Justice

Affaire Bictogo-Soeximex : la guerre du cacao

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Adama Bictogo

Adama Bictogo © OLIVIER POUR J.A.

Le 12 décembre, Soeximex a porté plainte pour escroquerie contre Adama Bictogo devant le TGI de Nanterre.

Motif : cette société française, spécialiste du trading en cacao, soupçonne l’homme d’affaires ivoirien de n’avoir jamais eu l’intention de lui rembourser la somme qu’elle lui avait avancée pour que sa société, Côte d’Ivoire Fruits, prenne en charge, entre 2004 et 2006, la collecte et l’acheminement de 13 000 tonnes de cacao via le port de Lomé.

Soeximex estime que l’ancien ministre lui doit 6,6 millions d’euros, intérêts compris. Un montant que Bictogo conteste. Après avoir reconnu un arriéré de 2,5 millions d’euros en 2006 et promis pendant des années de le rembourser – un protocole d’accord transactionnel avait même été signé en décembre 2014 –, Bictogo a invoqué, en avril 2016 devant le tribunal de commerce de Nanterre, le délai de prescription de cinq ans qui s’applique à ce type de transaction.

La justice avait alors reconnu que la dette existait bel et bien, mais avait annulé une hypothèque d’août 2014 portant sur des biens immobiliers situés en région parisienne et appartenant à Bictogo.

En janvier 2015, le même Bictogo avait déjà invoqué le délai de prescription devant la justice ivoirienne pour contester une demande de recouvrement d’un peu moins de 27 millions de F CFA de Bank of Africa. Il avait alors obtenu gain de cause.

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