Enquête

Tunisie : la fuite des cerveaux s’accélère

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Sous l’effet d’une conjonction de facteurs, la fuite des cerveaux vers des pays offrant de meilleures perspectives d’avenir va s’accentuant. Enquête.

« Quitter, est-ce trahir ? » s’interroge Nadia Zargouni, 16 ans, qui a remporté, en partant du thème de l’expatriation, le concours d’éloquence – ouvert aux lycéens – organisé par l’Institut des hautes études commerciales (HEC) de Carthage, en avril.

Nadia, qui projette de faire ses études à l’étranger, sait combien le sujet du départ des compétences préoccupe la société tunisienne. « On a tous dans notre entourage des jeunes qui sont partis pour faire carrière. Certains optent même pour des écoles et des filières tunisiennes qui débouchent sur des recrutements à l’étranger », explique Aymen, étudiant en informatique.

« Fuite des cerveaux »

Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de novembre 2017, 95 000 Tunisiens ont choisi, depuis la chute du régime de Ben Ali, en 2011, de faire leur vie ailleurs, dont 84 % en Europe.

Il s’agit principalement de diplômés de haut niveau tentés par des perspectives d’avenir plus prometteuses que celles que leur propose la Tunisie. La tendance est mondiale, et le phénomène naturel pour un pays en crise et en mutation, estime le gouvernement, qui rappelle que la Tunisie a connu d’autres vagues de départs, notamment lors de la crise économique de 1986.

À l’expression « fuite des cerveaux », Slim Khalbouss, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, préfère celle de « mobilité des compétences » et se demande comment juguler ce phénomène « face à l’attractivité des marchés de l’emploi internationaux ».

Après les ingénieurs, notamment en informatique, et les enseignants-­chercheurs, les médecins constituent le plus gros des contingents de ces nouveaux migrants. Et Nezih Zghal, secrétaire général de l’Ordre national des médecins, de tirer la sonnette d’alarme sur l’exode des praticiens.


>>> À LIRE – Tunisie : le grand exode des médecins


Il en va de même pour les ingénieurs, si bien que le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) peine à recruter. Mohamed Jaoua, directeur de l’Esprit School of Business, propose, pour pallier cette pénurie, de puiser dans le vivier des étudiants subsahariens en quête de stages et souligne que, de pays de départ, la Tunisie est aussi devenue un pays de destination, avec des flux en provenance du Sud.

Une solution qui exige aussi une évolution des mentalités : car, paradoxalement, la Tunisie, qui cherche sa place à l’international, peine à intégrer des compétences étrangères, voire à garder celles qu’elle a formées. Certains estiment qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, la mobilité étant dans l’ordre des choses. Soit. Mais les candidats au départ dénoncent surtout des conditions de vie en deçà de leurs attentes.

J’ai trimé pendant dix ans pour être confrontée aux mandarins des hôpitaux publics sans pouvoir exercer correctement

« J’ai trimé pendant dix ans pour être confrontée aux mandarins des hôpitaux publics sans pouvoir exercer correctement ma spécialité et sans aucune perspective d’avenir », assène une ancienne radiologue de l’hôpital Charles-Nicolle, à Tunis, en poste depuis janvier à Grenoble.

Selon l’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge), un départ sur trois est motivé par la situation du pays et par une dégradation de la confiance. Ceux qui étaient revenus en 2011 pour des raisons inverses – ils pensaient que la révolution allait assainir le pays et ouvrir des perspectives – ont été très vite échaudés par la bureaucratie et la corruption, et sont repartis tout en clamant leur attachement à la Tunisie.

La crise économique, un système inchangé, la dévaluation du dinar, les conditions salariales ont miné mon enthousiasme

« La crise économique, un système inchangé, la dévaluation du dinar, les conditions salariales ont miné mon enthousiasme. En revenant d’Allemagne, en 2012, j’étais porteur d’un projet, mais je me suis heurté à une telle inertie que j’ai préféré épargner mon énergie », explique Kays, chimiste, qui a choisi le Maroc pour l’avenir de ses enfants et les possibilités offertes par l’industrie pharmaceutique.

