Politique

Cameroun : Paul Atanga Nji à pied d’œuvre dans la crise anglophone

Paul Atanga Nji, à la Cour Suprême pour une cérémonie de prestation de serment, en septembre 2017 © Jean-Pierre Kepseu

Nommé ministre de l’Administration territoriale le 2 mars, Paul Atanga Nji met ses troupes en ordre de marche.

En spécialiste du renseignement, Paul Atanga Nji a fait savoir par courrier confidentiel, daté du 7 mars, aux sous-préfets, préfets et gouverneurs qu’il souhaitait être informé deux fois par jour, à 11 heures et à 16 heures, de la situation dans leurs circonscriptions respectives.

« J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir dorénavant faire le point de la situation sociopolitique et sécuritaire, chaque jour, ainsi qu’il suit :

– compte-rendus quotidiens des sous-préfets aux préfets, soit un premier bulletin à 9 heures 30 minutes, et le deuxième à 14 heures 30 minutes.

– compte-rendus quotidiens des préfets aux gouverneurs, dont le premier bulletin à 10 heures 30 minutes, et le deuxième à 15 heures 30 minutes.

Les gouverneurs me feront parvenir leurs compte-rendus chaque jour, à 11 heures pour le premier, et à 16 heures pour le second. »

Interdiction des motos-taxis

Le lendemain, le 8 mars, Paul Atanga Nji a ordonné aux gouverneurs de prendre des mesures d’interdiction de l’activité des motos-taxis, pour une durée de sept à dix jours, dans le département du Ndian, l’arrondissement de Muyaka dans le département du Fako, les arrondissements de Kumba I, Kumba II, Kumba III, Mbonge et Konye dans le département de la Mémé.

« Cette activité noble et exercée par plusieurs compatriotes de bonne foi, est malheureusement aujourd’hui envahie par des activistes sécessionnistes, des bandits de grand chemin et des repris de justice qui œuvrent pour le compte de forces obscures », a justifié le ministre.

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