Sécurité

Mali : Minusma cherche moyens, désespérément

Un membre d'une unité de police béninoise présente au sein de la Minusma au Mali. © AP / Sipa

Pour faire face à la multiplication des attaques contre les Casques bleus de la Minusma (12 morts en mai, 65 depuis trois ans), un renforcement rapide du contingent onusien, en hommes et en matériel, est indispensable.

« Nous avons un besoin urgent de blindés pour ravitailler les troupes, indique une source interne. Il nous faudrait aussi entre mille et deux mille hommes supplémentaires, car le conflit s’étend vers le Sud. » Les patrons de la Minusma attendent beaucoup de l’arrivée, au mois de juillet en principe, d’un bataillon de Sri-Lankais, spécialisé dans la logistique de convoi.

La plupart des victimes récentes ont en effet été tuées lors d’embuscades menées contre des convois constitués de soldats peu habitués à ce genre d’exercice. « Les mines que les terroristes posent n’ont plus rien à voir avec les engins artisanaux utilisés au début. Aujourd’hui, les jihadistes utilisent des mines par pression et des charges de 7 kg. Parfois, ils en mettent trois ensemble. Avec ça, les véhicules volent sur vingt-cinq mètres, et les hommes qui sont dedans n’ont aucune chance de s’en sortir », indique un officier français.

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