Dossier

Cet article est issu du dossier «Une autre Côte d'Ivoire»

Voir tout le sommaire
Politique économique

Côte d’Ivoire : le FMI aussi attend plus de développement social

Collégiens à la sortie des cours à Abidjan, Côte d'Ivoire, en mars 2016
. © Jacques Torregano pour JA

Le 12 décembre, le conseil d’administration du FMI a approuvé deux accords triennaux au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et du mécanisme élargi de crédit (MEC) en faveur de la Côte d’Ivoire.

Montant total : 658,9 millions de dollars (623,7 millions d’euros), dont un décaissement immédiat de 94,1 millions. L’objectif est de soutenir le Plan national de développement (PND) 2016-2020, qui a pour priorité de parvenir à une croissance inclusive centrée sur la transformation structurelle et tirée par le secteur privé, d’améliorer la qualité de vie et de réduire la pauvreté en investissant dans les infrastructures et les projets sociaux prioritaires.

« La Côte d’Ivoire a connu un impressionnant redressement économique depuis 2012, et les perspectives restent bien orientées, a constaté Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim du conseil. Néanmoins, il faudra du temps pour faire reculer la pauvreté, développer le capital humain et combler les lacunes des infrastructures. En outre, les goulots d’étranglement structurels sont problématiques. »

Par ce nouveau programme, le FMI veut permettre au pays d’assurer la viabilité de la balance des paiements, de restreindre les dépenses courantes et de mobiliser les financements publics et privés, tout en ménageant des marges de manœuvre pour financer les infrastructures et les dépenses sociales.

Le document annexe du Fonds confirme que la croissance enregistrée entre 2012 et 2015 « a permis de freiner le recul du revenu par habitant, qui a duré près d’une décennie ». Il souligne cependant que « la robuste reprise de l’activité économique depuis 2012 n’a pas complètement effacé les séquelles socio-économiques des décennies de croissance molle et de recul des revenus. Il subsiste de fortes disparités au sein du pays et sur le plan des niveaux d’instruction, d’emploi et de revenu ».

Pour l’institution, il est crucial que le pays continue à améliorer le climat des affaires, notamment en matière d’administration et de recouvrement des impôts ainsi que sur le plan de la facilitation des échanges commerciaux. Elle préconise en outre de renforcer le cadre juridique des partenariats public-privé, de poursuivre la réforme des entreprises publiques et de renforcer le contrôle de l’ensemble des activités publiques pour en améliorer la transparence.

 

Studio JA

Projections 2016-2020 selon le FMI. © Studio JA

Fermer

Je me connecte