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Éducation : public, privé, même constat

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Malgré les efforts des États et la multiplication des établissements privés, l’école africaine n’est toujours pas au niveau. À la recherche de main-d’œuvre qualifiée, des entreprises prennent le relais.

La rentrée est à peine passée que, déjà, au Burkina Faso et au Cameroun, la tension monte entre les syndicats d’enseignants et leur ministre de tutelle, sur fond de revendications salariales. En Côte d’Ivoire, les professeurs d’université se sont mis en grève pour obtenir le paiement des heures supplémentaires effectuées lors de l’année 2014-2015. Et en Afrique du Sud, les étudiants sont descendus dans la rue pour protester contre la hausse du prix des inscriptions. Des manifestations dispersées par les forces de l’ordre à l’aide de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc.

Un défi démographique important

Partout, les systèmes éducatifs africains donnent des signes de faiblesse, malgré les efforts budgétaires réalisés par les gouvernements. « Le continent fait face à un défi démographique inédit tant par son ampleur que par sa vitesse. On cite souvent la Corée du Sud comme source d’inspiration pour les États africains parce qu’elle s’est développée en misant sur l’éducation. Mais dans les faits, les trajectoires ne sont pas comparables. Le taux d’accroissement de la population de beaucoup de pays est encore de 3 % par an.

Ils sont loin de bénéficier d’un dividende démographique [avantage économique après une baisse de la natalité, avec une population très productive] qui leur permettrait d’allouer les fonds nécessaires au fonctionnement des systèmes éducatifs », constate Marc Pilon, démographe spécialiste de l’éducation.

Dans son dernier rapport, l’Unesco fait un état des lieux préoccupant de l’accès à l’école primaire. Selon les dernières statistiques disponibles, plus de 31 millions d’enfants restent exclus du système éducatif. C’était pourtant l’un des objectifs du millénaire définis par la Banque mondiale pour 2015. Néanmoins, ces quinze dernières années, le continent a réalisé d’impressionnants progrès quantitatifs : en 2014, 80 % des Subsahariens de 6 à 11 ans fréquentaient l’école primaire, contre 57 % en l’an 2000. Et les filles (77 %) presque autant que les garçons (82 %), se réjouit Hélène Charton, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Les écoles privées, un atout pour le primaire

Héritage britannique oblige, les pays anglophones se sont naturellement appuyés sur les établissements privés pour améliorer les taux de scolarisation. En 2011, au Kenya, ces institutions accueillaient déjà environ 15 % des élèves du primaire, et les deux tiers d’entre elles coûtaient moins cher que les écoles publiques. Mais en Afrique francophone, marquée par l’approche française faisant de l’éducation un bien public, la montée en puissance des établissements privés a été beaucoup plus lente.

Néanmoins, aujourd’hui, ceux-ci prospèrent. « Un mouvement largement encouragé par les bailleurs comme la Banque mondiale », analyse Hélène Charton. « Le fait que l’on atteigne 83 % de scolarisation au primaire à Ouagadougou est fortement lié à leur présence », reconnaît le chercheur burkinabè Maxime Compaoré.

Un important manque d’enseignants

Reste que, selon l’Unesco, la qualité des enseignements dans le primaire est en baisse constante. Une situation qui s’explique par le fait que le continent a le plus fort ratio d’élèves par professeur qualifié – 44 en moyenne au sud du Sahara, contre 14 dans les pays développés. Un chiffre qui cache des situations encore plus inquiétantes. On compte un professeur pour 62 élèves au Togo et un pour 77 au Cameroun. L’accroissement du nombre d’enfants scolarisés est tellement rapide qu’il y a une pénurie d’enseignants, constate Maxime Compaoré. Et il ne peut y avoir d’éducation de qualité sans professeurs de qualité.

