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Cet article est issu du dossier «Présidentielle au Burkina : en Côte d'Ivoire, une diaspora qui pourrait faire basculer le résultat»

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Cinéma

Côte d’Ivoire-Burkina : « Bayiri, la patrie », un film qui dérange ?

Un beau film qui, malgré des dialogues parfois simplistes, évoque de façon touchante le drame des réfugiés.

Un beau film qui, malgré des dialogues parfois simplistes, évoque de façon touchante le drame des réfugiés. © Jean-Christophe Dupuy

Jamais diffusé sur Canal+ Horizons, qui fait pourtant partie de ses producteurs, jamais sélectionné pour le Fespaco, « Bayiri, la patrie » fait figure de film maudit.

S’il n’a pas été victime, semble-t‑il, de véritable censure, il est vrai que le 6e long-métrage de S. Pierre Yameogo aborde un sujet très sensible en Côte d’Ivoire comme au Burkina. Il raconte en effet, à travers l’histoire d’une jeune femme victime de racket et de viol, ce qu’ont vécu les familles de planteurs burkinabè chassés des villages de Côte d’Ivoire où ils vivaient par les tenants de l’« ivoirité », lors de la crise du début des années 2000.

« Crimes de guerre »

Sans rien cacher des exactions contre les civils auxquelles se sont livrés divers protagonistes du conflit, et notamment les militaires des Forces nouvelles en rébellion contre le régime de Laurent Gbagbo.

Un beau film qui, malgré des dialogues parfois simplistes, évoque de façon touchante le drame des réfugiés et s’attaque aux profiteurs de la crise et aux auteurs de « crimes de guerre ». Le spectateur, en tout cas en France, pourra juger sur pièces, en salles, ce long-métrage qui peut susciter le débat mais ne mérite certainement pas d’être condamné à l’oubli.

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