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Universités privées : « Les pays africains sauront retenir leurs talents », assure Luis Lopez

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Le fonds britannique Actis a lancé Honoris United Universities, un réseau universitaire privé destiné à s’étendre sur tout le continent. Son PDG en détaille la philosophie.

Après avoir investi 500 millions de dollars (environ 424 millions d’euros) dans l’éducation privée de pays émergents comme la Chine ou le Brésil, le fonds britannique Actis a lancé en juillet le réseau Honoris United Universities sur le continent africain, qui regroupe sept établissements du Maghreb et d’Afrique du Sud (27 000 étudiants, 48 campus dans 30 villes).

Perspective panafricaine

On y compte l’université Mundiapolis de Casablanca, dans laquelle il a investi 100 millions dollars (85 millions d’euros) en 2016, l’École marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI), rachetée cette année, l’Université centrale, en Tunisie, acquise en 2014, l’Institut maghrébin des sciences économiques (IMSET), l’Académie d’art de Carthage, auxquels s’ajoutent deux acteurs sud-africains de l’enseignement à distance, Mancosa et Regent Business School.

Nous investirons là où il y a le plus de besoins : la santé, l’entrepreneuriat, l’ingénierie

Valeur totale des actifs : 275 millions de dollars. Pariant sur une explosion des besoins du continent en matière d’éducation, le réseau Honoris United Universities entend se développer plus avant en Afrique subsaharienne, à la fois avec des campus et de l’enseignement à distance, en formant des étudiants dans une perspective panafricaine. Sans dévoiler le montant de ses investissements futurs, son président-directeur général, Luis Lopez, nous en détaille la philosophie.

Jeune Afrique : Vers quoi se dirigeront en priorité vos investissements ?

Luis Lopez : Nous investirons tout d’abord dans nos programmes, en misant sur l’innovation, afin d’améliorer les performances de nos élèves une fois leurs diplômes obtenus. Par exemple, les cours de business traditionnels doivent s’intégrer aux problématiques de l’économie digitale.

Nous investirons ensuite là où il y a le plus de besoins en compétences : dans les secteurs de la santé, l’entrepreneuriat, l’ingénierie. Idéalement, nous pourrions être présents dans chacun des cinquante-quatre pays du continent.

Nous comptons passer de 27 000 à 100 000 étudiants au cours des cinq prochaines années

Nous travaillons maintenant à lancer un MBA global depuis nos deux institutions sud-africaines, Mancosa et Regent Business School, qui sera axé sur l’Afrique. Notre MBA sera disponible sur différents marchés, car nous visons à rendre accessibles les mêmes compétences au nord et au sud.

L’Afrique subsaharienne n’est pas encore présente dans votre réseau. Les opportunités n’y sont-elles pas assez mûres ?

Nous regardons du côté de la Côte d’Ivoire, du Sénégal mais aussi vers le Kenya et l’Égypte, car ce sont les zones les plus prometteuses en matière de croissances démographique et économique. Nous avons déjà beaucoup d’étudiants originaires de ces pays, c’est donc là que nous aurons besoin d’élargir le plus notre présence.

Nous sommes en train d’y étudier les besoins économiques et la catégorie d’étudiants que l’on pourrait toucher. Nous avons un certain nombre de projets encore en discussion. Nous ne nous implanterons pas seuls. Nous comptons bénéficier d’une expertise locale et grandir avec un partenaire, soit par joint-venture, soit par acquisition.

 

 

Y a-t-il assez de professeurs pour répondre à vos besoins ?

Nous sommes suffisamment pourvus pour répondre à nos besoins actuels. Mais, pour répondre aux exigences futures – nous comptons passer de 27 000 à 100 000 étudiants sur le continent au cours des cinq prochaines années –, nous devons investir et travailler main dans la main avec les gouvernements pour trouver des solutions. Nous pourrions aussi faire venir des professeurs de l’étranger.

L’EMSI a été intégrée à votre réseau. Dans quelle direction allez-vous investir pour développer cette institution ?

L’EMSI est très bien implantée à Casablanca. Elle devrait accentuer plus encore sa présence à Marrakech, et nous devons lui offrir l’opportunité d’être plus forte au-delà. Nous pourrions la développer en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, soit en attirant des élèves, soit en trouvant un partenaire dans ces régions.