Les motifs financiers sont aussi déterminants. « Un ingénieur en début de carrière touche 800 dinars [environ 270 euros] en Tunisie et aura d’entrée de jeu 3 000 euros en France », note Mondher Khanfir, spécialiste en innovation et en business development. De même que le salaire d’un enseignant universitaire – 2 000 à 3 000 dinars – sera multiplié par quatre dans un pays arabe.

Possibilité de reconversion

La tendance à l’exode et son accélération ces dernières années sont notables, même s’il est, selon Samar Louati-Razgallah, présidente de l’Atuge, « difficile de s’accorder sur les chiffres ». Le gouvernement, qui dénombre 17 500 Tunisiens évoluant à l’étranger dans le cadre de la coopération technique internationale, récuse les 95 000 départs depuis 2011 annoncés par l’OCDE, mais il lui est néanmoins difficile de quantifier cette migration puisque les départs ne sont pas assortis d’une déclaration.

Infographie JA

© Infographie JA

La part de jeunes médecins à s’être exilés est passée de 9 % en 2012 à 45 % en 2017

« La part de jeunes médecins à s’être exilés est passée de 9 % en 2012 à 45 % en 2017. Le mouvement s’est accéléré à partir de 2014. Et concerne désormais des médecins expérimentés, qui prennent le chemin des pays du Golfe ou celui du privé, car l’État est incapable de les payer convenablement », explique Nezih Zghal. Ils seraient, bon an mal an, entre 200 et 300 médecins spécialistes et plus de 1 500 ingénieurs à quitter le pays, principalement pour la France, l’Allemagne ou le Canada.


>>> À LIRE – En chiffres : la mobilité France-Tunisie, preuve des « liens inextricables » entre les deux pays


« Ceux qui ont de l’expérience négocient leurs compétences dans les pays du Golfe, mais, depuis 2011, le Maroc est devenu une destination prisée des patrons de PME tunisiens qui ont choisi de délocaliser, tandis que l’Algérie accueille des agences de communication et des graphistes », précise l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), qui recense 1,2 million de nationaux expatriés, dont 7 % de cadres supérieurs.

Migrer offre aussi à certains une possibilité de reconversion. C’est le cas assez atypique d’Anys Fatnassi, fondateur de l’association Harrouss, The Smart Migrant (« le migrant intelligent »). Après des études de comptabilité qui ne l’enchantaient guère, il s’est installé en Chine pour se spécialiser en gestion de la chaîne logistique (supply chain). Une expertise qui l’a conduit à exercer dans ce secteur pour le compte de la Croix-Rouge, au Kenya. Son sens de l’initiative et de la mobilité lui a permis de se forger une carrière dans la logistique, mais la grande majorité des exilés partent dans le cadre d’une immigration choisie décidée par les pays d’accueil en fonction des besoins du marché de l’emploi.

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15 % à 18 % des migrants venus du Maghreb et vivant dans les pays de l’OCDE ont un niveau universitaire

Si bien que 15 % à 18 % des migrants venus du Maghreb et vivant dans les pays de l’OCDE ont un niveau universitaire. L’augmentation de la demande et des flux tendus dans le digital, le blockchain, la numérisation et l’intelligence artificielle en Europe profitent aux ingénieurs. Ils sont recrutés par l’intermédiaire d’annonces sur les sites spécialisés, de contacts avec les écoles ou, à travers les réseaux sociaux, par des entreprises ou des chasseurs de têtes qui mènent, le temps d’un week-end, des batteries d’entretiens pour cibler les candidats, avec à la clé un contrat de trois ans en bonne et due forme.

Aspects positifs

« En France, on ne dit pas qu’on recrute un bon informaticien, mais “un Tunisien”, en raison de notre excellente réputation en informatique et d’une aisance avec les algorithmes », souligne Mondher Khanfir.

