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Vue aérienne du train GNL alimentant l’unité de liquéfaction de la Ecuatorial Guinea-Licuado Natural Gas, à punta Europa. © Renaud VAN DER MEEREN/EditonsduJaguar

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Guinée équatoriale : sans pétrole, des idées ?

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Guinée équatoriale : pourquoi rejoindre l’Opep ?

Le 20 janvier, Gabriel Mbaga Obiang Lima, le ministre équato-guinéen des Mines et des Hydrocarbures, s’est rendu à Vienne (Autriche), au siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), pour déposer officiellement la demande de son pays de devenir le 14e membre de l’organisation et le 6e africain à y siéger (après le Nigeria, l’Angola, l’Algérie, la Libye et le Gabon).

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Mis à jour le 23 octobre 2019 à 19:50

Siège de l’OPEP (OPEC en anglais) à Vienne en Autriche © Priwo by Commons Wikimedia

Cette visite fait suite à la tenue à Malabo, en novembre 2016, du 4e sommet Afrique-monde arabe, au cours duquel les contacts avec les pays membres de l’Opep présents ont été nombreux. Le 11 mai, le gouvernement équato-guinéen a annoncé qu’il avait reçu « le soutien crucial » de l’Arabie saoudite et confirmé qu’il s’engageait à suivre les objectifs de l’organisation en réduisant sa production de 12 000 b/j en 2017.

La Guinée équatoriale cherche à diversifier ses partenariats et à acquérir plus de visibilité au plan international

Une manière d’éviter une surproduction qui entretiendrait la baisse des prix. On peut s’interroger sur les raisons qui poussent le pays à rejoindre le cartel justement au moment où cette chute des cours a mis à mal le secteur au niveau mondial. « La Guinée équatoriale cherche à diversifier ses partenariats et à acquérir plus de visibilité au plan international.

D’où, par exemple, son adhésion à la Communauté des pays de langue portugaise [depuis 2014], en plus de son appartenance à la Francophonie. Mais le président a aussi une vision africaine : l’adhésion de son pays à l’Opep serait un moyen de renforcer la présence et le poids des pays africains au sein de l’organisation », commente un diplomate étranger.