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Cet article est issu du dossier «Côte d’Ivoire : les planteurs, un électorat courtisé»

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Politique

Côte d’Ivoire : les syndicats de planteurs affaiblis

La Côte d'Ivoire est le deuxième producteur mondial de noix de cajou. Le pays compte environ 250 000 planteurs d'anacardiers. © Olivier pour J.A.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en 2011, les syndicats de planteurs, jusque-là incontournables et nombreux, ont été divisés.

La vaste réforme du secteur, instaurant un puissant organe de régulation, le Conseil café-cacao (CCC), a conduit à leur marginalisation, même si trois des leurs siègent dans son conseil d’administration, dont Boa Bonzou, proche du RDR.

Influents également, même s’ils ne sont pas représentés au CCC et se plaignent d’être insuffisamment consultés : Moussa Koné, le président du Syndicat national agricole pour le progrès, Moussa Zoungrana, de l’Association pour le renforcement des capacités des entreprises coopératives de café-cacao de Côte d’Ivoire, ou encore Bilé Bilé, président de la coordination des planteurs de Côte d’Ivoire. Ce dernier est à l’origine d’une plainte déposée contre l’État et le CCC suite aux difficultés de la petite campagne 2017 et réclame 1,7 milliard de F CFA de dédommagement.

Quant aux leaders proches de l’opposition, ils sont peu audibles. Certains, comme Sansan Kouao, sont toujours en exil au Ghana. D’autres, comme Georges Bléhoué Aka, qui fut le plus riche planteur du pays, sont rentrés mais préfèrent désormais rester discrets. Enfin, il est pour l’heure impossible de connaître le poids réel des organisations paysannes. Un recensement des planteurs et de leurs vergers a été plusieurs fois annoncé, mais se fait toujours attendre.

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