Pour les médecins, « réussir un concours d’équivalence ou plus précisément une épreuve de vérification des connaissances permet aux Tunisiens de travailler en France, laquelle recrute en radiologie, en anesthésie-réanimation et en dermatologie. Dans certains cas, l’accord du chef de service en France permet une embauche pour deux ans », précise le dermatologue Moez Ben Salem, qui déplore certains départs, comme celui de l’ancien doyen de la faculté de médecine de Tunis, Ahmed Maherzi, parti s’installer au Canada après avoir été humilié par la police à la suite d’une plainte injustifiée déposée par une étudiante dont la mutation à Tunis avait été refusée.

L’exode concerne aussi les enseignants-chercheurs, qui, après une expérience en Tunisie, profitent des offres des universités dans les pays arabes pour donner du poids à leur carrière et accéder à de meilleures conditions de travail en matière de recherche.

Les compétences peuvent devenir un pont entre la Tunisie et les pays où elles résident

Si les autorités relativisent l’ampleur des départs, elles reconnaissent, comme Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, que « les compétences peuvent devenir un pont entre la Tunisie et les pays où elles résident. Ces experts peuvent représenter leur pays à l’étranger et contribuer à l’économie nationale ».

À l'université Tunis-Dauphine, école de Commerce, le 9 octobre 2014

À l'université Tunis-Dauphine, école de Commerce, le 9 octobre 2014 © Ons Abid pour Jeune Afrique

Car les Tunisiens expatriés restent attachés à leur pays et attendent des conditions favorables pour envisager un retour. Selon une étude de l’Atuge, 38 % d’entre eux souhaiteraient rentrer pour entreprendre, et 54 %, pour contribuer à l’évolution du pays, tandis que 69 % disent que les amis et la famille leur manquent.

« Pour être de nouveau attrayant pour les siens, le pays doit avancer, porter une vision ambitieuse qui générerait de la confiance et susciterait une dynamique positive », explique Anys Fatnassi.

La fuite des cerveaux crée un manque provisoire de compétences, mais celui qui part dix ans peut […] faire gagner cent ans à son retour

La mobilité est dans le tempérament des Tunisiens, mais « les directives et les standards internationaux recommandent aux pays de protéger leurs marchés de l’emploi. Néanmoins, il existe une relation entre migration et développement à la faveur des transferts d’argent et de l’acquisition d’une expertise. La fuite des cerveaux crée un manque provisoire de compétences, mais celui qui part dix ans peut, avec l’expertise acquise, faire gagner cent ans à son retour », souligne Mohamed Belarbi, coordinateur national de projets pour l’Organisation internationale du travail (OIT).

Certains ont choisi de ne pas se poser la question du retour mais de rester entre deux rives – « expatriés partout », assène Mondher Khanfir – et de « servir de là où [ils] se trouve[nt] », assure Samar Louati-Razgallah.


Retour gagnant

Ismail Ben Sassi, directeur général et fondateur d’Il Boursa.

Ismail Ben Sassi, directeur général et fondateur d’Il Boursa. © Ons Abid pour JA

Recruté à 23 ans par la Banque Rothschild sur les bancs de la Sorbonne, où il soutenait un master en finances, Ismaïl Ben Sassi, 27 ans aujourd’hui, a renoncé à une brillante carrière pour revenir en Tunisie en 2016 et promouvoir son propre projet. Il a d’abord mis toutes les chances de son côté en préparant à distance, et en partenariat avec le français ABC Bourse, le lancement d’Il Boursa, premier portail boursier et financier du pays, qui vise à donner de la visibilité à la place de Tunis, à attirer les investisseurs et à développer une culture boursière.

Préparer son retour

Ismaïl est intarissable sur les possibilités qu’offre la Tunisie, mais insiste sur le fait qu’il faut bien préparer son retour. Parti sans réelle intention de revenir, il comprend que les jeunes rêvent de s’exiler, même si la conjoncture ne s’y prête pas.

« C’est aberrant de les en empêcher. À terme, on aimerait tous créer de la richesse dans notre pays », argue le patron de start-up. Devenu un acteur incontournable de la scène économique – sa société ne perd pas d’argent et lève des fonds avec succès –, il n’a eu aucune difficulté d’adaptation et profite « d’une bonne qualité de vie et d’opportunités professionnelles ».

Misant sur la plus-value apportée par l’expertise, Ismaïl Ben Sassi ouvrira un bureau d’Il Boursa à Casablanca et un autre à Abidjan en juin prochain.

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2020-03-23 09:24:05
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Mali

Informations

Titre du poste : Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale Lieu : Mali - Date de clôture des candidatures : 31 Mars 2020 -

Période probable : 31 Mai 2020 au 30 Avril 2022

Domaine : Sauvegarde Environnementale et Sociale -

Langue de travail : Français

I. Contexte La république du Mali a obtenu de l’Association Internationale de Développement (IDA), le nancement du Projet P 164242 – Projet de Gouvernance du Secteur des Mines (PGSM), placé sous la tutelle du Ministère des Mines et du Pétrole. Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de ce Projet, une Unité de Coordination (UCP) a été créée et souhaite recruter un Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale. I. DESCRIPTION DU PROJET Le projet vise à améliorer la contribution du secteur minier aux objectifs de croissance à long terme du gouvernement en mettant l’accent sur la croissance et la diversi cation de la production minière, une gouvernance améliorée et des revenus tirés de l’extraction, ainsi que le développement économique local induit par le secteur minier. À cette n, les activités du projet sont axées sur (i) l’amélioration de l’environnement favorable à la diversi cation et à la croissance du secteur minier ; ii) renforcer la gouvernance et la transparence des ressources ; et (iii) maximiser l’impact socio-économique de l’exploitation minière en développant des liens économiques et scaux avec l’économie locale. Les composantes du projet proposé sont décrites ci-dessous. II. COMPOSANTES DU PROJETS Le projet comprend les composantes suivantes : Composante A : Créer les conditions de la croissance et de la diversi cation du secteur minier Composante B : Renforcement de la transparence des revenus et de la gouvernance Composante C : Maximiser l’impact de l’exploitation minière sur le développement local Composante D : Intervention d’urgence éventuelle Composante E : Coordination du projet OBJECTIF DES TERMES DE RéFéRENCE L’objectif de ces termes de référence est de recruter un Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale. II. Tâches et responsabilités : Sans être exhaustives, les tâches du consultant sont décrites dans les rubriques qui suivent : Sous la supervision du Coordonnateur de l’Unité de gestion du PGSM, le Spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale est chargé d’accomplir les tâches suivantes :
  • Suivre l’ensemble du processus de l’EESS en collaboration avec le bureau de consultants qui serarecruté pour ce faire ;
  • Suivre le respect des procédures édictées en matière d’évaluation environnementale stratégique :application des politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque Mondiale, tenue de la consultation publique et concertation avec les parties prenantes, analyse de la pertinence des éléments du Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale, etc ...
  • Servir d’intermédiaire entre le projet et la DNACPN d’une part et la cellule environnement de ladirection des mines d’autre part pendant toute la durée d’élaboration de l’EESS et de la mise en œuvre des mesures qui en découleront ; • Organiser la mise en œuvre du plan cadre de gestion environnementale et sociale qui sera issu de l’EESS ;
    • Analyser la durabilité des activités à réaliser dans le cadre du projet PGSM et élaborer les TdR pour toutes les activités du PGSM assujetties aux procédures d’EIES le cas échéant ;
    • Proposer un cadre participatif de suivi et de surveillance environnementale des activités à réaliserdans le cadre du PGSM avec : des indicateurs, la fréquence de collecte des données, l’estimation des coûts d’atténuation, le rôle et la responsabilité des acteurs (au niveau central, régional/local,communal et district/village);
    • Définir un processus pour la mise à jour les procédures, les modes opératoires et les guides de bonnes pratiques en matière d’environnement, d’hygiène, de santé et de sécurité dans les mines industrielles et dans les exploitations minières artisanales et à petites échelle ;
    • Faire élaborer des modules de formation, d’information, de sensibilisation, de communication et des guides de bonnes pratiques sur la préservation de l’environnement, la réhabilitation des sites et la prévention des risques ;
