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Un Boeing de la Royal Air Maroc, qui prévoit de se séparer de 26 appareils en 2021.

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Économie

Aérien : RAM-Airbus, le rendez-vous manqué

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Mis à jour le 30 janvier 2018 à 14:44

Un des très rares Airbus de la RAM, sur le tarmac de l’aéroport d’Orly (France), en octobre 2015.

L’emblématique compagnie marocaine va-t-elle diversifier sa flotte, pour l’instant majoritairement composée de Boeing ? Ce n’est pas impossible, même si les rapports entre la RAM et Airbus ne sont pas des plus simples.

Abdelhamid Addou, le PDG de la compagnie, l’assure : la RAM lancera un appel d’offres pour l’acquisition de nouveaux appareils qui viendront accroître la flotte actuelle ou remplacer d’anciens aéronefs. Si elle se compose d’Embraer et d’ATR pour ses vols régionaux, la flotte de la RAM reste majoritairement composée de Boeing. Les quelques Airbus dont elle disposait avaient été dévolus à sa filiale low cost Atlas Blue (2004-2012) avant d’être revendus. Mais cela pourrait changer.

« La RAM devra inévitablement diversifier sa flotte pour ne pas rester pieds et poings liés à l’avionneur américain », confesse un ancien haut cadre de l’avionneur européen. La proximité avec Boeing remonte à l’époque où ce dernier a commencé à recruter de jeunes ingénieurs marocains.

La compagnie chérifienne a ensuite nommé comme directeur commercial Hamid Benbrahim El-Andaloussi, qui venait de Boeing et qui fut, jusqu’en 2016, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS). « Il a toujours voulu tenir Airbus à distance, tandis que le constructeur regardait la RAM un peu de haut. Des deux côtés, les rapports sont empreints de beaucoup de crispation passionnelle », assure l’ancien dirigeant d’Airbus. Ce, alors que le royaume coopère en même temps avec l’avionneur de Toulouse au niveau militaire (satellites et hélicoptères) sans aucun problème.