Les classes moyennes émergentes vont développer ces économies

Elle bénéficie d’un très haut niveau d’infrastructures, de technologies. Et, au-delà du secteur traditionnel de l’ingénierie, on doit la pousser davantage vers les technologies vertes, l’énergie, les smart cities, « l’économie du XXIe siècle », et la rendre plus accessible au reste du réseau.

Ne craignez-vous pas de former des diplômés qui par la suite seront recrutés ailleurs qu’en Afrique ?

C’est dans la nature des choses que des diplômés africains soient appelés sur d’autres marchés. Il y a un besoin de mobilité croissant dans le monde entier, c’est vrai en Chine comme au Brésil. Les économies africaines s’industrialisent, diversifient leurs services.

Les classes moyennes émergentes vont développer ces économies. Les familles dépenseront plus pour offrir à leurs enfants une bonne éducation. Ces économies en croissance devront retenir leurs talents.

Ne pensez-vous pas qu’à diplôme égal une entreprise internationale préfère un Européen ou un Américain ?

Un bon employeur ne regarde pas la nationalité, mais l’adéquation entre une mission et des compétences.

L’arrivée de capitaux privés dans l’éducation ne va-t-elle pas creuser le fossé entre ceux qui peuvent payer et ceux qui ne le peuvent pas ?

L’introduction de capitaux privés dans la zone est aussi motivée par la présence d’Actis. Nous avons besoin d’un système équitable avec une éducation publique accessible et de qualité, ainsi que d’une éducation privée qui réponde aux exigences économiques.

Il faut un système qui s’adresse à ceux qui peuvent payer comme à ceux qui ne le peuvent pas

Quand vous avez une population aussi jeune, dont le poids ne va cesser de grandir, et autant de capitaux investis dans l’industrie, vous devez trouver un grand nombre de solutions. Et vous avez surtout besoin d’un système qui s’adresse à ceux qui peuvent payer comme à ceux qui ne le peuvent pas.

L’entrée d’investisseurs étrangers dans l’éducation en Afrique ne signe-t-elle pas un échec des États ?

L’État tient une place très importante dans les économies émergentes, il s’occupe des questions de retraite, de santé… Il ne peut pas tout financer. C’est pourquoi le privé existe. Il faut penser en termes de performance. Vous avez besoin de mobiliser public et privé pour bénéficier d’un bon système éducatif.

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cifip directeur général
2020-08-03 12:52:37
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logo oit L’Organisation internationale du Travail (OIT) est une institution spécialisée mandatée par les Nations Unies pour promouvoir la justice sociale, l’emploi, ainsi que les droits de la personne et du travail reconnus à l’échelle internationale dans le contexte d’une croissance économique inclusive et équitable. Seule agence des Nations Unies dotée d’une structure tripartite qui rassemble des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. L’OIT recherche des candidats ayant le profil technique et critères du poste vacant : (ID 4041) Spécialiste technique de politiques et programmes d'investissement à forte intensité d'emploi - P4, Equipe Multidisciplinaire du Bureau de l’OIT à Dakar (ETD/BP). Nous invitons les personnes intéressées à manifester leur intérêt pour le poste et de même à consulter pour de plus amples informations sur le poste vacant et les modalités de présentation des candidatures le site suivant: https://career5.successfactors.eu/sfcareer/jobreqcareerpvt?jobId=4041&company=ILO&st=5C1CDDF5A7A5718CC1D01A6F5C9FDD8046DF6554 La date de clôture est fixée au 31 août 2020 (minuit, heure de Genève).
2020-07-31 14:14:18
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RD Congo

| Institutions-ONG

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Directeur de pays – République démocratique du Congo (D-2)

