Justice

Burkina – Affaire des écoutes : qu’en pense l’expert ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Djibrill Bassolé, ex-ministre de Blaise Compraoré, à Ankara le 9 mai 2013.

Djibrill Bassolé, ex-ministre de Blaise Compraoré, à Ankara le 9 mai 2013. © Cengiz Gumrukcu/AP/SIPA

Fin septembre 2016, la justice militaire burkinabè avait demandé à l’expert allemand Hermann Künzel d’analyser les enregistrements téléphoniques présumés mettant en cause Djibrill Bassolé, l’ex-ministre de Blaise Compaoré, et Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, dans la tentative de coup d’État de septembre 2015.

D’après nos informations, une traduction du rapport de cet expert a été présentée aux avocats de Bassolé le 23 décembre dernier au tribunal militaire de Ouaga. Une phrase de conclusion retient l’attention : « Les analyses acoustiques et linguistiques appliquées à la conversation “3. Soro to Bassole as at 22h11” [nom du fichier audio] dans la version mise à notre disposition par le tribunal n’ont produit ni indice ni trace d’un trucage/montage. »

Après avoir adressé une note au juge d’instruction pour critiquer cette expertise, les avocats de Bassolé s’indignent de n’avoir toujours pas eu accès au rapport original ni à ses annexes et affirment qu’il subsiste « une obscurité totale sur les conditions [de réalisation] et les auteurs » de ces enregistrements présumés, effectués, selon eux, hors de tout cadre légal.

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