Politique

Maroc : Wiam Lamharchi, étudiante et benjamine du Parlement

Wiam Lamharchi pendant sa campagne à Ouazzane, sous la bannière du PAM, au début d’octobre. © DR

À 21 ans, cette étudiante marocaine en école de commerce a décroché son premier job : celui de députée.

Dans la nuit du 7 octobre, des youyous résonnent dans la résidence familiale des Lamharchi, à Douar Zawrou, à une quinzaine de kilomètres de Ouazzane. Wiam, 21 ans, l’aînée des trois enfants de Larbi Lamharchi, un notable de la région, est devenue la plus jeune parlementaire jamais élue au Maroc.

Déterminée

« C’est mon oncle qui est venu m’annoncer mon élection, confie-t-elle. J’ai été rassurée de constater que la volonté des Ouazzanis de faire confiance aux jeunes et aux femmes était bien réelle. » Quelques semaines auparavant, nul n’imaginait que cette étudiante dans une école de commerce de Rabat mènerait la liste locale du deuxième plus grand parti du Maroc et emporterait la mise avec plus de 25 000 voix.

Même son père, l’un des hommes forts du Parti Authenticité et Modernité (PAM), n’était pas convaincu : « Je ne voulais pas qu’elle s’engage pleinement en politique avant d’avoir fini ses études. Mais j’ai dû me résigner devant l’insistance des militants et la détermination de Wiam », explique-t-il.

Porte-voix des jeunes et des femmes rurales

Il faut dire que ce membre du bureau politique du parti d’Ilyas El Omari tient de main de maître son fief de Ouazzane. En 2003 déjà, alors âgé de 31 ans, il avait été élu président de la commune rurale de Sidi Ahmed Cherif sous les couleurs du modeste parti Al-Ahd. Avec l’absorption de celui-ci par le PAM en 2008, Lamharchi trouve la machine électorale qui va le propulser toujours plus loin.

En 2009, il est élu président de l’Assemblée provinciale de Ouazzane et conseiller à la deuxième chambre. Deux mandats qu’il défendra avec succès lors des élections de 2015.

Au Parlement, où elle a siégé pour la première fois le 14 octobre, Wiam compte « porter la voix des jeunes et surtout celle des femmes rurales, qui souffrent le plus au Maroc ». Pour se consacrer pleinement à sa tâche, elle a même décidé de mettre ses études entre parenthèses, « pour cette année au moins ».

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