Politique

Corruption en Tunisie : Béji Caïd Essebsi s’apprête à présenter un nouveau projet de loi d’amnistie

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 09 mars 2017 à 09h34
Le président Tunisien, Béji Caïd Essebsi.

Le président Tunisien, Béji Caïd Essebsi. © ONS ABID POUR J.A.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, n’a pas renoncé au projet de réconciliation nationale qu’il avait annoncé en 2014 et qu’il juge indispensable à la démocratisation du pays

Cette initiative, qui revenait, après traitement des dossiers, à amnistier des hommes d’affaires et des fonctionnaires impliqués dans des malversations sous le régime de Ben Ali ainsi que des contribuables s’étant rendus coupables d’évasion fiscale, visait à relancer l’investissement, à rétablir un climat de confiance et à renflouer les caisses de l’État.

Une nouvelle proposition d’ici la fin du mois

Mais le projet de loi, pourtant avalisé par le Conseil des ministres en juillet 2015 et présenté à l’Assemblée, s’est perdu dans les sables : il avait suscité des réactions de rejet de la part de certains partis et de la société civile, qui lui reprochaient d’être trop général dans ses termes et, surtout, d’un laxisme total à l’égard des corrompus. Le président a donc demandé à ses collaborateurs d’élaborer une nouvelle mouture de ce texte, établissant une distinction entre les différentes catégories de contrevenants.

Selon des sources proches du palais de Carthage, Béji Caïd Essebsi la présentera ce 20 mars, à l’occasion de la fête de l’indépendance. Cette fois-ci, il a pris l’avis de Rached Ghannouchi, le leader d’Ennahdha, afin de s’assurer du soutien de ses députés et de faire adopter le projet avant la fin de l’année.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte