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Éducation : public, privé, même constat

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Malgré les efforts des États et la multiplication des établissements privés, l’école africaine n’est toujours pas au niveau. À la recherche de main-d’œuvre qualifiée, des entreprises prennent le relais.

La rentrée est à peine passée que, déjà, au Burkina Faso et au Cameroun, la tension monte entre les syndicats d’enseignants et leur ministre de tutelle, sur fond de revendications salariales. En Côte d’Ivoire, les professeurs d’université se sont mis en grève pour obtenir le paiement des heures supplémentaires effectuées lors de l’année 2014-2015. Et en Afrique du Sud, les étudiants sont descendus dans la rue pour protester contre la hausse du prix des inscriptions. Des manifestations dispersées par les forces de l’ordre à l’aide de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc.

Un défi démographique important

Partout, les systèmes éducatifs africains donnent des signes de faiblesse, malgré les efforts budgétaires réalisés par les gouvernements. « Le continent fait face à un défi démographique inédit tant par son ampleur que par sa vitesse. On cite souvent la Corée du Sud comme source d’inspiration pour les États africains parce qu’elle s’est développée en misant sur l’éducation. Mais dans les faits, les trajectoires ne sont pas comparables. Le taux d’accroissement de la population de beaucoup de pays est encore de 3 % par an.

Ils sont loin de bénéficier d’un dividende démographique [avantage économique après une baisse de la natalité, avec une population très productive] qui leur permettrait d’allouer les fonds nécessaires au fonctionnement des systèmes éducatifs », constate Marc Pilon, démographe spécialiste de l’éducation.

Dans son dernier rapport, l’Unesco fait un état des lieux préoccupant de l’accès à l’école primaire. Selon les dernières statistiques disponibles, plus de 31 millions d’enfants restent exclus du système éducatif. C’était pourtant l’un des objectifs du millénaire définis par la Banque mondiale pour 2015. Néanmoins, ces quinze dernières années, le continent a réalisé d’impressionnants progrès quantitatifs : en 2014, 80 % des Subsahariens de 6 à 11 ans fréquentaient l’école primaire, contre 57 % en l’an 2000. Et les filles (77 %) presque autant que les garçons (82 %), se réjouit Hélène Charton, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Les écoles privées, un atout pour le primaire

Héritage britannique oblige, les pays anglophones se sont naturellement appuyés sur les établissements privés pour améliorer les taux de scolarisation. En 2011, au Kenya, ces institutions accueillaient déjà environ 15 % des élèves du primaire, et les deux tiers d’entre elles coûtaient moins cher que les écoles publiques. Mais en Afrique francophone, marquée par l’approche française faisant de l’éducation un bien public, la montée en puissance des établissements privés a été beaucoup plus lente.

Néanmoins, aujourd’hui, ceux-ci prospèrent. « Un mouvement largement encouragé par les bailleurs comme la Banque mondiale », analyse Hélène Charton. « Le fait que l’on atteigne 83 % de scolarisation au primaire à Ouagadougou est fortement lié à leur présence », reconnaît le chercheur burkinabè Maxime Compaoré.

Un important manque d’enseignants

Reste que, selon l’Unesco, la qualité des enseignements dans le primaire est en baisse constante. Une situation qui s’explique par le fait que le continent a le plus fort ratio d’élèves par professeur qualifié – 44 en moyenne au sud du Sahara, contre 14 dans les pays développés. Un chiffre qui cache des situations encore plus inquiétantes. On compte un professeur pour 62 élèves au Togo et un pour 77 au Cameroun. L’accroissement du nombre d’enfants scolarisés est tellement rapide qu’il y a une pénurie d’enseignants, constate Maxime Compaoré. Et il ne peut y avoir d’éducation de qualité sans professeurs de qualité.

Dans ce domaine, les écoles privées ne relèvent pas toujours le niveau. Si la scolarisation a augmenté à Ouagadougou grâce à elle, « la qualité n’y est pas », regrette Maxime Compaoré. Un constat qui vaut pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Au Sahel, les chercheurs constatent la prolifération d’écoles communautaires, notamment celles privilégiant des enseignements en arabe, alors que cette langue n’a aucune existence légale au Mali ou au Burkina Faso.

