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Comment BNP Paribas négocie sa sortie du Gabon

Agence de BNP Paribas El Djazaïr, rue Didouche à Alger, en mars 2014. © Alexandre Dupeyron pour Jeune Afrique

Engagé depuis plusieurs mois et décidé directement par Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, le processus de cession des parts (47 %) du groupe français dans sa filiale gabonaise, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig), est encore loin d’être réglé : la proposition de rachat par le marocain Banque centrale populaire (BCP) a été officiellement rejetée en septembre en conseil d’administration par la partie gabonaise, qui souhaite une reprise par une banque française ou internationale.

Avec l’appui de Claude Ayo-Iguendha, patron de la Bicig depuis près de quinze ans, celle-ci a jusqu’au 14 décembre pour proposer une autre option.

De bonne source, on estime que la plus probable à court terme reste un rachat par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Dans ce cas de figure, les équipes de BNP Paribas menées par les deux patrons Afrique Philippe Tartelin et Jean-Luc Oliver Akoto ont accepté de conserver 5 % à 10 % des parts et, surtout, de devenir un partenaire technique. Si l’option FGIS (à qui l’opération coûterait tout de même une quarantaine de millions d’euros) échoue, BNP devrait opter pour une reprise par BCP…

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