Société

Cameroun – Affaire Eseka : Camrail ne se presse pas

Un mois et demi après la catastrophe ferroviaire d’Eseka (79 morts), les collectifs de victimes exigent réparation.

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Mis à jour le 13 décembre 2016 à 08:04

Le train Yaoundé-Douala, qui a déraillé le 21 octobre 2016 à Eseka, au Cameroun. © AP/SIPA

Leurs avocats tentent, sans succès pour le moment, d’obtenir de Camrail et de ses actionnaires – le groupe Bolloré en tête – des informations sur les polices d’assurance qu’ils ont contractées, afin d’évaluer le montant des indemnités susceptibles de leur être réclamées.

« Ce montant dépassera forcément les 150 millions d’euros que Trafigura (l’armateur du Probo Koala, qui avait répandu 528 m3 de déchets toxiques à Abidjan en 2006) avait versés à l’État ivoirien, confie un proche du dossier. Une somme inférieure apparaîtrait comme dérisoire, ne serait-ce qu’en raison de l’ancienneté des liens qui unissent Camrail à l’économie camerounaise. »