Les familles qui font ce choix pour leurs enfants manifestent à la fois une défiance vis‑à-vis des écoles publiques, jugées peu performantes, l’expression d’une demande religieuse et, dans certaines régions, un souci d’intégration à leur communauté. Mais ces établissements ne sont pas les seuls à inquiéter les pouvoirs publics.

En Ouganda, au Kenya, au Nigeria et au Liberia, le groupe Bridge International Academies (BIA), fondé en 2008 par trois Américains sortis de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), propose de scolariser des enfants pour 6 dollars (environ 5,50 euros) par mois. Au mois d’août, le ministère ougandais de l’Éducation a dénoncé des conditions d’hygiène et de sécurité qui mettent en danger les élèves et l’emploi de méthodes pédagogiques dépassées qui ne favorisent pas l’interaction entre les enseignants et les élèves.

Sommé de cesser les activités de ses 63 établissements dans le pays, BIA n’avait, selon la presse locale, toujours pas obtempéré début octobre. Cette mésaventure n’a pas dissuadé le Liberia de lui confier certaines de ses écoles primaires, dans le cadre du processus de libéralisation du système éducatif entamé à la rentrée. Un partenariat public-privé dont le coût est estimé à 65 millions de dollars pour l’État et qui garantit la gratuité de l’inscription pour les familles. La mesure, unique par son ampleur, suscite de nombreuses craintes, y compris celle du rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’éducation, Kishore Singh. L’économiste Justin Sandefur, du Center for Global Development, à Washington, se dit au contraire « prudemment optimiste sur la possibilité de parvenir à des progrès significatifs d’ici un an ».


Promesses en l’air ?

À travers la déclaration d’Alger de 2005, les membres de l’Union africaine s’étaient engagés à affecter au moins 20 % de leur budget à l’éducation. Plus d’une décennie plus tard, rares sont les États qui ont tenu parole. Si le continent comprend quelques bons élèves comme l’Éthiopie (27 %), le Kenya (30 %) ou le Bénin (22 %), la plupart stagnent loin du compte, selon l’Unesco. Les dernières statistiques disponibles établissaient la moyenne subsaharienne à 17 %.


Les questions posées par le choix du Liberia restent nombreuses, notamment concernant sa capacité à superviser le fonctionnement des écoles dont il a confié la gestion. « Le manque de moyens pour contrôler l’activité des groupes privés est une des difficultés des administrations africaines », reconnaît Rohen d’Aiglepierre, économiste à l’Agence française de développement (AFD).

Formations techniques

Le chercheur s’interroge par ailleurs sur la volonté des États africains d’étendre la généralisation de l’accès à l’école au premier cycle de l’enseignement secondaire, alors qu’aucune réflexion globale n’a véritablement été entamée. Selon les chiffres donnés par l’AFD en 2015, en Afrique subsaharienne, 54 % des enfants en âge d’être intégrés au premier cycle du secondaire, soit 22 millions d’élèves, étaient hors de toute structure éducative.

Pourtant identifiés comme un facteur clé de développement pour les économies africaines, les cursus techniques restent peu présents dans l’enseignement public comme dans les écoles privées.

Si ces dernières accueillent pas moins de 20,2 % des collégiens et 27,5 % des lycéens en Afrique subsaharienne, elles privilégient encore très souvent l’enseignement général au détriment de ces formations, qui demandent plus d’investissements et sont encore socialement déconsidérées. « Ce domaine de la formation professionnelle reste encore inexploité et sous-équipé. Il n’offre que très peu de places comparé aux besoins », constatait l’AFD fin 2013.

