Médias

Africultures, la revue incisive qui débat de l’art africain

Fête de la musique, le 19 juin 2015, Genève. © Franck Schneider/Flickr

Vaillante, combattante, indépendante, la revue Africultures arpente de long en large le terrain de la création africaine, osant les mots qui fâchent et posant les fondements d’une réflexion solide.

Avec « Objets sous séquestre. Censure et autocensure », elle s’attaque aux ciseaux d’Anastasie, qui, quoi que l’on en dise, sont bien plus aiguisés aujourd’hui qu’hier, alors que nous sommes entrés « dans l’ère du « gestionnaire artiste » préoccupé par son business plan », comme l’écrit Anne Bocandé, corédactrice en chef de ce numéro avec le dramaturge comorien Soeuf Elbadawi.

Sous bien des angles, la question de la censure est débattue par Jean-Luc Raharimanana, Koulsy Lamko, Nabil Ayouch, Boubacar Boris Diop… Pour ce dernier, « la littérature ne fait plus peur. Elle divertit plus qu’elle n’éveille et, d’une certaine façon, c’est le marché qui fait émerger ou disparaître des voix ». Des textes stimulants et étayés qui ne relèvent pas du simple « divertissement ».

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