Diplomatie

Tunisie : Taïeb Baccouche menacé de perdre son poste de secrétaire de l’Union du Maghreb arabe

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Taieb Baccouche, ancien ministre tunisien des Affaires étrangères et aujourd’hui secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe, à Prague en République Tchèque, le 19 novembre 2015.

Taieb Baccouche, ancien ministre tunisien des Affaires étrangères et aujourd'hui secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe, à Prague en République Tchèque, le 19 novembre 2015. © Katerina Sulova/AP/SIPA

Neuf mois après sa nomination au poste de secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA), le Tunisien Taïeb Baccouche est extrêmement fragilisé.

Contrairement aux usages, il n’a été reçu ni par Abdelaziz Bouteflika, le chef de l’État algérien, ni par Mohammed VI, alors que le Maroc héberge l’organisation maghrébine ! Du coup, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, qui président respectivement le Conseil européen et la Commission de l’UE, ont préféré reporter les entrevues qu’ils devaient lui accorder.

Baccouche est par ailleurs sur le point d’être lâché par la Tunisie. Le président Béji Caïd Essebsi, qui l’avait nommé à Rabat pour éviter qu’il ne prenne part aux luttes intestines de Nidaa Tounes (dont il avait été le numéro deux), songerait à proposer l’UMA comme point de chute à Khemaies Jhinaoui, l’actuel ministre des Affaires étrangères, donné partant du gouvernement.

Les « manœuvres » de Jhinaoui seraient à l’origine des déboires diplomatiques de Taïeb Baccouche, assure-t-on dans l’entourage de ce dernier.

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