Baptiste de Ville d’Avray

À Tanger, un institut de formation aux métiers de l’industrie automobile est intégré à l’usine Renault-Nissan. © Baptiste de Ville d’Avray

Désillusion pour les jeunes diplomés

Le désintérêt pour ce type de cursus traduit notamment un manque de dialogue entre les ministères de l’Éducation et les entreprises. « Au Congo, l’État vient de refondre les filières professionnelles sans même interroger les organisations patronales », déplore Paul Giniès, président de la commission éducation-formation du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Ce décalage entre l’offre éducative et les attentes du secteur privé, on le retrouve aussi dans l’enseignement supérieur.

Pour de nombreux jeunes diplômés, l’arrivée sur le marché du travail constitue une grande désillusion. Ils ont poursuivi leurs études au collège, au lycée, puis à l’université, pour finalement devoir accepter un emploi sous-qualifié.

« Pendant longtemps, l’enseignement supérieur avait pour but de former les fonctionnaires dont le pays avait besoin. Aujourd’hui c’est une usine à chômeurs, qui génère beaucoup de frustration », estime Paul Giniès. Une fois encore, les écoles privées, en se concentrant sur les formations en gestion et en management, n’apportent pas véritablement d’alternative… Quand elles n’affaiblissent pas en plus le système public en attirant ses meilleurs professeurs.

Pressées de trouver des solutions, les entreprises commencent à faire bouger les lignes. « Nous n’intervenons généralement pas au niveau de l’éducation de base, même si quelques groupes privés, comme le kényan Equity Bank, le font dans le cadre de leur politique sociale, par exemple en octroyant des bourses.

En revanche, nous avons un rôle à jouer pour diffuser la culture entrepreneuriale, aider les pouvoirs publics à adapter les orientations scolaires en fonction des exigences du marché et faire la promotion de la formation qualifiante », explique Frederick Muia, conseiller du président de l’Organisation internationale des employeurs, qui regroupe les fédérations patronales de plus de 140 pays. Pour porter son plaidoyer, l’OIE annoncera le 3 novembre la création d’une fondation nommée Jobs for Africa.

Les solutions des entreprises

Sans attendre, certains groupes, comme Bolloré, créent depuis quelques années leurs propres instituts de formation. À la rentrée de 2015, le spécialiste de l’énergie Eranove, via sa filiale Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), a inauguré à Abidjan un centre des métiers de l’électricité où il dispense notamment un BTS électrotechnique. « Au Maroc, la délégation des formations professionnelles aux entreprises est déjà une réalité dans les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile.

Et cela donne de bons résultats », juge Paul Giniès. Pour l’ancien patron de l’Institut d’ingénierie 2iE à Ouagadougou, l’avenir de la formation professionnelle s’écrira aussi hors du système scolaire : « Les diplômes sont trop longs à obtenir. Aujourd’hui, un jeune ne peut plus attendre trois ans pour décrocher un CAP de mécanicien en étant formé sur un moteur de Renault 12. Il faut apporter un socle de compétences beaucoup plus rapidement et délivrer une certification. C’est la reconnaissance que lui accorderont les entreprises qui fera sa valeur. »

Mais pour Paul Giniès, le véritable défi du continent concernera, dans les années à venir, le secteur informel, qui emploie 90 % des actifs. Il plaide pour la création d’un « radar de compétences » qui permettrait d’identifier et de valoriser les savoir-faire et les savoir-être acquis hors de l’école. « Un bon moyen de favoriser l’employabilité et la mobilité professionnelle des jeunes Subsahariens », estime-t‑il.