Dans ce domaine, les écoles privées ne relèvent pas toujours le niveau. Si la scolarisation a augmenté à Ouagadougou grâce à elle, « la qualité n’y est pas », regrette Maxime Compaoré. Un constat qui vaut pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Au Sahel, les chercheurs constatent la prolifération d’écoles communautaires, notamment celles privilégiant des enseignements en arabe, alors que cette langue n’a aucune existence légale au Mali ou au Burkina Faso.

Les familles qui font ce choix pour leurs enfants manifestent à la fois une défiance vis‑à-vis des écoles publiques, jugées peu performantes, l’expression d’une demande religieuse et, dans certaines régions, un souci d’intégration à leur communauté. Mais ces établissements ne sont pas les seuls à inquiéter les pouvoirs publics.

En Ouganda, au Kenya, au Nigeria et au Liberia, le groupe Bridge International Academies (BIA), fondé en 2008 par trois Américains sortis de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), propose de scolariser des enfants pour 6 dollars (environ 5,50 euros) par mois. Au mois d’août, le ministère ougandais de l’Éducation a dénoncé des conditions d’hygiène et de sécurité qui mettent en danger les élèves et l’emploi de méthodes pédagogiques dépassées qui ne favorisent pas l’interaction entre les enseignants et les élèves.

Sommé de cesser les activités de ses 63 établissements dans le pays, BIA n’avait, selon la presse locale, toujours pas obtempéré début octobre. Cette mésaventure n’a pas dissuadé le Liberia de lui confier certaines de ses écoles primaires, dans le cadre du processus de libéralisation du système éducatif entamé à la rentrée. Un partenariat public-privé dont le coût est estimé à 65 millions de dollars pour l’État et qui garantit la gratuité de l’inscription pour les familles. La mesure, unique par son ampleur, suscite de nombreuses craintes, y compris celle du rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’éducation, Kishore Singh. L’économiste Justin Sandefur, du Center for Global Development, à Washington, se dit au contraire « prudemment optimiste sur la possibilité de parvenir à des progrès significatifs d’ici un an ».


Promesses en l’air ?

À travers la déclaration d’Alger de 2005, les membres de l’Union africaine s’étaient engagés à affecter au moins 20 % de leur budget à l’éducation. Plus d’une décennie plus tard, rares sont les États qui ont tenu parole. Si le continent comprend quelques bons élèves comme l’Éthiopie (27 %), le Kenya (30 %) ou le Bénin (22 %), la plupart stagnent loin du compte, selon l’Unesco. Les dernières statistiques disponibles établissaient la moyenne subsaharienne à 17 %.


Les questions posées par le choix du Liberia restent nombreuses, notamment concernant sa capacité à superviser le fonctionnement des écoles dont il a confié la gestion. « Le manque de moyens pour contrôler l’activité des groupes privés est une des difficultés des administrations africaines », reconnaît Rohen d’Aiglepierre, économiste à l’Agence française de développement (AFD).

Formations techniques

Le chercheur s’interroge par ailleurs sur la volonté des États africains d’étendre la généralisation de l’accès à l’école au premier cycle de l’enseignement secondaire, alors qu’aucune réflexion globale n’a véritablement été entamée. Selon les chiffres donnés par l’AFD en 2015, en Afrique subsaharienne, 54 % des enfants en âge d’être intégrés au premier cycle du secondaire, soit 22 millions d’élèves, étaient hors de toute structure éducative.

Pourtant identifiés comme un facteur clé de développement pour les économies africaines, les cursus techniques restent peu présents dans l’enseignement public comme dans les écoles privées.

Si ces dernières accueillent pas moins de 20,2 % des collégiens et 27,5 % des lycéens en Afrique subsaharienne, elles privilégient encore très souvent l’enseignement général au détriment de ces formations, qui demandent plus d’investissements et sont encore socialement déconsidérées. « Ce domaine de la formation professionnelle reste encore inexploité et sous-équipé. Il n’offre que très peu de places comparé aux besoins », constatait l’AFD fin 2013.

