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Le siège de Glencore à Baar, en Suisse. le 18 avril 2011. Glencore International PLC est l’un des plus grands négociants en matières premières © Martin Ruetschi/AP/SIPA

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Grand Format – Suisse-Afrique : un partenariat en or

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Suisse-Afrique : Nespresso, le continent à petites dosettes

En dehors du Kenya et de l’Ethiopie, les célèbres capsules Nespresso peinent à conquérir le marché africain.

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Mis à jour le 7 février 2018 à 12:13

Séchage du café au Soudan du Sud © TechnoServe

Si, depuis sa création il y a une quinzaine d’années, la capsule Nespresso s’est largement fait un nom sur la planète café, il lui reste encore à conquérir l’Afrique – au niveau tant de l’approvisionnement en matière première que de la distribution de produits finis. La grande majorité des grands crus proposés par la filiale de Nestlé provient majoritairement d’Amérique latine, puis d’Asie.

Sur le continent, seuls le Kenya et l’Éthiopie sont aujourd’hui fournisseurs – « à hauteur de 10 % de nos volumes de production », précise un responsable de la marque depuis Lausanne. Nespresso a bien relancé la production au Soudan du Sud début 2016, mais elle a renoncé « provisoirement » un an plus tard pour des raisons de sécurité.

En attendant des jours meilleurs, le fabricant se focalise donc sur la qualité des cerises produites ailleurs en Afrique, avec l’objectif d’obtenir pour chaque plantation la certification AAA du programme Qualité durable, développé depuis 2003 avec l’ONG Rainforest Alliance.

Si, en matière de production, Nespresso a les yeux tournés vers la zone orientale, la compagnie suisse regarde davantage vers l’ouest pour la distribution de ses produits. En dehors du marché très particulier de l’Afrique du Sud, Nespresso s’appuie sur des partenaires locaux en Égypte et au Maghreb et a ouvert ses premiers magasins au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Ghana et, dernièrement, au Gabon et à Maurice. « Avec des concepts identiques à ceux développés en Europe et en Amérique du Nord », précise-t‑on au siège, qui travaille déjà sur d’autres implantations en Afrique, où il voit « un très fort potentiel ».