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TITRE DU POSTE :   SPÉCIALISTE EN CHEF RÉGIONAL DES OPÉRATIONS NON SOUVERAINES (ONS)
COMPLEXE :   SECTEUR PRIVÉ, INFRASTRUCTURE ET INDUSTRIALISATION (PIVP)
DÉPARTEMENT/DIVISION :   VICE-PRÉSIDENCE DU SECTEUR PRIVÉ, DE L’INFRASTRUCTURE ET DE L’INDUSTRIALISATION FRONT OFFICE (PIVP)
GRADE :   PL2
SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE :   VICE-PRÉSIDENT DU SECTEUR PRIVÉ, DE L’INFRASTRUCTURE ET DE L’INDUSTRIALISATION
LIEU D’AFFECTATION :   ABIDJAN, CȎTE D’IVOIRE; NAIROBI, KENYA; TUNIS, TUNISIE; PRETORIA, AFRIQUE DU SUD; YAOUNDÉ, CAMEROUN; ABUJA, NIGERIA
INFORMATION SUR LE POSTE :   CE POSTE BÉNÉFICIE DU STATUT INTERNATIONAL ET OUVRE DROIT AUX CONDITIONS D’EMPLOI Y AFFÉRENTES Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème et/ou en envoyant une capture écran indiquant le problème à : HR Direct HRDirect@AFDB.ORG.  
SAP N   50102203; 50102204; 50102199; 50102205; 50102198; 50083341  
DATE DE CLÔTURE :   02 JUIN 2021 (à 23 h 59 GMT)
Pour postuler: https://www.afdb.org/fr/vacancies/specialiste-en-chef-regional-des-operations-non-souveraines-ons-pivp-43464
LA BANQUE : Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution panafricaine de développement. Elle a pour mission de promouvoir la croissance économique et le progrès social dans l’ensemble du continent. La Banque compte 81 pays membres, dont 54 pays africains (les pays membres régionaux). Le programme de développement de la Banque vise à fournir l’appui financier et technique aux projets porteurs de transformation qui permettront de réduire sensiblement la pauvreté grâce à une croissance économique inclusive et durable en Afrique. Pour davantage se concentrer sur les objectifs de la Stratégie décennale (2013 — 2022) et réaliser un plus grand impact sur le développement, Cinq grandes priorités (High 5) dans lesquelles les interventions devront s’intensifier pour accélérer l’obtention de résultats en Afrique ont été identifiées, à savoir : l’énergie, l’agro-industrie, l’industrialisation, l’intégration et l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. La Banque entend constituer une équipe de direction qui pilotera la mise en œuvre efficace de cette vision. LE COMPLEXE : La Vice-présidence chargée du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation (V.-P., PIPV) est au cœur de la mission de la Banque consistant à développer l’ensemble du secteur privé, tous secteurs confondus, améliorer les infrastructures et accélérer l’industrialisation. Ses principales fonctions sont les suivantes : i) renforcer l’environnement propice au développement du secteur privé [et du secteur financier] pour une croissance inclusive et un développement durable ; ii) soutenir le développement d’infrastructures fiables et durables, y compris les villes et le développement urbain ; iii) donner une nouvelle impulsion à la performance industrielle et commerciale pour la transformation structurelle en Afrique, , ce qui inclut également les 4IR et les TIC. Le Complexe met à profit les connaissances, le cofinancement et les partenariats pour attirer les capitaux privés et collaborer avec les gouvernements pour mettre en œuvre le programme de développement de la Banque. Les responsabilités du Complexe sont également les suivantes : i) jouer le rôle de chef de file dans la réalisation de la stratégie « Industrialiser l’Afrique » et participer, en tant que l’un des leaders, à la réalisation de la stratégie « Intégrer l’Afrique » ; ii) gérer le cycle complet des projets dans son domaine de compétence, de la phase de préparation à l’achèvement des projets, tant pour le secteur privé que pour le secteur public, et ce, en partenariat étroit avec les régions ; iii) assurer un leadership éclairé dans les domaines relevant de sa compétence et dans le cadre des partenariats et initiatives connexes ; et iv) agir en tant que porte-parole de la Banque dans ces domaines.  LE POSTE : La BAD souhaite recruter un Spécialiste en chef régional des opérations non souveraines (ONS) pour chacun des cinq bureaux régionaux, à savoir le bureau régional pour l’Afrique centrale, le bureau régional pour l’Afrique de l’Est, le bureau régional pour l’Afrique du Nord, le bureau régional pour l’Afrique australe ainsi que le bureau national pour le Nigeria. Les ONS font référence à une association de financements du secteur privé et d'entreprises d'État, ces dernières ne bénéficiant pas de la garantie de l'État. Le Spécialiste en chef régional des opérations non souveraines sera chargé de mener des activités liées au développement économique, d’assurer l’opérationnalisation ainsi que le soutien et la coordination de la mise en œuvre de la stratégie de la Banque en matière d’opérations