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Cet article est issu du dossier «Le business du sport en Afrique»

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Al Ahly : champion toutes catégories

Les joueurs de l'équipe Al Ahly, célébrant leur victoire au Stade International du Caire, le 14 septembre 2014. © Hassan Ammar/AP/SIPA

Avec plus de trophées dans sa vitrine que le Real Madrid ou le FC Barcelone, le club cairote est le plus titré du monde. C'est aussi le plus riche et le mieux structuré d'Afrique.

Son 38e titre national obtenu au mois de juin est venu fleurir un peu plus un palmarès déjà impressionnant. Avec 134 trophées (nationaux, régionaux, internationaux), dont huit Ligues des champions, le club du Caire Al Ahly SC, fondé en 1907, est le plus titré de la planète, devant le Real Madrid, le FC Barcelone ou le Milan AC.

Des salaires attractifs et un budget conséquent

Avec environ 60 millions de supporters déclarés, dont 50 millions en Égypte, il est le plus populaire du pays devant son voisin le Zamalek, dont l’armoire à trophées est un peu moins garnie (12 titres nationaux, 24 Coupes et 5 Ligues des champions, tout de même…), même si ce dernier vient de le priver en finale d’un nouveau titre en coupe d’Égypte.

Al Ahly, qui a toujours compté parmi ses effectifs de nombreux internationaux égyptiens – Moteab, Ghaly, Saïd, Gomaa, Najib et Ekramy sont actuellement sous contrat et ont succédé à Aboutrika, aux frères Hassan et à Ramzy –, repose sur des structures et des finances assez solides pour ne pas perdre ses meilleurs éléments lors de chaque mercato, même si le joueur égyptien est traditionnellement rétif à l’exil.

Selon des chiffres non officiels, Al Ahly dispose d’un budget de fonctionnement annuel d’au moins 30 millions d’euros, potentiellement revu à la hausse en cas de transfert de joueurs.

Ce club est capable d’offrir d’excellents salaires, assortis de primes de résultats.

Cet été, les dirigeants égyptiens ont cédé pour 6,5 millions d’euros (bonus non inclus) Ramadan Sobhi aux Anglais de Stoke City, et l’international gabonais Malick Evouna aux Chinois de Tianjin Teda contre un chèque de 7,5 millions d’euros – un an après l’avoir acheté 2,3 millions d’euros au WAC Casablanca et lui avoir offert un salaire annuel estimé à 600 000 euros.

« Ce club est capable d’offrir d’excellents salaires, assortis de primes de résultats », souligne le Français Patrice Carteron, entraîneur de Wadi Degla, un autre club du Caire. Les rémunérations annuelles se situent entre 100 000 et 650 000 euros. Ainsi, Martin Jol, l’entraîneur des Diables rouges depuis le mois de février, verrait tomber tous les mois 180 000 euros sur son compte bancaire.

Des sources de revenus variées

Si Al Ahly, qui a lancé en 2015 un chantier de 380 millions d’euros pour la construction d’un stade de 60 000 places dans la cité du 6-Octobre, peut s’assurer un train de vie haut de gamme, c’est aussi grâce à d’autres sources de revenus. Le club touche des droits télévisés, notamment de Nilesports, bénéficie des cotisations des socios et des dons de mécènes.

Qui s’ajoutent à la vente depuis 2011 de produits dérivés (maillots, écharpes) dans ses boutiques officielles, et aux participations des sponsors : Vodafone, Coca-Cola, Nestlé, Shell… L’année dernière, un contrat de trois ans a été signé avec la société saoudienne Sela Trading. Montant : 27,2 millions d’euros.

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