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Cet article est issu du dossier «Croissance : qu'avons nous fait de nos quinze glorieuses»

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Économie

Croissance : qu’avons-nous fait de nos quinze glorieuses ?

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Mis à jour le 23 octobre 2019 à 19h35
Ouverture des pages éco de JA 2920

Ouverture des pages éco de JA 2920 © Jeune Afrique

L’effondrement des matières premières a douché l’enthousiasme qui faisait du continent la terre de toutes les opportunités. Face au pessimisme ambiant, Jeune Afrique dresse le bilan de quinze ans d’essor économique, identifiant les difficultés sans oublier les avancées.

Qu’arrive-t‑il à l’Afrique ? Il y a encore peu, elle était présentée comme un continent émergent, la terre de toutes les opportunités. Mais l’effondrement des prix des matières premières, qui dure depuis près de deux ans et qui met à mal plusieurs de ses économies, a entamé cet enthousiasme. L’année 2016 qui s’achève aura d’ailleurs vu cette tendance se renforcer : elle aura été pour le continent particulièrement difficile.

Des locomotives comme le Nigeria et l’Afrique du Sud – les deux représentent près de la moitié du PIB continental – sont entrées en récession ou l’ont frôlée. Le spectre de la dette et des déficits publics menace plusieurs pays. Selon le FMI, l’Afrique subsaharienne ne réalisera qu’un piètre 1,6 % de croissance de PIB (contre 5 % à 7 % au cours de la dernière décennie).

Afropessimistes

« C’est la première fois depuis très longtemps qu’on va terminer l’année avec un taux de croissance réelle plus faible que le taux démographique. Ce qui veut dire que le taux de croissance réelle par tête d’habitant risque d’être négatif », note Makhtar Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.

Ces données générales cachent une grande disparité. La croissance moyenne des pays non exportateurs de pétrole a atteint 4,4 %. Mais les discours afropessimistes ont resurgi. Dans un article publié en avril 2016 et intitulé « L’Afrique entre espoir et désespoir », le Financial Times a interrogé Richard Dowden, l’auteur du fameux article « Le continent sans espoir » paru dans The Economist en 2000.

« L’idée selon laquelle l’Afrique était sur le point de devenir la nouvelle Asie s’était progressivement construite. Mais tout cela était absolument ridicule », soutient-il. Plus récemment, dans le New York Times, Grieve Chelwa, un économiste zambien et chercheur à Harvard, défendait le même point de vue : « L’émergence de l’Afrique est un mythe. Structurellement, rien n’a changé, notamment sur le front de la gouvernance. »

Face à ce pessimisme, Jeune Afrique a tenté de dresser un bilan de quinze années de croissance sur le continent. Un bilan ni optimiste ni pessimiste, simplement réaliste, sur un continent où progrès notables et immenses défis coexistent.

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