non souveraines et de développement du secteur privé dans la région. Les activités liées aux ONS de la Banque ont connu une forte tendance à la hausse ces dernières années. Par ailleurs, des évaluations indépendantes récentes ont souligné les points forts de l’approche de la Banque et mis en évidence les domaines où des améliorations sont nécessaires. La nouvelle stratégie de la Banque pour le développement du secteur privé 2020-2025 vise donc à renforcer son engagement auprès des gouvernements et des opérateurs du secteur privé et à faire avancer le programme de développement du secteur privé de la Banque. Le titulaire du présent poste jouera un rôle essentiel dans la mise en œuvre de cette stratégie, en exerçant ses fonctions sur la base de l’approche « Une seule Banque » de la Banque et en collaborant étroitement avec les acteurs publics et privés. Le Spécialiste en chef régional des ONS jouera un rôle important dans la mise en œuvre décentralisée de la stratégie de la Banque en matière de stratégie pour le développement du secteur privé au niveau régional et national. Il travaillera en étroite collaboration avec le Directeur général, les responsables pays, les directeurs et responsables sectoriels chargés des ONS, le Directeur du département chargé de la gouvernance et les Économistes pays, afin de garantir l’homogénéité et la cohérence de la mise en œuvre de la stratégie de la Banque pour le développement du secteur privé dans les régions et les pays. Il devra travailler avec les équipes du secteur public et du secteur privé pour développer une synergie dans le travail de la Banque. Une telle synergie permet de s’assurer que les questions relatives au secteur privé sont prises en compte lors des activités en amont relatives aux politiques, à la réglementation et à l’environnement des affaires dans le cadre des opérations souveraines (OS), de manière à rendre les marchés plus attrayants pour les investisseurs du secteur privé.  PRINCIPALES FONCTIONS : Sous la direction générale et la supervision directe du Vice-président de PIVP, le Spécialiste en chef régional des ONS s’acquittera des tâches suivantes, sans toutefois s’y limiter :
  • Jouer le rôle de point focal pour les directeurs généraux, les directeurs sectoriels chargés des ONS (DSN), les responsables pays et les responsables sectoriels des ONS en ce qui concerne le secteur privé et les opérations non souveraines dans la région ;
  • En consultation avec le DG et les responsables pays, tout en se concertant avec les directeurs sectoriels chargés des ONS et les responsables sectoriels des ONS, s’assurer que les dimensions du secteur privé et des ONS sont correctement prises en compte dans les documents de stratégie pays (DSP) ainsi que dans le document de stratégie d’intégration régionale (DSIR) pour les pays et la région concernés, et diriger la conception et le développement des profils du secteur privé des pays (PSP) ;
  • Travailler en collaboration avec l’équipe de l’AIF et en coordination avec les DG et les responsables pays en vue de l’identification d’une série de projets à présenter au Forum africain de l’investissement. Le spécialiste en chef régional fournira également des conseils sur la mise en œuvre du pacte lusophone et sur l’identification de la réserve de projets connexes dans les pays concernés ;
  • Diriger, après consultation des DG et des directeurs sectoriels chargés des ONS (ainsi que d’autres acteurs, le cas échéant, tels que les responsables pays ou, selon le cas, les responsables sectoriels des ONS et les coordinateurs nationaux), la finalisation des POI des ONS (Plans d'opérations indicatifs pour chaque année) pour la région ;
  • Assurer le rôle de point focal dans la structure matricielle de l’approche d’une seule banque pour : i) consolider toutes les activités liées au développement du secteur privé et aux ONS dans la région et en informer les DG ; ii) servir de personne-ressource principale pour tous les complexes sectoriels en ce qui concerne le développement du secteur privé et les ONS dans les régions ;
  • Conseiller les DG et les responsables pays sur la gestion de la marge de manœuvre pour les ONS dans chaque région et pays, et concevoir des approches pour le transfert et l’atténuation des risques en collaboration avec les départements appropriés tels que FIST ;
  • Soutenir activement le dialogue politique au niveau national et régional en ce qui concerne la fonction publique et les services nationaux de statistique, et ce, en étroite collaboration avec les DG, les responsables pays et les directeurs sectoriels chargés des ONS, et en collaboration avec le département chargé de la gouvernance au sein d’ECVP (notre Complexe d'économie et de gouvernance) et l’économiste pays ;