Baptiste de Ville d’Avray

À Tanger, un institut de formation aux métiers de l’industrie automobile est intégré à l’usine Renault-Nissan. © Baptiste de Ville d’Avray

Désillusion pour les jeunes diplomés

Le désintérêt pour ce type de cursus traduit notamment un manque de dialogue entre les ministères de l’Éducation et les entreprises. « Au Congo, l’État vient de refondre les filières professionnelles sans même interroger les organisations patronales », déplore Paul Giniès, président de la commission éducation-formation du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Ce décalage entre l’offre éducative et les attentes du secteur privé, on le retrouve aussi dans l’enseignement supérieur.

Pour de nombreux jeunes diplômés, l’arrivée sur le marché du travail constitue une grande désillusion. Ils ont poursuivi leurs études au collège, au lycée, puis à l’université, pour finalement devoir accepter un emploi sous-qualifié.

« Pendant longtemps, l’enseignement supérieur avait pour but de former les fonctionnaires dont le pays avait besoin. Aujourd’hui c’est une usine à chômeurs, qui génère beaucoup de frustration », estime Paul Giniès. Une fois encore, les écoles privées, en se concentrant sur les formations en gestion et en management, n’apportent pas véritablement d’alternative… Quand elles n’affaiblissent pas en plus le système public en attirant ses meilleurs professeurs.

Pressées de trouver des solutions, les entreprises commencent à faire bouger les lignes. « Nous n’intervenons généralement pas au niveau de l’éducation de base, même si quelques groupes privés, comme le kényan Equity Bank, le font dans le cadre de leur politique sociale, par exemple en octroyant des bourses.

En revanche, nous avons un rôle à jouer pour diffuser la culture entrepreneuriale, aider les pouvoirs publics à adapter les orientations scolaires en fonction des exigences du marché et faire la promotion de la formation qualifiante », explique Frederick Muia, conseiller du président de l’Organisation internationale des employeurs, qui regroupe les fédérations patronales de plus de 140 pays. Pour porter son plaidoyer, l’OIE annoncera le 3 novembre la création d’une fondation nommée Jobs for Africa.

Les solutions des entreprises

Sans attendre, certains groupes, comme Bolloré, créent depuis quelques années leurs propres instituts de formation. À la rentrée de 2015, le spécialiste de l’énergie Eranove, via sa filiale Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), a inauguré à Abidjan un centre des métiers de l’électricité où il dispense notamment un BTS électrotechnique. « Au Maroc, la délégation des formations professionnelles aux entreprises est déjà une réalité dans les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile.

Et cela donne de bons résultats », juge Paul Giniès. Pour l’ancien patron de l’Institut d’ingénierie 2iE à Ouagadougou, l’avenir de la formation professionnelle s’écrira aussi hors du système scolaire : « Les diplômes sont trop longs à obtenir. Aujourd’hui, un jeune ne peut plus attendre trois ans pour décrocher un CAP de mécanicien en étant formé sur un moteur de Renault 12. Il faut apporter un socle de compétences beaucoup plus rapidement et délivrer une certification. C’est la reconnaissance que lui accorderont les entreprises qui fera sa valeur. »

Mais pour Paul Giniès, le véritable défi du continent concernera, dans les années à venir, le secteur informel, qui emploie 90 % des actifs. Il plaide pour la création d’un « radar de compétences » qui permettrait d’identifier et de valoriser les savoir-faire et les savoir-être acquis hors de l’école. « Un bon moyen de favoriser l’employabilité et la mobilité professionnelle des jeunes Subsahariens », estime-t‑il.

