en clamant leur attachement à la Tunisie.

La crise économique, un système inchangé, la dévaluation du dinar, les conditions salariales ont miné mon enthousiasme

« La crise économique, un système inchangé, la dévaluation du dinar, les conditions salariales ont miné mon enthousiasme. En revenant d’Allemagne, en 2012, j’étais porteur d’un projet, mais je me suis heurté à une telle inertie que j’ai préféré épargner mon énergie », explique Kays, chimiste, qui a choisi le Maroc pour l’avenir de ses enfants et les possibilités offertes par l’industrie pharmaceutique.

Les motifs financiers sont aussi déterminants. « Un ingénieur en début de carrière touche 800 dinars [environ 270 euros] en Tunisie et aura d’entrée de jeu 3 000 euros en France », note Mondher Khanfir, spécialiste en innovation et en business development. De même que le salaire d’un enseignant universitaire – 2 000 à 3 000 dinars – sera multiplié par quatre dans un pays arabe.

Possibilité de reconversion

La tendance à l’exode et son accélération ces dernières années sont notables, même s’il est, selon Samar Louati-Razgallah, présidente de l’Atuge, « difficile de s’accorder sur les chiffres ». Le gouvernement, qui dénombre 17 500 Tunisiens évoluant à l’étranger dans le cadre de la coopération technique internationale, récuse les 95 000 départs depuis 2011 annoncés par l’OCDE, mais il lui est néanmoins difficile de quantifier cette migration puisque les départs ne sont pas assortis d’une déclaration.

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© Infographie JA

La part de jeunes médecins à s’être exilés est passée de 9 % en 2012 à 45 % en 2017

« La part de jeunes médecins à s’être exilés est passée de 9 % en 2012 à 45 % en 2017. Le mouvement s’est accéléré à partir de 2014. Et concerne désormais des médecins expérimentés, qui prennent le chemin des pays du Golfe ou celui du privé, car l’État est incapable de les payer convenablement », explique Nezih Zghal. Ils seraient, bon an mal an, entre 200 et 300 médecins spécialistes et plus de 1 500 ingénieurs à quitter le pays, principalement pour la France, l’Allemagne ou le Canada.


>>> À LIRE – En chiffres : la mobilité France-Tunisie, preuve des « liens inextricables » entre les deux pays


« Ceux qui ont de l’expérience négocient leurs compétences dans les pays du Golfe, mais, depuis 2011, le Maroc est devenu une destination prisée des patrons de PME tunisiens qui ont choisi de délocaliser, tandis que l’Algérie accueille des agences de communication et des graphistes », précise l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), qui recense 1,2 million de nationaux expatriés, dont 7 % de cadres supérieurs.

Migrer offre aussi à certains une possibilité de reconversion. C’est le cas assez atypique d’Anys Fatnassi, fondateur de l’association Harrouss, The Smart Migrant (« le migrant intelligent »). Après des études de comptabilité qui ne l’enchantaient guère, il s’est installé en Chine pour se spécialiser en gestion de la chaîne logistique (supply chain). Une expertise qui l’a conduit à exercer dans ce secteur pour le compte de la Croix-Rouge, au Kenya. Son sens de l’initiative et de la mobilité lui a permis de se forger une carrière dans la logistique, mais la grande majorité des exilés partent dans le cadre d’une immigration choisie décidée par les pays d’accueil en fonction des besoins du marché de l’emploi.

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15 % à 18 % des migrants venus du Maghreb et vivant dans les pays de l’OCDE ont un niveau universitaire

Si bien que 15 % à 18 % des migrants venus du Maghreb et vivant dans les pays de l’OCDE ont un niveau universitaire. L’augmentation de la demande et des flux tendus dans le digital, le blockchain, la numérisation et l’intelligence artificielle en Europe profitent aux ingénieurs. Ils sont recrutés par l’intermédiaire d’annonces sur les sites spécialisés, de contacts avec les écoles ou, à travers les réseaux sociaux, par des entreprises ou des chasseurs de têtes qui mènent, le temps d’un week-end, des batteries d’entretiens pour cibler les candidats, avec à la clé un contrat de trois ans en bonne et due forme.