  • Fournir des conseils aux DG et aux responsables pays en matière de dialogue politique avec les autorités ainsi qu’avec les CER sur les questions de politique affectant le développement du secteur privé et le climat d’investissement ;
  • Élaborer et concevoir des notes d’information et des mémoires sur le développement du secteur privé et les ONS, spécifiques aux pays et aux régions, afin d’étayer les plans d’investissement intégré et les opérations d’assistance technique, y compris les priorités sectorielles et les objectifs opérationnels ;
  • Soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur privé (PSDS), de la stratégie de développement du secteur financier (FSDS) ainsi que du volet secteur privé de la stratégie de gouvernance économique en Afrique (SEGA) dans la région et les pays concernés ;
  • Soutenir le travail réalisé en amont en ce qui concerne le développement du secteur privé ainsi que les activités d’assistance technique au niveau national et régional ;
  • Diriger les activités de développement économique dans le cadre des opérations du secteur privé et des ONS à l’échelle nationale et régionale pour les clients nationaux ou d’un seul pays de la région (et les clients régionaux africains basés dans les régions relevant de sa compétence), et soutenir stratégiquement la gestion du portefeuille des ONS ;
  • Travailler en étroite collaboration avec les responsables sectoriels des ONS en soutenant les activités liées à la création de données sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’identification des clients et des opportunités d’affaires, la validation, la vérification préalable de l’intégrité des clients, le développement de la réserve de projets à l’échelle locale, et le soutien à la gestion proactive du portefeuille en assurant de bons rapports avec les clients, conformément aux priorités institutionnelles de la Banque ;
  • Établir et assurer la gestion des relations avec les parties prenantes, y compris les clients clés (gouvernements et entreprises privées) au niveau le plus élevé de la hiérarchie et veiller au bon positionnement de la Banque en tant que partenaire de choix en matière de soutien aux projets à fort impact sur le développement au niveau national et régional, y compris les projets d’industrialisation intégrée transformatrice ;
  • Établir des relations avec les principales parties prenantes (notamment les régulateurs concernés, les entreprises, les ONG, les fonds de capital-investissement et les investisseurs) ;
  • Identifier les domaines dans lesquels la Banque peut contribuer à l’accélération du développement du marché par l’innovation, en se fondant sur une compréhension approfondie des marchés locaux et sur les meilleures pratiques issues de l’expérience régionale de la Banque, ainsi que sur le potentiel d’exploitation des synergies entre les OS et les ONS de la Banque ;
  • Diriger/coordonner l’élaboration de stratégies d’engagement auprès des clients en ciblant les clients stratégiques existants et nouveaux ;
  • Examiner et valider, pour tous les investissements et programmes d’assistance technique dans la région, les résultats obtenus en ce qui concerne la valeur ajoutée des opérations de la Banque, l’impact sur le développement et l’adéquation avec l’orientation stratégique de la Banque ainsi que du DSP et du DSIR ;
  • Construire et développer un réseau de partenaires de la Banque issus du secteur privé dans le pays et la région, ainsi qu’une stratégie globale de communication ; s’engager auprès des médias locaux en coordination avec PCER (département de la communication) ;
  • Représenter la Banque et assurer la visibilité de ses activités auprès des acteurs du secteur privé au niveau national et régional, notamment en organisant/participant à des événements de haut niveau (visites de haut niveau, entretiens, séminaires, tables rondes sur les PPP, groupes de travail sectoriels et conférences) ;
  • Développer une bonne connaissance du marché et collecter davantage d’informations sur ce dernier afin de s’assurer que la Banque s’engage auprès des bons clients. Assumer la responsabilité de la sélection des clients, s’assurer de l’intégrité des clients potentiels et développer et maintenir des relations avec ces entreprises dans le but d’identifier les opportunités d’affaires en tenant compte de la stratégie décennale de la Banque, des High 5, de la PSDS, de la FSDS, de la SEGA et des instruments financiers ;
  • Assumer une part de la responsabilité (conjointement avec les responsables sectoriels des ONS et les gestionnaires de portefeuille) en ce qui concerne la qualité et la performance du portefeuille des opérations du secteur privé et des ONS des pays de la région dont il a la charge; et