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Niger

MCA-1 Présentation de MCA-Niger L’État du Niger a conclu avec le Millennium Challenge Corporation (MCC), une institution américaine d’aide bilatérale au développement, un accord de don d’une enveloppe de plus de 437 millions de dollars pour la réalisation du programme Compact qui comporte deux projets majeurs : • Le projet Irrigation et Accès aux Marchés • Le Projet de Communautés Résilientes au Changement Climatique Entrant ainsi dans la troisième année d’exécution du Compact, le MCA-Niger entame une transition entre la phase des études et la phase d’exécution des Projets, ce qui commande une posture opérationnelle et un ajustement structurel correspondant. En outre, l’évolution des projets du Compact laisse entrevoir une nécessité urgente de renforcer la force de travail des équipes Réinstallation et autres transversaux, afin de faire face aux défi s à venir. C’est dans cette optique que le MCA-Niger recherche un(e) Directeur (trice) des Affaires Transversales, basé(e) à Niamey qui doit avoir une expérience démontrée dans la gestion des projets au niveau international et spécifiquement dans le domaine de la réinstallation involontaire. Il s’agit d’un poste à durée déterminée de 2 ans. Le titulaire du poste relèvera du Directeur Général. Personnel relevant de ce poste : Manager Réinstallation, Manager Foncier, Manager Performance Environnementale et Sociale, Manager Genre et Inclusion Sociale. Responsabilité budgétaire : TBC Objectif de la Position : Sous la responsabilité du Directeur Général, vous serez à une position stratégique qui aura pour objectif principal de soutenir la transition structurelle mentionnée plus haut, mais aussi d’apporter une expertise critique qui facilitera la gestion des activités du Compact. À cet effet, vous superviserez la réalisation des objectifs cibles des programmes transversaux du Compact (Réinstallation, GIS, ESP, Secteur Privé, Foncier). Vous serez également garant des normes, standards et meilleures pratiques requises par ces différents programmes transversaux, éléments fondamentaux et indispensables pour la réussite des deux projets du compact Missions Principales : En étroite collaboration avec les autres Directeurs fonctionnels : Programmes, Finance et Administration, Affaires Juridiques, Passation des Marchés et Suivi Évaluation, le/la Directeur(trice) des Affaires Transversales aura pour missions de : • Assurer la supervision de l’élaboration et de la mise en oeuvre des programmes des transversaux cités plus haut, en garantissant les normes, standards, politiques, directives et exigences établies par le compact, avec attention supplémentaire aux activités de l’équipe de réinstallation. • S’assurer que l’équipe du pays intègre les normes dans leur cadre d’action et effectue une revue régulière de la conformité à de telles normes. • Renforcer l’importance, la légitimité et l’adhésion aux politiques globales de MCA Niger. • Encadrer efficacement les équipes transversales (Managers et Spécialistes) de MCA-Niger impliqués dans la mise en oeuvre du programme du Compact avec les objectifs de performance et de délai. • Collaborer étroitement avec les équipes projets (Manager Programme, Équipes UNOPS etc..) avec pour objectif de mettre en oeuvre toutes les recommandations pertinentes en vue d’améliorer la performance globale du MCA-Niger. • En collaboration avec les autres Chefs d’équipe, s’assurer que le programme compact est mis en oeuvre d’une manière cohérente avec les normes, qui encouragent la collaboration, le partage du savoir et de la redevabilité à travers l’ensemble des acteurs. • S’assurer que tous les engagements des acteurs sont entrepris d’une manière cohérente, protégeant et renforçant et promouvant les politiques et l’identité de MCA dans toutes les sphères. • Gérer avec la Directrice des Programmes les interrelations entre transversaux (Direction des Affaires Transversales) et le Programme (Direction Programme) en vue d’une meilleure efficacité. • Effectuer toute autre mission qui lui