Justice

CPI : l’oreille attentive de António Guterres face à la menace de retrait des pays du statut de Rome

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Le secrétaire général de l’ONU et le ministre sénégalais de la Justice.

Le secrétaire général de l’ONU et le ministre sénégalais de la Justice. © UN Photo

Sidiki Kaba, ministre sénégalais de la Justice et président de l’Assemblée des États parties au statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), a été reçu le 2 mars à New York par António Guterres, le secrétaire général de l’ONU (à laquelle la CPI est liée).

Objectif : inciter le diplomate à prendre au sérieux la crise de confiance qui oppose la CPI à la majorité des États africains.

Partisan d’un recours à la CPI « en dernière instance », au cas où ni la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, ni, surtout, les juridictions nationales, qu’il convient encore souvent de conformer aux normes internationales, ne seraient en mesure de juger les ressortissants du continent, Sidiki Kaba souhaite un moratoire sur les extraditions de ces derniers devant le tribunal de La Haye – le temps de laisser aux Africains la possibilité de crédibiliser leurs propres institutions sur le modèle des Chambres africaines extraordinaires de Dakar, qui ont jugé Hissène Habré.

Pour cela, il plaide pour que la place prise par la justice dans le budget des États africains, qui est de 1 % en moyenne, passe à 3 %, voire à 5 %. Sidiki Kaba a trouvé en Guterres, qu’il juge beaucoup plus « africain » que son prédécesseur Ban Ki-moon, une oreille attentive.

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