Sécurité

Mali : la nouvelle région de Taoudenni hors de contrôle

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Membres du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). en 2012, à Kidal.

Membres du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). en 2012, à Kidal. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Créée il y a quelques semaines, la nouvelle région administrative de Taoudenni est un casse-tête pour l’État malien.

Et pas seulement parce qu’il s’agit de l’une des plus vastes et des moins peuplées du pays. Selon une source onusienne, la ville éponyme, située dans l’extrême nord du Mali, en plein désert, échappe totalement à l’autorité de l’État. Il n’y a là-bas ni soldats maliens, ni Casques bleus de la Minusma, ni éléments de la force française Barkhane.

Et cela ne date pas d’hier : « Personne n’y est allé depuis la libération du Nord en 2013 », affirme notre source. La zone, haut lieu du trafic de drogue, est aujourd’hui contrôlée par deux groupes : le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), qui s’y est implanté en février 2014, et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui s’y trouve depuis le début de 2015. Ces deux groupes, l’un participant au processus de paix, l’autre faisant tout pour le torpiller, « cohabitent sans difficultés », ajoute la source onusienne. Ils assurent notamment la sécurité des convois de drogue.

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