  • Assurer la supervision administrative de tous les chargés d’investissement dans la région. En outre, le titulaire devra diriger, développer et encadrer une équipe intégrée et diversifiée composée de chargés d’investissement et de chargés de portefeuille dans le cadre des ONS, en veillant à ce que l’équipe soit très performante et motivée, produise des résultats clairs et soit déterminée à assurer le succès des activités des ONS de la Banque dans la région.
COMPÉTENCES (qualifications, expérience et connaissances) :
  • Être titulaire d’au moins un Master 2 en Administration des Affaires, en Finances, en Economie, en Développement International ou dans toute autre discipline pertinente ;
  • Justifier d’une expérience professionnelle pertinente d’au moins huit (8) ans dans le domaine de l’élaboration de stratégies, de la prestation de services de conseil, de la finance, des activités relevant de la banque d’investissement, du financement de projets et de la finance, du capital-investissement et des services de conseil en gestion ;
  • Avoir une bonne maîtrise des stratégies, politiques, procédures et pratiques des institutions multilatérales de développement ;
  • Être doté de bonnes aptitudes en matière de gestion des relations avec la clientèle, sur la base d’un réseau existant de contacts pertinents de haut niveau dans le secteur privé et public de la région ou avoir une capacité avérée à construire un tel réseau de clients de haut niveau ;
  • Faire preuve d’une performance exceptionnelle et avérée en ce qui concerne les activités d’investissement et d’assistance technique ;
  • Justifier d’une expérience notable et avoir prouvé sa compétence en matière de développement et de gestion des relations avec les clients clés ;
  • Avoir une expérience professionnelle dans la région Afrique et un intérêt marqué pour le développement d’une compréhension approfondie des pays desservis par le bureau régional ;
  • Être en mesure de représenter la Banque à l’extérieur auprès des gouvernements, des médias, des clients, des donateurs et d’autres parties prenantes ;
  • Être capable d’établir des relations fructueuses dans le cadre de l’approche matricielle d’une seule banque ;
  • Être capable de développer des solutions innovantes et de remettre en cause le statu quo dans le but de valoriser l’image et les activités de la Banque auprès des acteurs du secteur privé dans la région et sur ses marchés ;
  • Posséder des compétences très développées en matière de réflexion stratégique, combinées à une capacité à traduire des concepts et des orientations stratégiques dans des projets et des programmes viables et durables, tout en consultant les parties prenantes concernées ;
  • Être en mesure de faire concorder tous les aspects liés à la création d’un projet et à diriger le processus de mise en œuvre du programme de prêt ;
  • Avoir une excellente maîtrise de l’anglais ou du français, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, de préférence avec une connaissance pratique de l’autre langue.
  • Savoir utiliser les applications standard de la suite Microsoft Office ; la connaissance de SAP serait un atout.
Seuls les candidats répondant à tous les critères exigés par la Banque et retenus pour les entretiens seront contactés. Les candidatures ne seront prises en compte que si elles sont constituées d’une demande soumise en ligne, d’un curriculum vitae (CV) complet et des copies des diplômes requis. Le Président de la BAD se réserve le droit de nommer un candidat à un grade inférieur à celui du poste publié. La Banque africaine de développement est un employeur garantissant l’égalité des chances et les candidatures féminines sont vivement encouragées. http://www.afdb.org Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ne perçoit aucuns frais ou contribution de quelque nature que ce soit des candidats tout au long de son processus de recrutement (dépôt ou traitement de la candidature, étude du CV, entretien d’embauche et traitement final des candidatures). En outre, le Groupe de la BAD ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats et décline toute responsabilité de publications frauduleuses d’offres d’emploi en son nom ou, de manière générale, d’utilisation frauduleuse de son nom de quelque manière que ce soit.  « Veuillez noter que la Banque n’accepte pas la double nationalité. Par conséquent, vous devez indiquer la nationalité que vous aimeriez faire valoir tout au long de votre carrière à la Banque, si vous êtes recruté. Veuillez télécharger les pièces d’identité délivrées par le gouvernement telles que le passeport, la carte d’identité nationale ou le certificat de nationalité, etc. » BAD
2021-05-05 09:17:39
full-time
Sénégal