À PROPOS DU PAM Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est le principal organisme d’aide humanitaire luttant contre la faim partout dans le monde. Sa mission est de contribuer à la réalisation de l’objectif Faim zéro de notre vivant. Chaque jour, le PAM œuvre pour qu’aucun enfant n’aille se coucher le ventre vide et pour que les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants, puissent avoir accès à l’alimentation nutritive dont ils ont besoin. CONTEXTE ORGANISATIONNEL L’opération menée en République démocratique du Congo depuis octobre 2017 dans le cadre d’une situation d’urgence de niveau 3 est essentielle car elle vise à répondre aux besoins de 15,6 millions de personnes qui souffrent d’insécurité alimentaire et nécessitent une assistance humanitaire. Complexe et de grande envergure, elle comprend de multiples facettes et plus de 650 employés y participent, dans 19 bureaux de terrain. Elle cible 7,6 millions d’individus, sachant que 6,9 millions de personnes ont reçu une assistance en 2019. Le bureau de pays gère un portefeuille d’activités combinant plusieurs volets, qui s’inscrivent dans le cadre de l’une des plus vastes opérations d’urgence menées par le PAM à l’intention de déplacés et de réfugiés, en réponse à des situations d’urgence sanitaire et dans le souci de renforcer la résilience et de consolider la paix (en application de l’approche dite du "triple lien"). Les activités en question prennent la forme d’interventions d’urgence ou axées sur le relèvement et le développement, à l’appui du Gouvernement et de divers partenaires. Le poste offre la possibilité de mobiliser les capacités opérationnelles substantielles du PAM en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, ainsi que de prestation de services liés à la chaîne d’approvisionnement ou de services communs (module de la logistique et Service aérien d’aide humanitaire des Nations Unies), mais aussi de solides partenariats forgés avec d’autres entités des Nations Unies et des partenaires d’exécution, aux fins de la réalisation des objectifs de développement durable 2 et 17 et de l’objectif fondamental du PAM, à savoir "Sauver des vies et changer la vie". PRINCIPALES RESPONSABILITÉS (liste non exhaustive) • Élaborer des stratégies, politiques et plans de portée nationale, alignés sur les stratégies, politiques et processus mis en place par le Gouvernement, le PAM, ainsi que des entités nationales et des Nations Unies, et en superviser la mise en œuvre. • Promouvoir les initiatives et stratégies institutionnelles du PAM, les mettre en œuvre et démontrer que le PAM en a la maîtrise. • Appliquer le principe de mise en jeu des responsabilités aux fins d’une gestion efficace des opérations du PAM. • Assurer la direction effective d’un bureau de pays dans l’optique du développement continu d’une équipe de pays du PAM soudée, obtenant d’excellents résultats. • Déterminer les liens fructueux qu’il est possible d’établir − et nouer de tels liens − avec des partenaires nationaux , régionaux ou mondiaux, selon le cas, aux fins de la mobilisation de ressources pour le PAM et du positionnement efficace de celui-ci en vue de la réalisation des objectifs nationaux. • Œuvrer activement auprès des organismes gouvernementaux compétents afin d’étoffer les connaissances et les moyens existants pour qu’il soit possible de répondre aux besoins en matière d’assistance alimentaire au niveau national, de se préparer aux situations d’urgence liées à la faim et d’y faire face. • Sous la direction et la coordination du coordonnateur résident, participer et contribuer activement – en tant que membre de l’équipe de pays des Nations Unies et de l’équipe de pays pour l’action humanitaire (en exerçant les responsabilités assignées à un organisme en charge de modules) − au renforcement de la cohérence de l’action menée par le système des Nations Unies au niveau national et à la promotion de la planification conjointe dans l’optique du défi Faim zéro. • Établir des relations productives avec les bénéficiaires, la société civile et les organisations non gouvernementales nationales. • Donner une image positive du PAM dans les médias, en sensibilisant aux activités axées sur la lutte contre la faim qu’il mène dans le pays et en s’employant à en faire mesurer tout l’intérêt. • Prendre des dispositions concrètes pour promouvoir la santé et le bien-être sur le lieu de travail et atténuer les risques associés au stress ou liés à la santé et à la sécurité. • Prendre des mesures appropriées pour que l’environnement de travail soit sûr et harmonieux et que les employés y soient protégés contre toute forme de comportement abusif (harcèlement, harcèlement sexuel, abus d’autorité et discrimination) et montrer l’exemple en traitant chacun avec respect. • Prendre l’initiative pour que les recommandations formulées à l’issue d’évaluations ou d’audits ou concernant la conformité aux règles en vigueur soient effectivement appliquées au sein du bureau de pays. • Faire en sorte que les questions relatives aux disparités entre les sexes soient prises en compte dans tous les domaines d’activité, de manière à garantir l’égalité de participation des femmes et des hommes. • Élaborer des