Aspects positifs

« En France, on ne dit pas qu’on recrute un bon informaticien, mais “un Tunisien”, en raison de notre excellente réputation en informatique et d’une aisance avec les algorithmes », souligne Mondher Khanfir.

Pour les médecins, « réussir un concours d’équivalence ou plus précisément une épreuve de vérification des connaissances permet aux Tunisiens de travailler en France, laquelle recrute en radiologie, en anesthésie-réanimation et en dermatologie. Dans certains cas, l’accord du chef de service en France permet une embauche pour deux ans », précise le dermatologue Moez Ben Salem, qui déplore certains départs, comme celui de l’ancien doyen de la faculté de médecine de Tunis, Ahmed Maherzi, parti s’installer au Canada après avoir été humilié par la police à la suite d’une plainte injustifiée déposée par une étudiante dont la mutation à Tunis avait été refusée.

L’exode concerne aussi les enseignants-chercheurs, qui, après une expérience en Tunisie, profitent des offres des universités dans les pays arabes pour donner du poids à leur carrière et accéder à de meilleures conditions de travail en matière de recherche.

Les compétences peuvent devenir un pont entre la Tunisie et les pays où elles résident

Si les autorités relativisent l’ampleur des départs, elles reconnaissent, comme Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, que « les compétences peuvent devenir un pont entre la Tunisie et les pays où elles résident. Ces experts peuvent représenter leur pays à l’étranger et contribuer à l’économie nationale ».

À l'université Tunis-Dauphine, école de Commerce, le 9 octobre 2014

À l'université Tunis-Dauphine, école de Commerce, le 9 octobre 2014 © Ons Abid pour Jeune Afrique

Car les Tunisiens expatriés restent attachés à leur pays et attendent des conditions favorables pour envisager un retour. Selon une étude de l’Atuge, 38 % d’entre eux souhaiteraient rentrer pour entreprendre, et 54 %, pour contribuer à l’évolution du pays, tandis que 69 % disent que les amis et la famille leur manquent.

« Pour être de nouveau attrayant pour les siens, le pays doit avancer, porter une vision ambitieuse qui générerait de la confiance et susciterait une dynamique positive », explique Anys Fatnassi.

La fuite des cerveaux crée un manque provisoire de compétences, mais celui qui part dix ans peut […] faire gagner cent ans à son retour

La mobilité est dans le tempérament des Tunisiens, mais « les directives et les standards internationaux recommandent aux pays de protéger leurs marchés de l’emploi. Néanmoins, il existe une relation entre migration et développement à la faveur des transferts d’argent et de l’acquisition d’une expertise. La fuite des cerveaux crée un manque provisoire de compétences, mais celui qui part dix ans peut, avec l’expertise acquise, faire gagner cent ans à son retour », souligne Mohamed Belarbi, coordinateur national de projets pour l’Organisation internationale du travail (OIT).

Certains ont choisi de ne pas se poser la question du retour mais de rester entre deux rives – « expatriés partout », assène Mondher Khanfir – et de « servir de là où [ils] se trouve[nt] », assure Samar Louati-Razgallah.


Retour gagnant

Ismail Ben Sassi, directeur général et fondateur d’Il Boursa.

Ismail Ben Sassi, directeur général et fondateur d’Il Boursa. © Ons Abid pour JA

Recruté à 23 ans par la Banque Rothschild sur les bancs de la Sorbonne, où il soutenait un master en finances, Ismaïl Ben Sassi, 27 ans aujourd’hui, a renoncé à une brillante carrière pour revenir en Tunisie en 2016 et promouvoir son propre projet. Il a d’abord mis toutes les chances de son côté en préparant à distance, et en partenariat avec le français ABC Bourse, le lancement d’Il Boursa, premier portail boursier et financier du pays, qui vise à donner de la visibilité à la place de Tunis, à attirer les investisseurs et à développer une culture boursière.

