Entreprises & marchés

Crédits carbone : une diversification laborieuse

Réservé aux abonnés | | Par - à Yaoundé
Mis à jour le 23 octobre 2019 à 20h09
Un camion de la société Hysacam

Un camion de la société Hysacam © Capture d'écran Réussite

«Une énorme arnaque. » La réaction de Michel Ngapanoun fuse dès que le sujet du marché des crédits carbone promu par les Nations unies est évoqué.

En 2008, le cabinet Orbeo, alors filiale de la Société générale, lui vend un projet de récupération des gaz à effet de serre produits dans ses décharges. La banque française accorde un prêt de 2 milliards de F CFA pour la construction d’une centrale de captage d’une capacité de 250 tonnes par jour à Yaoundé, avec un prix d’achat garanti de 12 euros la tonne. Ecobank prête 3,5 milliards de F CFA pour bâtir une centrale de même calibre à Douala.

En une décennie, le prix du crédit carbone passe de 14 à moins de 1 euro. Mais Hysacam est obligé de rembourser les prêts. « Nous avons commis une erreur en ne précisant pas que les recettes générées par cette activité rembourseraient les crédits », regrette Michel Ngapanoun.

4 euros la tonne

Pour sauver la mise, l’entreprise s’est entendue avec la Norvège et la Suède, qui achètent les crédits carbone issus de ses centrales au prix de 4 euros la tonne. « À ce montant, nous pourrons amortir notre investissement au bout de dix ans », tranche le décideur.

 

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