Politique

Tunisie : Chahed, l’arme anti-Jomâa

La nomination du consensuel Youssef Chahed, 40 ans, au poste de chef du gouvernement n’est pas exempte d’arrière-pensées politiciennes, estime un dirigeant d’un parti de la coalition sortante.

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Mis à jour le 9 août 2016 à 15:36

Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed au palais présidentiel à Tunis, le 3 août 2016. © Hassene Dridi/AP/SIPA

« Béji Caïd Essebsi et les membres de son équipe ont un caillou dans la chaussure qui s’appelle Mehdi Jomâa. L’ex-Premier ministre indépendant (2014-2015) ne cache plus ses ambitions pour 2019. Or ces prétentions irritent à Carthage, car Jomâa braconne sur les terres des électeurs centristes déçus par Nidaa Tounes ».

 

Les deux hommes ont beaucoup de points communs

Et ce dirigeant de poursuivre : « Le profil de Youssef Chahed fait de lui l’arme anti-Jomâa par excellence. Les deux hommes ont beaucoup de points communs : la jeunesse, une certaine virginité politique et un même style managérial. En quelques mois, Chahed peut totalement éclipser le souvenir de Jomâa dans l’opinion ».