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Cet article est issu du dossier «Une nouvelle ère pour les relations Afrique-Japon»

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Entreprises & marchés

Hiroyuki Ishige : « Les entreprises japonaises doivent être beaucoup plus présentes en Afrique »

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Mis à jour le 10 août 2016 à 16h06
Hiroyuki Ishige est président de l'Organisation japonaise du commerce extérieur.

Hiroyuki Ishige est président de l'Organisation japonaise du commerce extérieur. © DR

Hiroyuki Ishige est président de l’Organisation japonaise du commerce extérieur (Jetro, Japan External Trade Organization).

Jeune Afrique : Quelles sont les missions de Jetro ?

Hiroyuki Ishige : En plus de nos 40 bureaux implantés au Japon, nous en avons ouvert 70 à l’étranger. Leur mission est de promouvoir les échanges et les investissements entre notre pays et le reste du monde en soutenant le développement de nos entreprises à l’étranger, notamment en Afrique, où nous en comptons aujourd’hui 7 [Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Égypte, Éthiopie, Kenya, Nigeria, Maroc].

Quelle est votre stratégie à l’égard du continent africain ?

Nous essayons d’y faciliter les investissements japonais en cernant les demandes propres à chaque pays, puis d’y créer des opportunités d’affaires en organisant des manifestations professionnelles. Nous collaborons également avec des pays tiers pour réduire les risques et mieux connaître les marchés africains, par exemple avec certains pays européens.

Nous nous appuyons par ailleurs sur notre propre expérience, avec l’objectif de résoudre en Afrique des problèmes que le Japon a connus. Enfin, nous aidons nos entreprises à avoir une meilleure connaissance de l’Afrique.

Combien d’entreprises japonaises travaillent en Afrique, et dans quels secteurs ?

Fin 2015, nous en comptions 687. Ce chiffre est en hausse, mais il reste très faible comparé aux 50 000 sociétés nippones implantées en Asie. Nous sommes convaincus que les Japonais doivent être plus présents en Afrique. L’alliance passée entre Toyota Tsusho et CFAO montre qu’il est possible de ne plus se cantonner aux secteurs des infrastructures, des matières premières ou de l’automobile.

Quels sont les principaux problèmes rencontrés par les sociétés japonaises en Afrique ?

Essentiellement la gestion des risques politiques et sécuritaires. Mais aussi la fiscalité, les transferts d’argent et les procédures douanières, ainsi que le manque d’infrastructures et de ressources humaines. Nous travaillons beaucoup avec les autorités locales pour améliorer l’environnement des affaires.

Qu’attendez-vous de la Ticad VI ?

Que les partenariats public-privé se développent. Jetro va donc organiser un forum pour présenter la centaine d’entreprises japonaises qui ont annoncé leur participation. Nous espérons que cette présence massive ouvrira une nouvelle ère économique entre notre pays et le continent.

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