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Cet article est issu du dossier «Enquête sur le "mystère" Jean-Claude Mimran»

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Agroalimentaire

Les hommes clés du groupe Mimran

Jean Claude Mimran, PDG du groupe Mimran.

Jean Claude Mimran, PDG du groupe Mimran. © SAAD pour J.A.

« Jeune Afrique » présente les hommes forts du dispositif Mimran en Afrique, mais également à l’international.

Nachson Mimran

Il accepte volontiers de parler de la fondation Marie-Louise Mimran (du nom de sa grand-mère), qui mène des actions philanthropiques au Sénégal et qu’il dirige depuis sa création au début des années 2010. Mais le fils de Jean-Claude Mimran refuse de parler affaires.

À 28 ans, ce titulaire d’un  bachelor de l’université de Wesminster est surtout chargé des sociétés monégasques et des actifs immobiliers du groupe. Très présent à l’Alpina Gstaad, l’hôtel de son père, il s’est également chargé de développer des villas de luxe à Marrakech.

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Nachson MIMRAN © SAAD/JA

David Mimran 

À 49 ans, le fils de Jean-Claude Mimran est plus un homme du monde qu’un homme des champs. Dans les 1990, il s’installe aux États-Unis, où il fonde le Savage Records (qui produira David Bowie) puis la société de production Mimran Schur Pictures. Ce businessman est plus connu pour ses relations avec des top models que pour son travail dans les plantations d’Afrique. Il s’implique néanmoins dans les structures d’investissement du groupe et a siégé de 1999 à 2005 au conseil d’administration du géant américain Archer Daniels Midland. À la fin des années 2000, il est devenu président des Grands Moulins d’Abidjan et de Dakar, où il est de plus en plus présent. On prédit qu’il reprendra les activité africaines du groupe.

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David Mimran. © SAAD/JA

Diagna Ndiaye

Depuis toujours, Jean-Claude Mimran s’appuie en Afrique sur ce Sénégalais de 67 ans très introduit dans les milieux économiques, politiques et sportifs. Son CV compte plusieurs carrières. Celle de conseiller des chefs d’État, auprès d’Abdou Diouf et, depuis 2013, de Macky Sall, avec rang de ministre. Celle de notable du sport : il représente le Comité international olympique (CIO) dans son pays. Et surtout celle d’homme d’affaires. Président du conseil d’administration de Canal+ International, il est avant tout administrateur du groupe Mimran.

« C’est à la fois mon représentant et mon bras droit », affirme son patron, sans vouloir préciser si ce «frère » est intéressé au capital. Conseiller de la plupart de leurs sociétés, il représente les Mimran à Abidjan, New-York et Paris.

« Je me charge des aspects financiers », ajoute cet habitué du Bristol parisien, où il nous reçoit. Son carnet d’adresses est sa carte maîtresse – il glisse avoir assisté à la finale de Roland Garros aux côtés de Vincent Bolloré et participé aux galas decharité de Dominique Ouattara. Mais, selon nos informations, son influence serait déclinante au Sénégal, notamment auprès de l’entourage de Macky Sall. Selon un ancien du groupe, les Mimran seraient « emprisonnés » par ce personnage insaisissable.

En 2013, une bataille l’a opposé au Premier ministre Abdoul Mbaye, qui s’était engagé dans une croisade contre les prix de la farine, secteur où Mimran occupe une position de leader. Selon la presse locale, l’ex-directeur de la CBAO considérait par ailleurs que Diagna était à l’origine des rumeurs selon laquelle la banque aurait hébergé l’argent de l’ex-président tchadien Hissène Habré. L’inimitié entre les deux hommes aurait pesé dans le remplacement d’Abdoul Mbaye.

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Mamadou Ndiaye Diagna. © SAAD/JA

Louis Lamotte

Ce Sénégalais longiligne est un autre pilier sur lequel s’appuie Jean-Claude Mimran. Alors que Diagna Ndiaye parcourt la planète, il se focalise sur le pays de la Teranga. Réputé pour avoir oreille du patron, il fait office de conseiller spécial de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). En cas de besoin, comme cette année, tient aussi le rôle de DRH. Il s’occupe également des négociations dans les dossiers fiscaux et douaniers.

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Louis Lamotte. © SAAD/JA

André Froissart 

Directeur général de la CSS, c’est lui qui depuis 2007 dirige les opérations à Richard-Toll… quand le chef n’est pas là. Ce Français aux cheveux blancs et aux yeux bleus perçants a longtemps travaillé pour l’industrie textile (DMC) au Tchad, au Cameroun et en RD Congo. Arrivé en Côte d’Ivoire en 2004, sur l’insistance d’un chasseur de têtes, pour travailler chez l’Aga Khan, il en repart rapidement. À Dakar, on murmure que sa carrière africaine est sur le point de s’achever. Ce que dément intéressé.

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Andre FROISSARD. © SAAD/JA

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