Politique

Tunisie : Najem Gharsalli face au juge

Najem Gharsalli, le 26 mars 2015 à Tunis. © AFP

Son immunité ayant été levée, l'ancien ministre de l'Intérieur tunisien, déjà auditionné en novembre, pourra à nouveau être entendu par le juge d'instruction militaire dans le cadre de l'affaire Chafik Jarraya.

Le Conseil supérieur de la magistrature ayant décidé le 2 janvier de lever provisoirement l’immunité du magistrat Najem Gharsalli, ce dernier pourra enfin être entendu par le juge d’instruction militaire dans l’affaire d’atteinte à la sécurité de l’État impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya, écroué en mai 2017 pour atteinte à la sûreté de l’État.

L’ex-ministre de l’Intérieur, qui a déjà été auditionné en novembre, devra expliquer pourquoi il a ordonné fin 2015 à Imed Achour, ex-directeur général des services spéciaux de son ministère et lui-même aux arrêts aujourd’hui, de recevoir Chafik Jarraya.

Il s’agissait d’un travail de routine demandé par la hiérarchie, le businessman disposant d’informations utiles au renseignement tunisien : elles ont permis de localiser des positions de Daesh à Sabratha en Libye, bombardées en février 2016 par les Américains.


>>> A LIRE – Tunisie : aux origines de la chute de Chafik Jarraya, l’homme qui personnifiait l’impunité de la corruption

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