    • Définir avec le coordonnateur les conditions et la plani cation des différentes formations qui seront menées dans le cadre de la mise en œuvre du PCGES. ROLE ET OBLIGATIONS DU SPéCIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE : Le spécialiste en sauvegarde Environnementale et Sociale signera un contrat de performance avec la coordination du projet a n d’assurer en temps voulu (i) le bon fonctionnement du dispositif du Système de Sauvegarde Environnementale et Sociale du Projet et aider le projet à atteindre ses objectifs. LespécialisteenSauvegardeEnvironnementaleetSocialefaitpartiedel’équipedel’UCP.Ilentretient des liens fonctionnels avec les autres membres de l’UCP. Toutefois, il dispose d’une certaineindépendance dans la communication de ses rapports annuels. OBLIGATIONS DE L’ADMINISTRATION (PROJET) : L’administration remettra au Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et sociale l’ensemble des documents, dossiers et outils appropriés et nécessaires à l’exécution de sa mission. Elle remettra également à la disposition dudit spécialiste, les locaux et équipements nécessaires pour assurer une bonne prestation de service
III. Formations et expériences requises
Niveau
• Diplôme d’Etudes Supérieures en sciences de l’environnement, géologue, santéenvironnementale, agro écologiste, géographe, (minimum Bac + 5 ou diplôme équivalent), etc.
Expérience
•Au moins une expérience générale d’au moins 10 ans en évaluation environnementale ;
  • Avoir participer à au moins une mission d’élaboration d’une évaluationenvironnementale stratégique d’un plan, d’un programme ou d’un secteur dans sa carrière ;
  • Avoir une bonne connaissance du secteur minier du Mali ou d’autres pays ouestafricains ;
  • Bonne connaissance des politiques de sauvegardes environnementale et sociale de la Banque mondiale et de leur application dans les projets miniers ;
  • Expérience avérée d’au moins 10 années dans la pratique des évaluationsenvironnementales : EES/EIES/PGES/PAR, etc...
  • Bonne connaissance des mesures de préservation de l’environnement minier : - Règles et procédures de réhabilitation et de restauration dans les mines industrielles ; - Bonnes pratiques de préservation de l’environnement dans les mines artisanales et les petites mines.
IV. Compétences Connaissances en informatique et Technique : Le candidat ou la candidate devra avoir l’expérience d’une bonne connaissance de l’outil informatique en particulier : des logiciels de gestion environnementale, logiciels de monitoring et de suivi des impacts, etc.... Le candidat ou la candidate devra justi er d’une bonne connaissance de la méthodologie de pilotage d’unsystème de sauvegarde environnementale et sociale des projets de développement nancés par de PTF. Autres aptitudes : • Le candidat devra faire preuve d’une bonne expression orale et écrite en Français. • La connaissance de l’anglais serait un atout. • Le candidat doit avoir une bonne aptitude à la communication écrite et orale en français. Il devra par ailleurs être reconnu comme disposant d’aptitudes à travailler en équipe. Observations particulières : Le transfert de connaissance et d’expertise est une dimension essentielle des services attendus du consultant. De ce fait, une attention particulière sera accordée à l’aptitude et à la quali cation du candidat pour le coaching, l’initiation et le renforcement de la pratique des évaluations environnementales et des politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale au pro t des agents des services techniques de l’environnement et des mines. V. Arrangements de mise en œuvre : L’administration remettra à la disposition du Spécialiste l’ensemble des documents, dossiers et outils appropriés et nécessaires à l’exécution de sa mission. Elle remettra également à la disposition dudit spécialiste, les locaux et équipements nécessaires pour assurer une bonne prestation de service. Une évaluation de la performance du spécialiste sera faite les six premiers mois par la coordination du projet et jointe au rapport semestriel du projet. CONDITIONS D’EMPLOI : Les conditions d’emploi feront l’objet d’un contrat à négocier avec la coordination du projet. Le candidat doit être libre de tout engagement à compter de la date de signature du contrat(31/05/2020). DURéE DU CONTRAT : Le contrat du Spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale sera signé pour une période dedeux ans (24 mois) correspondant au calendrier de mise en œuvre des activités prioritaires du projet. Toutefois, cette durée pourra être prorogée en cas de besoin et après une évaluation de la performancejugée satisfaisante et con rmée avec l’avis de la Banque Mondiale. VI. Soumission de l’application Tout candidat intéressé doit faire parvenir au Projet de Gouvernance du Secteur des mines en copiephysique ou par email : • Une lettre de motivation adressée au Coordonnateur du projet ; • Un CV actualisé, daté et signé ; • Une copie certi ée des diplômes et attestations ; • Les attestations de service fait ou preuves attestant l’expérience professionnelle du candidat. Les dossiers de candidature doivent être : Déposés sous plis fermés avec mention ‘’Recrutement pour le poste de spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale au compte du projet de Gouvernance du Secteur des mines (PGSM) au Mali, ou par émail au plus tard le 31 Mars 2020, au Quartier Hamdallaye ACI 2000-Bamako, Immeuble du Conseil National du Patronat Malien (CNPM) 3èmeétage, face au Gouvernorat de District de Bamako. Tél. : 00223 76 46 52 52 / 76 12 41 61 - E-mail : doumabou24@gmail.com,
M. Bakary DOUMBIA, Spécialiste en Passation des Marchés.
2020-03-17 15:37:18
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Bénin

