Religion
Le pape François, lors de son passage à Bangui, en Centrafrique, en novembre 2015.

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L’Église catholique d’Afrique dans la tourmente

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Société

Dérives dans l’Église catholique : qui sanctionne ?

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Mis à jour le 23 octobre 2019 à 19:53

Deux syndicats de magistrats ivoirien ont dénoncé dans un communiqué des « immixtions » du pouvoir exécutif dans l’exercice de leurs fonctions. © Jean-Francois Badias/AP/SIPA

Scandales financiers, affaires de mœurs, morts suspectes… l’Eglise catholique d’Afrique est parfois impliquée dans des affaires douteuses. Quand justice doit être rendu, qui sanctionne?

En Afrique, il existe plus d’une centaine de tribunaux ecclésiastiques chargés de régler les questions de justice interne de l’Église catholique pour un ou plusieurs diocèses, selon le Droit canon. Une bonne partie de leur activité concerne les demandes de reconnaissance de la nullité d’un mariage. Nommé par le pape, l’évêque est à même de prononcer des sanctions disciplinaires au niveau local (mutations…) et de saisir les instances romaines.

Parmi celles-ci, la Congrégation pour l’évangélisation des peuples se charge des affaires de l’Église dans les pays dits « de mission », dont ceux d’Afrique. Avec les nonces (équivalant à des ambassadeurs), elle joue un rôle important dans la nomination des évêques et dans la réflexion autour de l’« inculturation » (insertion de l’Église dans le milieu local). La Congrégation pour le clergé est compétente pour tout ce qui concerne les prêtres et diacres du clergé séculier (diocésain).

La Congrégation pour la doctrine de la foi, héritière de l’inquisition romaine, est notamment saisie par les évêques pour régler les cas d’écarts graves par rapport à la doctrine de l’Église, et notamment d’abus sexuels de la part de prêtres et religieux. Enfin, la Rote romaine est un tribunal d’appel des sentences rendues par les tribunaux ecclésiastiques diocésains et interdiocésains.