Diplomatie

Tunisie : Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi d’accord sur la question libyenne

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Rached Ghannouchi, le leader du parti Ennahdha, lors du rassemblent musulman annuel au Bourget, en France, le 27 avril 2011.

Rached Ghannouchi, le leader du parti Ennahdha, lors du rassemblent musulman annuel au Bourget, en France, le 27 avril 2011. © Michel Euler/AP/SIPA

Les deux partis opposés tunisiens se sont accordés sur la politique à mener en Libye. Une décision qui n’a rien pour satisfaire les partisans du parti islamiste.

Alors que Béji Caïd Essebsi, le président de la République, et Rached Ghannouchi, le patron d’Ennahdha, s’efforcent de gouverner sur la base d’un consensus, la ligne du premier l’a emporté sur la question libyenne.

Au grand dam des cadres d’Ennahdha, Ghannouchi a en effet approuvé publiquement les initiatives qui, prises conjointement avec l’Algérie et l’Égypte, sont censées inciter les différents protagonistes libyens à parvenir à une solution politique « afin de rétablir la sécurité et la stabilité ».

Pour l’aile dure du parti islamiste tunisien, qui soutient Abdelhakim Belhaj et les milices libyennes favorables à l’instauration d’un califat, cette déclaration constitue une reculade, car elle reconnaît implicitement l’autorité de leur ennemi juré, Abdel Fattah al-Sissi, le président égyptien, et démontre que leur mouvement est peu influent sur le plan diplomatique.

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