République du Bénin
SOCIÉTÉ DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES DU BÉNIN (SIRB SA) Recrutement d’un(e) Directeur(rice) Général(e)
1. Contexte Créée par décret n° 2018 - 133 du 18 avril 2018, la Société des Infrastructures Routières du Bénin (SIRB SA) est une Société Anonyme administrée par un Conseil d’Administration. Aux termes de ses statuts, elle a pour missions :
  • -  de gérer, développer et entretenir, l’ensemble des infrastructures routières exceptées les pistes rurales, les routes sans péage et toutes autres infrastructures routières expressément exclues de sa gestion ;
  • -  d’effectuer ou de participer à la mobilisation de financements appropriés pour la réalisation des infrastructures routières entrant dans le champ de son objet social ;
  • -  d’exploiter ou de faire exploiter les péages et services annexes et d’organiserla sécurisation des ressources issues de l’exploitation du réseau routier ;
  • -  la participation directe ou indirecte de la société à toutes activités ou opérations industrielles, commerciales ou financières, mobilières ou immobilières, sous quelque forme que ce soit, dès lors que ces activités ou opérations peuvent se rattacher directement ou indirectement à l’objet social ou à tous objets similaires, connexes ou complémentaires ;
  • -  et plus généralement toutes opérations économiques entrant dans l’objet social ou susceptibles d’en favoriser le développement. La SIRB S.A a démarré ses activités en janvier 2019 et assure la gestion des postes de péage/pesage du Bénin depuis le 1er Juin 2019. Dans le cadre des missions qui lui ont été confiées par le Gouvernement de la République du Bénin, le Conseil d’Administration de la SIRB SA recherche un(e) Directeur(rice) Général(e) pour la société. 2. Missions et responsabilités du poste Sous l’autorité du Président du Conseil d’Administration, le(a) Directeur(rice) Général(e) a pour mission la gestion technique, financière et administrative de la SIRB SA et la représente dans ses rapports avec les tiers. A ce titre, il est chargé de : • assurer la gestion cohérente et rationnelle de l’ensemble des activités de l’entité ;
    • identifier, analyser et faire valider les opportunités de développement par les instances habilitées ;
    • assurer l’optimisation de l’exploitation des postes de péage et améliorer la rentabilité de ces postes ;
    • coordonner les activités devant concourir à la modernisation des postes de péage et pesage ;
    • veiller au développement du réseau des postes de péage et réseau routier à charge de la SIRB SA ;
    • préparer les sessions du Conseil d’Administration et assurer l’exécution des décisions dudit Conseil ;
    • préparer et soumettre à l’adoption du Conseil d’Administration, le budget et le programme annuel d’activités de l’entité ainsi que ses comptes annuels ;
    • assurer la gestion optimale des ressources humaines, financières, matérielles, techniques, et autres de la structure ;
    • veiller à la conformité des actions de l’entité relativement aux lois et règlements qui lui sont applicables ;
    • veiller à la mise en œuvre des autres attributions de la SIRB SA et non encore opérationnelles ;
