Livres
Une exposition consacrée à Tintin au centre Georges Pompidou à Paris en décembre 2009.

Cet article est issu du dossier

BD : dessine-moi le monde

Voir tout le sommaire
Culture

Tintin : Hergé avait-il une dent contre les Arabes ?

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 4 janvier 2017 à 17:25

Une case de Tintin au pays de l’or noir. © hergé-moulinsart 2016

Comme le remarque l’historien Mathieu Bouchard, Hergé est un ancien boy-scout qui défend souvent dans ses albums les « bons sauvages » étrangers.

S’ils sont en retard en matière de progrès social et politique, au moins n’ont-ils pas les vices des Occidentaux. Mais les Arabes échappent à la règle et apparaissent globalement sous un jour très défavorable. On les découvre au fil des aventures de Tintin trafiquants d’esclaves, indisciplinés, bagarreurs, colériques, et totalement incultes.

Pis, ils semblent avoir échappé à la civilisation : des avions de l’armée visent leurs propres troupes (Coke en stock) et des soldats pensent rattraper des voitures à cheval (Tintin au pays de l’or noir). Encore mieux, dans Les Cigares du pharaon, un Bédouin n’hésite pas à ingurgiter du savon, pensant qu’il s’agit de nourriture tout à fait comestible ! « Alors que cela fait plus de trois mille ans qu’on fait du savon à Alep ! » s’étouffe l’historien Louis Blin. Enfin, qu’on faisait du savon…