Préparer son retour

Ismaïl est intarissable sur les possibilités qu’offre la Tunisie, mais insiste sur le fait qu’il faut bien préparer son retour. Parti sans réelle intention de revenir, il comprend que les jeunes rêvent de s’exiler, même si la conjoncture ne s’y prête pas.

« C’est aberrant de les en empêcher. À terme, on aimerait tous créer de la richesse dans notre pays », argue le patron de start-up. Devenu un acteur incontournable de la scène économique – sa société ne perd pas d’argent et lève des fonds avec succès –, il n’a eu aucune difficulté d’adaptation et profite « d’une bonne qualité de vie et d’opportunités professionnelles ».

Misant sur la plus-value apportée par l’expertise, Ismaïl Ben Sassi ouvrira un bureau d’Il Boursa à Casablanca et un autre à Abidjan en juin prochain.

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Côte d'Ivoire

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PROJET DE TRANSPORT, DE DISTRIBUTION ET D’ACCES A L’ELECTRICITE - (PTDAE)

Financement : PRET IDA N° 5999 CI

1- Contexte Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, à travers le Ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies Renouvelables (MPEER) et Côte d’Ivoire Energies (CI-ENERGIES) a obtenu un financement, de la Banque mondiale pour la mise en œuvre du Projet de Transport, de Distribution et d’Accès à l’Électricité (PTDAE). L’objectif de développement du projet est de contribuer à l'amélioration de l'efficacité et de la fiabilité de l'approvisionnement en électricité par la qualité des ouvrages électriques et à un meilleur accès des populations à l'électricité en Côte d'Ivoire. Le PTDAE a été mis en vigueur le 14 juillet 2017et prévu de clôturer le 31 décembre 2022. Administré par Côte d’Ivoire Energies (CI-ENERGIES), le PTDAE est mis en œuvre par une Unité de Gestion du Projet (UGP) et constitué de quatre (4) composantes :
  • Composante 1 : Renforcement des capacités en transport d’énergie électrique et Sécurisation des postes sources ;
  • Composante 2 : Renforcement des capacités en distribution d’énergie électrique ;
  • Composante 3 : Electrification rurale et accès à l’énergie ;
  • Composante 4 : Renforcement des capacités, supervision, études et gestion de projet.
2- Justification de la mission du Spécialiste en Sauvegarde Environnementale  Avec la mise en œuvre des activités du projet, les défis majeurs à surmonter par l’UGP, conformément aux exigences nationales ainsi que celles de la Banque mondiale, restent le suivi des aspects environnementaux et sociaux des travaux (i) pour les chantiers en cours et à venir, (ii) la réalisation des études environnementales et sociales spécifiques pour les sous-projets à financer dans le cadre de la restructuration du PTDAE, et enfin, (iii) le renforcement des capacités des différentes parties prenantes. Les présents termes de référence sont ainsi élaborés pour le recrutement d’un(e) Spécialiste en Sauvegarde Environnementale, pour renforcer la cellule de sauvegardes environnementales et sociales de l’UGP. 3- Tâches et responsabilités du Spécialiste en Sauvegarde Environnementale  Le/la Spécialiste en Sauvegarde Environnementale devra exécuter entre autres, les tâches suivantes :
  • veiller au respect des dispositions juridiques nationales et internationales en vigueur ainsi que des politiques opérationnelles de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale,
  • évaluer, réexaminer et contrôler en liaison avec l’ANDE,  la conformité des activités du Projet  avec le CGES et la réglementation nationale en vigueur en matière de sauvegarde environnementale,
  • conduire/participer, ensemble avec son homologue du social, à des missions de suivi environnemental et social pour vérifier et attester de l’état de mise en œuvre des mesures de sauvegardes environnementales et sociales, etc. ;
4- Qualifications et expériences requises : Le/la Spécialiste en Sauvegarde Environnementale devra :
