Société

Affaire Kieffer : la justice ivoirienne confrontée à la lenteur des autorités françaises

La justice ivoirienne se plaint de la lenteur de Paris dans l’enquête sur la disparition, le 16 avril 2004 à Abidjan, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.

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Mis à jour le 30 août 2017 à 13:25

Guy-André Kieffer, photographié à Abidjan, le 4 février 2004. © STR/AP/SIPA

Sa commission rogatoire, lancée en 2014, ne sera exécutée qu’en octobre prochain par Ousmane Victor Coulibaly, le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance d’Abidjan, qui souhaite à nouveau entendre deux témoins français, dont le banquier d’affaires Stéphane de Vaucelles, ex-employeur de Kieffer au sein du cabinet Commodity Consulting Company.

Pour éviter la prescription, les enquêteurs ivoiriens continuent d’émettre des actes. « Ce dossier a des allures d’affaire Grégory. L’instruction restera ouverte jusqu’à un dénouement », confie une source proche du dossier. En France, c’est le juge Cyril Paquaux, vice-président du tribunal de grande instance de Paris, qui dirige l’instruction.