Politique

RD Congo : l’opposant Moïse Moni Della toujours derrière les barreaux

Depuis la signature de l’accord politique en RDC, la libération de l’opposant à Kabila aurait dû être effective. Le concerné attend toujours…

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Mis à jour le 23 janvier 2017 à 16:14

Moïse Moni Della lors d’un meeting de l’opposition, le 15 septembre 2015 à Kinshasa. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique.

Officiellement, aucune poursuite ne pèse sur lui. Et pourtant, à l’heure où nous mettions sous presse, Moïse Moni Della croupissait encore dans le pavillon 1 de la prison de Makala, à Kinshasa.

Le 19 septembre 2016, alors qu’il participait à une manifestation dont les participants réclamaient la tenue des scrutins présidentiel et législatifs dans les délais constitutionnels, ce cadre du Rassemblement, principale plateforme de l’opposition, était arrêté. Et poursuivi « en procédure de flagrance » comme coauteur des actes de pillage qui ont éclaté en marge de ladite manifestation. Court-circuitant l’instruction du tribunal de grande instance de la Gombe, Moni Della soulève alors une exception d’inconstitutionnalité devant la plus haute instance judiciaire du pays.

Peu avant la signature de l’accord politique du 31 décembre, le ministère de la Justice promet qu’il bénéficiera des mesures de détente annoncées et demande à la défense de retirer sa plainte, ce qu’elle fait aussitôt. Or non seulement la libération de ce proche de Moïse Katumbi ne suit pas, mais les signataires du compromis notent « avec satisfaction » que son cas a été réglé par une commission de hauts magistrats.

Jeune Afrique a pu consulter une lettre d’Alexis Thambwe Mwamba, le garde des Sceaux, datée du 12 janvier, dans laquelle ce dernier rappelle au procureur général de la République que « rien n’empêche désormais » l’élargissement de Moni Della. Le 20 janvier, rien n’était fait…