  • avoir un diplôme d’études supérieures (au moins BAC+ 5 ans) en gestion de l’environnement ou dans les domaines des sciences environnementales ( écologie, biologie, botanique, foresterie, gestion des ressources naturelles, etc.), géographie, ou tout autre diplôme jugé équivalent et ayant l’environnement comme base ;
  • justifier d'une expérience d'au moins cinq (05) ans dans la gestion environnementale et sociale de projets de développement (Infrastructures, Energies, Agriculture, etc.) ;
  • avoir réalisé ou participé, en tant qu’expert environnementaliste, à au moins trois (03) études d’évaluation environnementale et sociale (évaluation environnementale et sociale stratégique; cadre de gestion environnementale et sociale; étude/constat d’impact environnemental et social; audits environnementaux et sociaux; analyse des risques et impacts; etc.) de projets de développement financés par les partenaires techniques et financiers ( Banque mondiale, BAD, AFD, …) ;
  • avoir participé, en tant qu’expert environnementaliste à au moins deux (02) missions spécifiques de suivi et de surveillance environnementale de projets ou programmes financés par la Banque mondiale ou d’autres partenaires techniques et financiers ;
  • avoir des formations complémentaires en Hygiène, Santé, Sécurité et Environnement (HSSE) seraient un atout.
  • être familiarisé(e) avec les textes juridiques nationaux et internationaux applicables en matière de sauvegardes environnementales ;
  • être familiarisé(e) avec les Politiques Opérationnelles de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale, BAD, AFD, etc. ;
  • être capable de travailler sous pression, avoir une bonne aptitude à travailler en équipe et produire des résultats de qualité dans les délais impartis ;
  • être physiquement apte et capable d’effectuer des missions de terrain (screening, consultation des acteurs, suivi et contrôle, etc.) ;
  • avoir une bonne capacité rédactionnelle et de communication en français ; et une connaissance moindre en anglais (un atout certain) ;
  • avoir une bonne maîtrise de l'outil informatique (Word, Excel, Power point…).
5- Durée du contrat : la durée du contrat est 12 mois renouvelable. 6- Dossier de candidature Le dossier comprendra :
  • Lettre de motivation dûment rédigée en français et adressée au Directeur du Projet ;
  • CV conforme, complet et détaillé mettant en exergue compétences et/ou expériences du/de la candidat(e) pour la fonction avec des références précises ;
  • Copie légalisée du/des diplôme(s) requis et copie du/des attestations certifiées pour les déclarations figurant dans le CV et certificats/attestations de travail du/de la candidat(e) attestant des expériences professionnelles.
7- Le recrutement sera conduit conformément aux directives de sélection et emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque mondiale, notamment dans le cadre des Crédits et Dons de l’IDA, (édition juillet 2016), relatives aux règlements de passation des marchés. 8- Les Candidats intéressés doivent faire la demande de termes de reference par mail à l’adresse: rguira@cinergies.ci et fyorot@cinergies.ci 9- Les candidatures sont reçues au plus tard le Vendredi 17 Juillet 2020 à 10 heures 00 mn, dans les locaux de l’Unité de Gestion du Projet (UGP) au Bureau du PURE, et devront être (i) transmises sous plis fermé avec la mention «Recrutement d’un (e) Spécialiste en Sauvegarde Environnementale», à l’Attention de Monsieur le Directeur du Projet et enregistrées à cet effet sur la fiche de réception disponible chez le Cadre Administratif du PTDAE, Monsieur KOUASSI Serge Olivier, au Bureau PURE - Tél : 20 20 62 34/60 36 ou à cause de COVID-19, (ii) envoyées par email aux adresses suivantes : abkouassi@cinergies.cirguira@cinergies.ci et fyorot@cinergies.ci avec la mention concernée ci-dessus en titre. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés. Spécialiste en sauvegarde environnementale
2020-07-06 15:36:36
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PROJET DE TRANSPORT, DE DISTRIBUTION ET D’ACCES A L’ELECTRICITE - (PTDAE)

