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Cet article est issu du dossier «Casamance : sans Yahya Jammeh, enfin la paix ?»

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Diplomatie

Gambie : ce que Yahya Jammeh est soupçonné d’avoir détourné

Yahya Jammeh, à Banjul, le 22 septembre 2006. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Quatre-vingt-huit comptes bancaires, 14 sociétés, et plus de 50 millions de dollars (45 millions d’euros) pris dans les caisses de la Banque centrale...

C’est le bilan des premières investigations de la justice gambienne sur les détournements dont l’ancien maître de Banjul, Yahya Jammeh, est soupçonné. Exilé en Guinée équatoriale, où le chef de l’État, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, l’a accueilli après son départ, en janvier, il vit aujourd’hui à Sipopo, à vingt-cinq minutes de Malabo, dans une des 54 villas construites pour recevoir les chefs d’État africains lors des sommets.

Sa présence occasionne quelques désagréments. Ainsi, à l’entrée de ce quartier huppé, juste avant le Centre médical La Paz, un barrage de police a été installé, et quelques agents procèdent à des contrôles d’identité.

Aux dernières nouvelles – il ne s’est pas exprimé depuis son arrivée, à la demande expresse des autorités équato-guinéennes –, l’ancien président gambien aurait décidé de se lancer dans l’agriculture. Une passion qu’il avait déjà dévoilée en Gambie, annonçant vouloir se retirer, un jour, dans sa ferme de Kanilaï, dans le sud du pays. Celle-ci fait partie des biens désormais gelés par Banjul.

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