    • assurer toutes autres tâches à lui confier par le Conseil d’Administration et entrant dans le cadre de ses fonctions. 3. Qualification et profil recherchés 3.1 Qualifications générales - Être de bonne moralité et être physiquement apte à occuper le poste ; - avoir un sens aigu de responsabilité ; - avoir une expérience professionnelle d’au moins quinze (15) ans ; - avoir un bon niveau de culture générale et une maîtrise de l’outil informatique ; - avoir une parfaite connaissance du français, la connaissance de l’anglais étant un atout ;
                     - avoir un esprit d’équipe et faire preuve de sociabilité et de disponibilité permanente avec une méthode de travail synthétique ; - être capable de répondre aux exigences de la société et de s’adapter à toute nouvelle orientation qui pourrait être définie ultérieurement ; - être reconnu(e) pour son esprit d’initiative, son sens de l’éthique, de rigueur etde responsabilité ; - être capable d’animer une équipe multiculturelle et de travailler sous pression ; - être âgé(e) de 35 ans au moins et de 65 ans au plus au 31 mars 2020 ; - être disponible dans un délai raisonnable. 3.2 Qualifications spécifiques - Justifier d’un niveau de formation supérieure (BAC+5 au minimum) en science de gestion, management, économie ou travaux publics ; - avoir une expérience significative à un poste de responsabilité dans une grande entreprise présentant une complexité comparable à celle de la SIRB SA ; - avoir une bonne connaissance de l’exploitation des postes de péage ; - avoir une bonne connaissance des procédures de levée de fonds sur les marchés financiers ; - avoir des aptitudes confirmées en négociation, organisation, planification et supervision. 4. Pièces à fournir Le dossier de candidature doit comporter : • une lettre de motivation ; • un curriculum vitae détaillé ; • les copies des diplômes et attestations ; • un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois à la date limite de remise du dossier de candidature ; • une indication du délai de disponibilité du candidat. 5. Lieu du poste Cotonou en République du Bénin. Des missions à l’intérieur du pays seront nécessaires. 6. Date limite de dépôt Les dossiers de candidature devront être soumis, sous pli fermé, au plus tard lelundi20avril2020à 12heures00,ausecrétariatduPrésidentdu Conseil d’Administration de la SIRB SA sis à l’immeuble ‘SCI TRAIT D’UNION’, rue Obama Beach, quartier Ahouanlèko, Cotonou. Le pli doit porter la mention « Recrutement du Directeur Général de la SIRB SA ». Les dossiers de candidature peuvent également être transmis en version électronique (version scannée) aux adresses électroniques suivantes (toutes les trois (3) adresses obligatoirement) : e-mail : skpenou@sirb.bj, e-mail : sgainsi@sirb.bj, e-mail : nsagbo@présidence.bj. 7. Besoin d’information Pour toute information complémentaire, prière s’adresser à : Madame Sarah Kpenou, e-mail : skpenou@sirb.bj, Tél.:(00229)94944949. Madame Sandrine Gainsi, e-mail : sgainsi@sirb.bj, Tél.:(00229)95593505. Madame Nathalie Sagbo, e-mail : nsagbo@présidence.bj, Tél.:(00229)64101018. Le Président du Conseil d’Administration Hervé HEHOMEY JA3088P80 SIRB  
2020-03-17 14:14:04
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