plans et des activités de préparation aux situations d’urgence et les adapter en fonction de l’évolution des circonstances, pour que les moyens voulus soient disponibles et que des mesures appropriées puissent être prises en temps opportun en cas de situation d’urgence nécessitant la prestation d’une assistance alimentaire. EXPÉRIENCE SOUHAITÉE • Un minimum de 15 ans d’exercice de responsabilités professionnelles; • Expérience de la planification stratégique et d’opérations dans un pays de vaste superficie présentant une situation complexe, ou dans un environnement similaire; • Expérience solide de la gestion de programmes de grande portée, divers et complexes dans des situations d’urgence et des contextes de développement variés; • Expérience de la conduite de la gestion financière et d’autres services d’appui; • Solide expérience de la mise au point et de l’application de contrôles internes ainsi que de l’exercice de la délégation de pouvoirs dans divers contextes; • Solide expérience de l’exercice de l’autorité et de l’encadrement, ayant permis d’assurer la cohésion d’équipes plurinationales et pluridisciplinaires comprenant un effectif important et de compositions diverses; • Expérience de la conduite de négociations de grande portée et complexes, portant sur des questions très diverses, avec, entre autres, des donateurs ou des fonctionnaires gouvernementaux, des partenaires et des médias; • Aptitude à assurer la visibilité du PAM dans les médias et à animer des points de presse de telle sorte qu’il soit rendu compte de façon appropriée de l’action que mène le PAM dans le cadre de situations fortement médiatisées et de nature extrêmement délicate; • Expérience de la gestion d’initiatives de collecte de fonds de grande ampleur et complexes, avec des résultats très positifs; • Expérience de la conduite d’opérations d’urgence, de grande portée et hautement complexes, idéalement dans un lieu d’affectation difficile; • Autres activités professionnelles exercées préalablement en République démocratique du Congo souhaitables; • Aptitude avérée à mettre en œuvre des changements et obtenir des résultats dans des contextes délicats sur le plan opérationnel; • Aptitude à la direction − avec un degré élevé d’intégrité − et capacité à prendre en compte l’ensemble des tenants et aboutissants avant d’arrêter une décision; • Sens solide de la diplomatie et connaissance intuitive de la dynamique organisationnelle, pour gérer avec tact et efficacité des relations de confiance complexes; • Excellente présentation, aptitude à s’exprimer en public et compétences d’ensemble en matière de communication. QUALIFICATIONS MINIMALES REQUISES • Formation: diplôme universitaire de niveau supérieur en économie, développement international, sciences sociales ou dans une autre discipline pertinente, ou diplôme universitaire de base complété par plusieurs années d’expérience professionnelle pertinente ou par une formation ou des cours de niveau supérieur. • Connaissances linguistiques: maîtrise (niveau C) de l’anglais et du français. MODALITÉS ET CONDITIONS Le candidat retenu sera employé sur la base d’un contrat de durée déterminée soumis à la politique de rotation du personnel, pour une durée de deux ans dans un même lieu d’affectation avec une période d’essai d’un an. Le PAM offre des prestations et avantages motivants − outre la rémunération de base, une indemnité de poste, une prime de réinstallation, des indemnités de voyage et de déménagement, 30 jours de congé annuel, un droit à congé dans les foyers, une indemnité pour frais d’études pour les enfants à charge, un régime de retraite et une assurance maladie. On trouvera plus de détails à l’adresse icsc.un.org. DATE LIMITE DE DÉPÔT DES CANDIDATURES 16 août 2020 Pour postuler veuillez cliquer sur le lien suivant https://bit.ly/external_posting_CountryDirectorDRCD2 “Seules les candidatures en anglais seront considérées pour ce rôle  Le PAM est à la recherche de candidats d’une intégrité et d’un professionnalisme sans faille, qui partagent nos principes humanitaires. La personne choisie le sera à l’issue d’une présélection, sachant que le Programme promeut la diversité et l’équilibre de la représentation des femmes et des hommes. Les candidates et les candidats possédant les qualifications requises qui sont originaires d’un pays en développement sont particulièrement encouragés à postuler.   Le PAM ne tolère aucune forme de discrimination et n’exerce donc aucune discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/sida. Ni l’Auditeur externe du PAM ni les membres du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB), de la Commission de la fonction publique internationale (CFPI), du Comité financier de la FAO, du Comité d’audit du PAM, du Corps commun d’inspection (CCI) ou d’autres organes similaires du système des Nations Unies exerçant des responsabilités de supervision à l’égard du PAM ne peuvent faire acte de candidature à un poste à pourvoir au PAM (quel que soit le type de contrat auquel il est assujetti), que ce soit pendant leur période de service ou durant trois ans à compter de la cessation de service. WFP-Country Director (1)
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