| Banque-Finance-Assurance
La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est un établissement public international dont le siège est fixé à Dakar, au Sénégal. Elle est l’Institut d’émission commun aux Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) que sont le Bénin, le Burkina, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Dans le cadre de la conduite de projets stratégiques structurants qu'elle mène dans le domaine, la BCEAO recrute un Expert en administration d'institut de formation. Missions :
  • Contribuer à la définition et à la mise en œuvre des stratégies de l'institut de formation, en lien avec son positionnement comme centre d'excellence ;
  • Participer à l'organisation et à la supervision des activités de l'institut de formation.
Profil requis :
  • Qualifications académiques : diplôme de niveau baccalauréat + 5 en ingénierie de la formation, gestion des ressources humaines ou autres disciplines connexes
  • Expérience professionnelle : au moins dix (10) années d'expérience dans le domaine de la gestion d'un centre de formation, dont au moins cinq (5) dans des fonctions managériales
  • Autres critères :
    • être âgé de 40 ans au plus
    • être ressortissant d'un Etat membre de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo)
Famille professionnelle : Management Type de contrat : Contrat à durée indéterminée (CDI) Le détail de la fiche de poste et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site internet de la BCEAO, à l'adresse suivante : https://www.bceao.int/fr/content/recrutement-dun-expert-en-administration-dinstitut-de-formation Seules les candidatures enregistrées en ligne sur le formulaire précité seront examinées. Date limite de réception des candidatures : 20 mai 2021 NB : Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème à l'adresse candidatures@bceao.int. Les Services de la Banque Centrale contacteront uniquement les candidats qui seront présélectionnés. Ces derniers seront également invités à fournir les copies des diplômes mentionnés sur leur curriculum-vitae. Aucune contrepartie financière n'est exigée par la BCEAO pour le dépôt des candidatures.
2021-04-29 07:05:07
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  • Qualifications académiques : diplôme de niveau baccalauréat + 5 en gestion des ressources humaines ou autres disciplines connexes
  • Expérience professionnelle : au moins dix (10) années d'expérience dans le domaine de la gestion des ressources humaines, dont au moins cinq (5) dans des fonctions managériales
  • Autres critères :
    • être âgé de 40 ans au plus
    • être ressortissant d'un Etat membre de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo)
Famille professionnelle : Management Type de contrat : Contrat à durée indéterminée (CDI) Le détail de la fiche de poste et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site internet de la BCEAO, à l'adresse suivante : https://www.bceao.int/fr/content/recrutement-dun-expert-en-gestion-des-ressources-humaines Seules les candidatures enregistrées en ligne sur le formulaire précité seront examinées. Date limite de réception des candidatures : 20 mai 2021 NB : Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème à l'adresse candidatures@bceao.int. Les Services de la Banque Centrale contacteront uniquement les candidats qui seront présélectionnés. Ces derniers seront également invités à fournir les copies des diplômes mentionnés sur leur curriculum-vitae. Aucune contrepartie financière n'est exigée par la BCEAO pour le dépôt des candidatures.  
2021-04-29 07:02:11
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