sera confiée par la Direction Générale de MCA-Niger. Profil Exigé : • Diplôme requis : Bac 4/5 en droit ou tout autre diplôme d’étude supérieure  dans une discipline appropriée (gestion de projet, sociologie, sociologie rurale, géographie…). • Expérience professionnelle pratique d’au moins 15 années d’expérience à des postes de Direction / Supervision liés à la gestion des projets (gestion des contractants, Gestion des équipes, y inclus la livraison des grands travaux en Afrique de l’Ouest) ; et la coordination des transversaux : environnement, genre, secteur privé, foncier et réinstallation. • Une bonne connaissance des activités de réinstallation et une expérience démontrable dans la supervision des activités sont nécessaires pour occuper le poste. Qualités et aptitudes : • Expérience démontrée dans la supervision des projets des Bailleurs du Fond Internationaux selon les lignes directrices applicables (PO de la Banque Mondiale, Normes de Performance de SFI). • Compétence démontrée dans l’application des solutions proactives aux problèmes complexes prenant compte des facteurs techniques, politiques, et opérationnels. • Expérience démontrée dans la gestion et le leadership des équipes diverses (techniques, transversales) pour la livraison des projets comportant des contraintes de temps et de budget. • Connaissance confi rmée des politiques internationales de réinstallation (ex. : OP 4.12 de la Banque Mondiale, l’IFC PS-5) ou toute autre procédure de réinstallation, genre, environnement, foncier et secteur privé en vigueur élaborée par d’autres bailleurs bilatéraux ou multilatéraux. • Excellente aptitude interpersonnelle et de collaboration, particulièrement dans les contextes interculturels. • Très forte aptitude de pensée analytique et conceptuelle ; être capable de comprendre des problèmes à haut niveau de complexité et les traduire dans de simple plans et actions applicables. • Faire montre d’un excellent jugement qui puisse assurer la réalisation d’une stratégie et politique cohérentes, • Avoir un esprit de collaboration en tant que membre d’une équipe leader • Avoir un haut niveau d’énergie, une bonne concentration et être flexible. L’habilité de s’adapter au changement rapide des situations tout en maintenant une focalisation sur la réalisation et la consistance, souvent en travaillant sous pression et dans des délais très courts. • Maîtrise (Parler et Écrire) du Français et de l’Anglais ; La connaissance des langues locales est un atout. Dossier de candidature : • Un curriculum vitae (CV) détaillé • Une lettre de motivation avec une prétention salariale datée et signée • Les copies des diplômes obtenus • Les preuves d’expérience (Certificat de travail, Attestations, etc..) • Noms, Titres, Contacts d’au moins trois personnes référentes pouvant confirmer les expériences produites. • Un Extrait de casier judiciaire datant de moins de 03 mois. Salaire et avantages En plus du salaire très compétitif, vous recevrez une gamme d’avantages intéressants, notamment une assurance pension, une assurance maladie, des frais d’installation liés à l’expatriation (si applicables). Comment postuler ? Pour postuler, envoyez votre CV, lettre de motivation et casier judiciaire à recrutements@mcaniger.ne Date de clôture : 29 février 2020. Chez MCA Niger, nous sommes convaincus que chaque aspect de notre travail peut aboutir à un résultat positif. Si vous avez le même avis et que vous êtes capable de relever les défis, ce rôle vous offre un immense épanouissement personnel, ainsi que des possibilités exceptionnelles de développer votre carrière. Nous sommes un employeur garantissant l’égalité des chances et nous accueillons les candidatures de personnes de divers horizons. Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées. Pour plus de détails sur le poste et des informations complémentaires sur MCANiger, veuillez visiter http://www.mcaniger.ne, où vous trouverez la description complète du poste. MCA
2020-02-03 10:34:40
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Annotation 2020-01-31 145115  

