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Cet article est issu du dossier «Football : festival de CAN !»

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Sport

CAN 2017 : « l’équipe du Gabon peut faire une bonne CAN »

Pierre-Emerick Aubameyang, le 10 décembre 2016. © Martin Meissner/AP/SIPA

L'équipe du Gabon semble en mauvaise forme pour attaquer cette CAN 2017, mais les Panthères peuvent encore surprendre...

Pierre-Emerick Aubameyang (PEA pour les fans) fait partie des meilleurs joueurs africains, et c’est un atout supplémentaire pour un pays organisateur au moment de débuter une compétition comme la CAN. Sa présence sera une menace permanente pour les trois adversaires du Gabon au premier tour, que ce soit le Cameroun, la Guinée-Bissau ou le Burkina Faso.

Mais la sélection gabonaise ne se résume pas à un seul joueur, et dans cet effectif disséminé un peu partout dans le monde, de la France à la Chine, en passant par la Belgique, le pays de Galles, l’Angleterre, le Maroc, l’Italie, la Turquie, ou le Congo, d’autres noms attirent l’attention, tels ceux du gardien Didier Ovono (Ostende), des milieux de terrain Didier Ndong (Sunderland) et Mario Lemina (Juventus Turin) ou encore de l’attaquant Malick Evouna (Tianjin Teda).

Des Panthères fragilisées

Le Gabon a également choisi de se débarrasser, au début de novembre 2016, de son sélectionneur portugais, Jorge Costa, pour le remplacer par l’Espagnol José Antonio Camacho, au chômage depuis juin 2013 et qui, à 61 ans, n’avait encore jamais entraîné en Afrique. « C’est un choix surprenant, car il ne parle pas français, et un coach doit faire passer des messages. De plus, entre sa nomination et la CAN, le laps de temps était très court. Un choix a été fait, j’espère qu’il sera le bon », intervient Georges Mbourounot, l’ancien sélectionneur national.

Faire du Gabon un favori, non. Mais un outsider, oui. Cette équipe peut se surpasser.

Le timing soulève des interrogations, d’autant que les Panthères restent sur une année 2016 relativement décevante, marquée par des résultats sans saveur et des problèmes disciplinaires. « Il y a plusieurs générations dans cette équipe, et cela n’est pas sans créer des problèmes. On a eu parfois l’impression que la motivation n’était pas vraiment là », poursuit Mbourounot. Mais le passé rappelle que la perspective de disputer une phase finale devant son public a souvent transcendé des équipes jugées moribondes.

Dans un groupe plutôt équilibré, même si la Guinée-Bissau, la seule nouveauté de cette CAN, part de loin, les Panthères auront évidemment leurs chances. « Faire du Gabon un favori, non. Mais un outsider, oui. Cette équipe peut se surpasser. Un joueur comme Lemina peut encore apporter plus à la sélection. Nous disposons d’une génération intéressante. Si tout le monde tire dans le même sens, le Gabon peut faire une bonne CAN. » Sinon, en cas de fiasco, certaines affaires ressurgiront, et Camacho, contesté avant même d’avoir été nommé, sera déjà sur un siège éjectable.


Aubameyang, l’atout star !

Martin Meissner/AP/SIPA

Pierre-Emerick Aubameyang après avoir remporté un match contre le Bayern Munich, en Allemagne, le 19 novembre 2016. © Martin Meissner/AP/SIPA

Il porte des fringues sorties de l’imagination des créateurs les plus audacieux, arbore des coupes de cheveux aussi originales qu’éphémères, adore le tuning, mais est paradoxalement d’un naturel plutôt discret. À 27 ans, Pierre-Emerick Aubameyang est surtout l’un des meilleurs attaquants de la planète.

Il a eu l’intelligence, au moment de donner un nouveau sens à sa carrière après un passage réussi à Saint-Étienne, de préférer le Borussia Dortmund aux ponts d’or qui l’attendaient au Qatar ou en Russie. En Allemagne, PEA s’est encore amélioré, à tel point que certains l’envoient déjà au Real Madrid dès la saison prochaine. En sélection, le capitaine des Panthères confirme également son statut de star du ballon rond, dans un contexte nettement moins propice à la sérénité que celui de son club. Il lui est parfois reproché de « zapper » certains matchs amicaux, mais si le Gabon veut jouer un rôle lors de cette CAN et dépasser les quarts de finale, qu’il a atteints pour la dernière fois en 2012, il aura besoin de tous ses arguments. À commencer par le meilleur.

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