Financement : PRET IDA N° 5999 CI

 1- Contexte Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, à travers le Ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies Renouvelables (MPEER) et Côte d’Ivoire Energies (CI-ENERGIES) a obtenu un financement, de la Banque mondiale pour la mise en œuvre du Projet de Transport, de Distribution et d’Accès à l’Électricité (PTDAE). L’objectif de développement du projet est de contribuer à l'amélioration de l'efficacité et de la fiabilité de l'approvisionnement en électricité par la qualité des ouvrages électriques et à un meilleur accès des populations à l'électricité en Côte d'Ivoire. Le PTDAE a été mis en vigueur le 14 juillet 2017et prévu de clôturer le 31 décembre 2022. Administré par Côte d’Ivoire Energies (CI-ENERGIES), le PTDAE est mis en œuvre par une Unité de Gestion du Projet (UGP) et constitué de quatre (4) composantes :
  • Composante 1 : Renforcement des capacités en transport d’énergie électrique et Sécurisation des postes sources ;
  • Composante 2 : Renforcement des capacités en distribution d’énergie électrique ;
  • Composante 3 : Electrification rurale et accès à l’énergie ;
  • Composante 4 : Renforcement des capacités, supervision, études et gestion de projet.
2- Justification de la mission du Spécialiste en Développement Social et Genre Avec la mise en œuvre des activités du projet, les défis majeurs à surmonter par l’UGP, conformément aux exigences nationales ainsi que celles de la Banque mondiale, restent le suivi des aspects environnementaux et sociaux des travaux (i) pour les chantiers en cours et à venir, (ii) la réalisation des études environnementales et sociales spécifiques pour les sous-projets à financer dans le cadre de la restructuration du PTDAE, et enfin, (iii) le renforcement des capacités des différentes parties prenantes. Les présents termes de référence sont ainsi élaborés pour le recrutement d’un(e) Spécialiste en Développement Social et Genre (SDSG), pour renforcer la cellule de sauvegardes environnementales et sociales de l’UGP. 3- Tâches et responsabilités du spécialiste en Développement Social et Genre (SDSG) Le/la Spécialiste Genre et Développement Social devra exécuter entre autres, les tâches suivantes :
  • participer, ensemble avec son homologue de l’environnement, à la préparation des clauses environnementales et sociales et s’assurer de leur intégration dans les dossiers d’appels d’offres (DAO) ainsi que dans les contrats /marchés de l’entreprise en charge des travaux et de la mission de contrôle ;
  • conduire/participer, ensemble avec son homologue de l’environnement, à des missions de supervision pour vérifier et attester de l’état de mise en œuvre des mesures de sauvegardes sociales, tout comme des aspects genre, inclusion social, vulnérabilité, etc.
4- Qualifications et expériences requises : Le/la Spécialiste en Développement Social et Genre devra :
  • avoir un diplôme d’études supérieures (au moins BAC+ 4 ans) en Sciences Sociales, Sociologie, Sciences Politiques, Relations Internationales, Développement International, Droit Public, Ethnologie, Anthropologie, Genre et Développement, Sciences de l’Education, Géographie, ou tout autre diplôme jugé équivalent et ayant les dimensions sociales comme base ;
  • justifier d'une expérience d'au moins trois (03) ans dans les aspects de développement social et du genre dans des projets de développement (Infrastructures, Energies, Agriculture, etc.) ;
  • avoir réalisé ou participé, en tant qu’expert genre et développement social, à au moins trois (03) études d’évaluation sociale (évaluation socio-économique ; cadre de politique de réinstallation; plan d’action de réinstallation, audit social; analyse des risques et impacts sociaux; etc.) de projets de développement financés par les partenaires techniques et financiers (e. BM, BAD, AFD) ;
