Elections

Tunisie : ce que cache la (récente) cravate de Rached Ghannouchi

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Rached Ghannouchi, le chef du parti Ennahdha, dans son cabinet à Montplaisir, à Tunis, le 7 août 2012.

Rached Ghannouchi, le chef du parti Ennahdha, dans son cabinet à Montplaisir, à Tunis, le 7 août 2012. © Ons Abid pour Jeune Afrique

Le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, prépare sa candidature à la présidentielle de 2019. Ce qui passe, entre autres, par le style vestimentaire.

Loin du siège d’Ennahdha, dans un appartement d’El Manar (Tunis), un groupe de communicants s’active à poser les jalons de sa campagne. Ils ont conseillé au chef du parti islamiste de changer de look et de porter une cravate, ce qu’il fait depuis quelques semaines. Surtout, ils comptent sur une victoire aux municipales, qui pourraient se tenir en décembre, pour créer une dynamique lors des législatives, ce qui permettrait à Ghannouchi de ratisser au-delà des rangs de son parti et faciliterait son entrée au palais de Carthage.

Cependant, les analystes d’Ennahdha craignent que ce plan ne soit contrecarré par d’autres candidatures (comme celle de Mohamed Abbou, fondateur du Courant démocrate), par l’obligation, que pourrait à l’avenir imposer la loi électorale, de produire un bulletin de santé, ainsi que par l’affaiblissement des Frères musulmans à l’échelle mondiale.

Les sondages commandés en interne donnent toutefois Ennahdha largement vainqueur, ce qui lui permettrait, dès son arrivée au pouvoir, d’amender la Constitution et d’opter pour un régime présidentiel.

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