Économie

Électricité : Jean-Louis Borloo soutenu par le prince saoudien

C’est en novembre 2014 à Dakar, à l’occasion du XVe sommet de la Francophonie, que Jean-Louis Borloo a fait la connaissance de celui qu’il qualifie d’« homme le plus influent du Moyen-Orient ».

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Mis à jour le 7 décembre 2016 à 12:34

Jean-Louis Borloo (France), ancien maire de Valenciennes, ancien ministre, au moment du lancement d’Energie pour l’Afrique, une fondation destinée à trouver des fonds et créer des synergies pour l’électrification de l’Afrique. A Paris, le 27.02.2015. © Vincent Fournier/JA

« Progressiste », « féministe »… Ce 30 novembre, à Paris, l’ancien ministre de l’Écologie de Nicolas Sarkozy n’a pas tari d’éloges sur Al Walid Ibn Talal lors d’une rencontre avec la presse organisée à l’hôtel George-V – propriété du prince saoudien, dont la fortune avoisine 30 milliards de dollars. Objectif : annoncer le soutien de la fondation Alwaleed Philanthropies à son projet d’électrification de l’Afrique.

Après Dakar, les deux hommes se sont rencontrés « une petite dizaine de fois », notamment en mars 2015 à Ryad, où Borloo a été reçu en tant qu’envoyé spécial du président François Hollande. Accueillant d’abord avec « prudence » l’initiative de l’ancien homme politique, le Saoudien a été convaincu, au fil des mois, par sa capacité à « être reçu par les chefs d’État et à les fédérer » autour de son projet, a indiqué Kacy Grine, son conseiller spécial, qui le représentait au George-V.

Au point, dit-il, d’en devenir le héraut auprès des grands philanthropes de la planète, mais sans s’engager financièrement pour le moment. Le prince Al Walid devait tenir simultanément une conférence de presse à Ryad pour officialiser le soutien de sa fondation. Il n’y avait cependant pas trace de cet événement à l’heure où nous mettions sous presse.