Sport

Dix choses à savoir sur Joel Embiid, star camerounaise de la NBA

Joel Embiid, numéro 21 des Philadelphia 76ers tire le ballon contre les Portland Trail Blazers à Philadelphie (États-Unis), le 22 novembre 2017 © Mitchell Leff/Getty Images

Pivot des Sixers de Philadelphie, le basketteur camerounais disputera le All Star Game de la NBA ce dimanche 18 février. Et ça lui donne des ailes !

• Gaillard

Comme les superstars Stephen Curry ou LeBron James, il a été sélectionné pour l’un des matchs les plus emblématiques de la NBA, le All Star Game, qui sera disputé à Los Angeles le 18 février. Une première pour ce pivot de 23 ans, qui mesure 2,13 m pour 113 kg.

• Grosse tête

En 2014, le Camerounais s’était juré de décrocher un billet pour le All Star Game afin de séduire la chanteuse Rihanna. Devenu célèbre, il a annoncé qu’il n’avait plus l’intention de faire le premier pas : « Il y a beaucoup de belles femmes, je suis bel homme, je vais passer à la suivante. »

Il y a beaucoup de belles femmes, je suis bel homme, je vais passer à la suivante

• Taquin

Adepte des réseaux sociaux et du trash talking (« chambrage »), il se moque volontiers des autres joueurs. Russell Westbrook ou Carmelo Anthony en ont fait les frais. Sur internet, il fait mouche, agace et amuse. Les fans adorent.

• Fils à papa

Son père, Thomas, un colonel à la retraite qui fut lui-même handballeur, aurait aimé qu’il joue… au volley. Alors qu’il envisage de l’envoyer en France pour qu’il se forme à ce sport, l’oncle de Joel change le cours du destin en contactant Joe Touomou, recruteur des Indiana Pacers. C’est lui qui convaincra l’adolescent d’essayer le basket.

• Surdoué

Un joueur de la NBA, le Camerounais Luc Mbah a Moute, le repère lors d’un stage de détection des talents au Cameroun, en 2011. Trop stressé, le jeune homme a manqué la première journée, préférant jouer aux jeux vidéo. Il se ressaisit et fait forte impression le deuxième jour du stage, au point que Mbah a Moute l’envoie au lycée de Montverde, en Floride.

Trop stressé, le jeune homme a manqué la première journée, préférant jouer aux jeux vidéo

• Anglais

Finalement, il fait ses premières armes à l’université de Kansas City. Les recruteurs, auxquels il tape dans l’œil, l’envoient chez les 76ers (les « Sixers ») de Philadelphie en 2014, alors qu’il ne connaît que deux mots d’anglais (« good » et « morning », à l’en croire).

• Fragile

Plusieurs fois blessé au dos et au pied, il passe pour physiquement fragile. De 2014 à 2017, les Sixers ne pourront le faire jouer que 31 fois… mais ne le laissent jamais tomber. En octobre dernier, il a prolongé de cinq ans son contrat, moyennant 148 millions de dollars – qui ne lui seront versés que s’il joue suffisamment !


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• Endeuillé

Le 16 octobre 2014, son frère Arthur, 13 ans, meurt renversé par un camion, au Cameroun. Anéanti, Joel songe d’abord à tout abandonner, puis s’accroche. En mémoire de son cadet, il est vice-président de la fondation Arthur Embiid & Angels, qui œuvre en faveur des enfants issus de milieux défavorisés.

• Philosophe

Celui qui s’estime encore en phase de « progression » a fait de son surnom (« The Process ») une philosophie : avancer par étapes jusqu’au titre NBA. Et après ? « Le “Process” repart[ira] de zéro », explique-t-il aux médias américains.

Le « Process » repart[ira] de zéro

• Convoité

N’ayant disputé aucune rencontre internationale, il n’a pas pour le moment de « nationalité sportive ». Il pourrait s’engager pour le Cameroun (il est natif de Yaoundé), pour la France (où il a de la famille) ou pour les États-Unis (où il évolue). Disant vouloir avant tout privilégier sa santé et enchaîner les matchs, il n’a pas choisi. Le Cameroun espère le garder… et la fédération française le suit de près.

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