Politique

Maroc : Habib El Malki à la Chambre des représentants, un sacre inespéré

Membre de l’USFP, il a été ministre de l’Agriculture en 1998, puis de l’Éducation nationale en 2002. © STR/AFP

Depuis le 16 janvier, il est le nouveau président de la Chambre des représentants du Maroc. Et le troisième plus haut responsable du royaume.

Dans le club des socialistes, il a patiemment attendu son tour pour connaître le sacre. Habib El Malki, 71 ans, a été élu ce 16 janvier président de la Chambre des représentants. Un perchoir inespéré sachant que son parti, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), ne compte que 20 députés sur les 395 de l’hémicycle. Pourtant, malgré l’absence du parti de l’Istiqlal (38 sièges), qui s’est retiré de la séance, l’abstention des élus PJD (125), le candidat de l’USFP est parvenu à rassembler les 198 voix nécessaires à son élection.

« L’urgence d’adopter l’acte constitutif de l’Union africaine, combinée aux tractations compliquées de la formation d’une majorité ont fait de Habib El Malki un candidat par défaut, analyse un élu de gauche. Il devrait juste assurer l’intérim pour deux ans, le temps de renouveler le bureau du Parlement à mi-mandat. »

Revenu après un long silence en politique

Économiste de formation, « Lahbib », comme le surnomment ses camarades socialistes, est issu d’une famille de notables de Bejaâd (province de Khouribga) – son fief électoral, où il en est à son cinquième mandat. Repéré en 1991 par Hassan II, il avait été nommé président du Conseil national de la jeunesse et de l’avenir (CNJA), à une époque où le monarque négociait avec la Koutla, l’alliance qui s’était constituée entre l’Istiqlal et des partis de gauche (dont l’USFP). Avec l’avènement du gouvernement d’alternance en 1998, El Malki a décroché son premier maroquin ministériel à l’Agriculture, avant de basculer à l’Éducation nationale durant le mandat de Driss Jettou en 2002.

Depuis, le fondateur du Centre marocain de la conjoncture a quasi disparu des écrans radars, et sa tentative de briguer le poste de premier secrétaire de l’USFP en 2012 avait été un fiasco. Cinq ans plus tard, les circonstances lui permettent de décrocher le Graal : le poste de troisième plus haut responsable du royaume.

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