JOIN A NEW GENERATION OF LEADERSHIP

UNFPA, the United Nations sexual and reproductive health agency, works in partnership with governments, the UN system, communities, NGOs, philanthropy and the private sector to raise awareness and mobilize the support and resources needed to deliver a world where every pregnancy is wanted, every childbirth is safe and every young person’s potential is fulfilled. UNFPA is a field-based organization, operating in 155 countries and territories and employs 4,500 personnel globally. UNFPA mobilizes more than $1 billion a year for programmes that protect the health and rights of women and girls. Our strategic plan focuses on three transformative results: to end preventable maternal deaths; end unmet need for family planning and end gender-based violence and harmful practices. We produce high-quality population data, which is critical to help end the invisibility of those left furthest behind. We are hiring To lead our work in delivering on the 2030 Agenda for Sustainable Development, UNFPA is recruiting for the position of Deputy Executive Director (Management) to lead the organization to achieve operational excellence in all of its core management and operational functions, while ensuring transparency and accountability.
  • Are you experienced and passionate? Can you lead in a dynamic, international, rights-based organization?
  • Can you advocate for young people and women‘s rights to make informed decisions about their sexual and reproductive health?
  •  Are you a catalyst for innovation and action?
If you answered ‘yes’, UNFPA invites you to apply for the position of: Deputy Executive Director for Management (DED-Management) at the Assistant Secretary General (ASG) level To find out more visit: https://www.unfpa.org/jobs/deputy-executive-director-management-assistant-secretary-general-asg-level-office-executive How to Apply Please forward a copy of your application letter, CV along with relevant documentation in Microsoft Word, to Telma Viale at smoss@sri-executive.com before 5.00pm on  28th February 2020, 5pm GMT . Applications are held in strictest confidence. unfpa_3_images   unfpa
2020-01-28 14:58:58
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Kenya

VACANCY ANNOUNCEMENT

Project Manager - Open Forum on Agricultural Biotechnology in Africa (OFAB)

 African Agricultural Technology Foundation (AATF)

