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Cet article est issu du dossier «Aéroport de Dakar : le Sénégal a-t-il les moyens de ses ambitions ?»

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Transport aérien

Aérien : la compagnie Corsair éjectée du Sénégal ?

Le tarmac de l'aéroport Félix-Houphouët-Boigny n'avait plus vu les avions de Corsair depuis octobre 2015.

Le tarmac de l'aéroport Félix-Houphouët-Boigny n'avait plus vu les avions de Corsair depuis octobre 2015. © Corsair

Corsair opère la moitié des fréquences hebdomadaires Paris-Dakar. Avec le lancement d’Air Sénégal, la compagnie pourrait perdre ces droits.

En vertu d’accords bilatéraux, il y a actuellement 14 fréquences hebdomadaires assurées entre la France et le Sénégal, chaque pays jouissant de 7 fréquences entre ses deux capitales.

Si celles appartenant à la France sont effectuées par Air France sur le Paris-Dakar (Aigle Azur assurant trois vols hebdomadaires depuis Marseille), les 7 fréquences qui relèvent du Sénégal sur le Dakar-Paris sont utilisées par Corsair. Dakar lui a concédé les droits de trafic en 2014, quand son partenaire Sénégal Airlines a cessé d’exploiter la ligne (les deux transporteurs avaient passé un accord de partage de codes en 2012).

Mais, avec le lancement d’Air Sénégal et sa volonté d’assurer des vols long-courriers à partir de 2019, Corsair pourrait perdre ces droits. D’autant que le trafic entre Paris et Dakar ne se tarit pas, représentant chaque année l’équivalent de 300 000 passagers, dont 45 % sur Corsair. Une manne non négligeable sur laquelle pourrait bien prospérer à l’avenir le nouvel opérateur sénégalais.

 

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