  • avoir participé, en tant qu’expert développement social et genre(DSG), à au moins deux (02) missions spécifiques de suivi et de surveillance sociale (sauvegardes & GDS) de projets ou programmes financés par la Banque mondiale ou autres partenaires techniques et financiers ;
  • avoir des formations complémentaires en hygiène, santé et sécurité (HSS) seraient un atout.
  • être familiarisé(e) avec les textes juridiques nationaux et internationaux applicables en matière de sauvegardes environnementales ;
  • être familiarisé(e) avec les Politiques Opérationnelles de sauvegardes environnementales et sociales de la Banque mondiale, BAD, AFD, etc. ;
  • être capable de travailler sous pression, avoir une bonne aptitude à travailler en équipe et produire des résultats de qualité dans les délais impartis ;
  • être physiquement apte et capable d’effectuer des missions de terrain (screening, consultation des acteurs, suivi et contrôle, etc.) ;
  • avoir une bonne capacité rédactionnelle et de communication en français ; et une connaissance moindre en anglais (un atout certain) ;
  • avoir une bonne maîtrise de l'outil informatique (Word, Excel, Power point…).
5- Durée du contrat : la durée du contrat est 12 mois renouvelable. 6- Dossier de candidature Le dossier comprendra :
  • Lettre de motivation dûment rédigée en français et adressée au Directeur du Projet ;
  • CV conforme, complet et détaillé mettant en exergue compétences et/ou expériences du/de la candidat(e) pour la fonction avec des références précises ;
  • Copie légalisée du/des diplôme(s) requis et copie du/des attestations certifiées pour les déclarations figurant dans le CV et certificats/attestations de travail du/de la candidat(e) attestant des expériences professionnelles.
7- Le recrutement sera conduit conformément aux directives de sélection et emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque mondiale, notamment dans le cadre des Crédits et Dons de l’IDA, (édition juillet 2016), relatives aux règlements de passation des marchés. 8- Les Candidats intéressés doivent faire la demande de termes de reference par mail à l’adresse: rguira@cinergies.ci et fyorot@cinergies.ci 9- Les candidatures sont reçues au plus tard le Vendredi 17 Juillet 2020 à 10 heures 00 mn, dans les locaux de l’Unité de Gestion du Projet (UGP) au Bureau du PURE, et devront être (i) transmises sous plis fermé avec la mention «Recrutement d’un (e) Spécialiste en Développement Social et Genre»,  à l’Attention de Monsieur le Directeur du Projet et enregistrées à cet effet sur la fiche de réception disponible chez le Cadre Administratif du PTDAE, Monsieur KOUASSI Serge Olivier, au Bureau PURE - Tél : 20 20 62 34/60 36 ou à cause de COVID-19, (ii) envoyées par email aux adresses suivantes :abkouassi@cinergies.ci, rguira@cinergies.ci  et fyorot@cinergies.ci avec la mention concernée ci-dessus en titre. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés. Spécialiste en Développment social et genre
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La société LEI Maroc, spécialisée dans la commercialisation d'équipements industriels dans les secteurs de l'Énergie et de l'Eau, dont le siège est basé à Casablanca recherche un Responsable de Développement Zone Afrique. Le candidat doit avoir:
  •  une formation ingénieur en procédés industriels
  •  6 ans minimum d'expérience
  • un bon niveau en Français et en Anglais.
Des déplacements fréquents sur le continent africain sont à prévoir. Si cette offre vous intéresse, merci de bien vouloir envoyer cv + lettre de motivation à:  k.bennani@leimaroc.com; copie à h.nadia@leimaroc.com
2020-06-29 12:36:13
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