About African Agricultural Technology Foundation (AATF) The African Agricultural Technology Foundation (AATF) is an international not-for-profit organisation that facilitates and promotes public/private partnerships to promote food security and enhance livelihoods of smallholder farmers in Sub-Saharan Africa (SSA). The foundation is driven by the vision of prosperous and food secure Africa, where the livelihoods of smallholder farmers are transformed through innovative and practical agricultural technologies capable of addressing their farm productivity constraints and delivering results. Founded in 2003, AATF works with African governments, private and public technology owners and developers, NGOs, seed companies and African farmers to identify and access technologies that address farmers’ key problems and empower them through availability of a choice of agricultural innovations that generate wealth and health for their families and communities. You can find further details on AATF from their website: https://www.aatf-africa.org/. Project Manager- Open Forum on Agricultural Biotechnology in Africa (OFAB) Role Profile The Open Forum on Agricultural Biotechnology in Africa (OFAB) is an advocacy initiative aimed at facilitating the flow of information from the scientific community to policy makers and the public. Launched in 2006, OFAB provides a community platform that works to enhance knowledge-sharing and awareness on biotechnology to raise understanding and appreciation of agricultural biotechnology and contribute to building an enabling environment for sound decision making. The OFAB Project works with partners and collaborator in the seven countries to design and deliver its campaigns and influencing work on the continent. As head of the Project Secretariat, the OFAB Project Manager will provide strategic leadership of OFAB’s advocacy, campaigns and influencing, ensuring attainment of maximum impact. The incumbent will be expected to develop innovative advocacy, campaigns and influencing strategies and oversee their effective and efficient implementation at country level. H/She will represent AATF at high-level decision-maker discussions, media and other collaborators. The Manager will have direct supervision of four staff and will also have responsibility for the performance of partner countries and Project contractors. Duties and Responsibilities Strategy & Leadership
  • Responsible for the development and shaping of OFAB’s long-term high profile strategy on influencing and providing AATF with advise on campaigns, advocacy and influencing
  • Plans and oversees implementation of advocacy, campaigns, and influencing work plans including research and policy analysis by Country Chapters, partners and collaborators through regular interactions with country host partners and other partners;
  • Contributes to the strategy, management and leadership of AATF as a member of the Management Team
  • Leads and manages the OFAB Project Secretariat, including teams in seven countries and a multi-million budget
  • Supports resource mobilisation efforts to support the Project, advocacy and AATF work
  • Ensures a high level of collaboration between AATF and its partners at the national, regional and global levels on advocacy, campaigning and influencing work to maximise impact and manage risk, while ensuring the quality and accountability
  • Assesses the overall effectiveness of the advocacy and campaigns and makes needed changes in approach and technique.
Advocacy and representation
  • Provides support to the AATF Leadership to maximise the impact of high-level external engagements on advocacy with international public officials, politicians, organisations and the private sector.
  • Identifies and ensures utilisation of visibility opportunities at regional and global levels that will contribute to the delivery of OFAB milestones
  • Engages with public officials, politicians, organisations and the private Sector in and outside Africa and gives interviews as needed to communicate OFAB’s campaign and advocacy messages.
Public Engagement and Programme
  • Ensures synergy between OFAB’s influencing, advocacy and campaigns with AATF’s corporate strategy
  • Understands and applies Public Engagement strategies for campaigning, advocacy and public mobilisation.
  • Builds campaigns and advocacy strategies that are informed by and integrated in programming work, country and regional advocacy strategies and national campaigning
  • Oversees implementation and monitoring of OFAB Project grassroots and high-level communication and advocacy campaigns in line with the project’s primary outcomes
  • Oversees documentation, information management and sharing that include effective management of OFAB websites and social media.
  • Develops and implements media outreach strategy to guide productive media relations and use to improve public perceptions towards biotechnology in Africa
  • Oversees implementation of internet and other digital platforms and communication strategies to support OFAB grassroots advocacy and communication campaigns
  • Creates and or maintains efficient issue tracking and managing systems for effective monitoring and management of biotech issues
  • Guides development and implementation of OFAB issues management strategy for coherent, efficient and effective monitoring, tracking and management.
Required Competencies Essential
  • Demonstrated advocacy and communication skills including excellent public relations and communication abilities – written, editorial and spoken
  • Demonstrated strong advocacy, campaigns and influencing experience in a range of contexts.
  • Excellent research and public speaking skills
  • Proven experience leading effective policy influencing and understanding of policy development processes
  • Experience in writing, publishing and disseminating advocacy briefs
  • Knowledge of main players in agricultural biotechnology; A good understanding of the SSA agricultural policy environment
  • Demonstrated strategic and creative leadership, especially for sensitive situations/environments
  • Strong skills in diplomacy, networking, influencing, negotiation and conflict mediation
  • Ability to use information technology effectively as a tool and resource
  • Ability to plan and prioritise work activities to meet organisational goals and supervise virtual teams
  • Outstanding management and coordination skills in a complex network setting, with experience in effectively assessing and managing risk.
  • Demonstrated networking skills and ability to build and sustain relationships with key partners
  • Demonstrated initiative and ability to work effectively under pressure and independently and within a team
  • Strong team dynamics with sound organisational and people management skills
  • Strong financial and budget management experience
  • Good knowledge of the politics of agriculture and especially biotechnology in Africa
  • Demonstrated experience and understanding of knowledge management
  • Fluency in written and spoken English
  • Ability to travel on very short notice for up to 12 weeks per year.
  Desirable
  • Experience of fundraising for advocacy, campaigns and influencing
  • Knowledge of French and/or Portuguese
Qualifications and Experience
  • Master’s degree in Communications, International Relations, Political Science, International Development, Public policy or related field
  • At least 10 years of successful and progressive experience in advocacy, campaigning and communications, with at least 5 years active advocacy experience
Terms of Appointment This is an internationally recruited position and will be based in Nairobi, Kenya. The position is on a 3-year full-time contract, renewable based on performance and availability of funds. How to Apply If you wish to be considered for this position, please forward a copy of your English CV in Microsoft Word format, along with any relevant documentation to Ms. Shijia Huang, at AATF-PM@sri-executive.com on or before 21 February, 2020. All information will be treated in the strictest confidence as we pride ourselves on our professional service. We will revert to you as soon as feasible when we have reviewed your application. SRI Executive is exclusively retained by AATF to undertake this assignment. Project Manager
2020-01-27 10:37:15
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