Le Caire, 19 juillet 2013, quelques jours après la destitution de Mohamed Morsi. © Marwan Naamani/AFP

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Coups d’État en Afrique : la fin d’une époque ?

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Politique

Nigeria : avec Yakubu Gowon et Ibrahim Babangida, les papys font de la résistance

Avec sept putschs réussis depuis son indépendance en 1960, le Nigeria détient un record mondial.

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Mis à jour le 17 mai 2016 à 14:34

Ibrahim Babangida (au centre). © Sunday Alamba/AP/SIPA

Trois de leurs auteurs sont encore en vie : Muhammadu Buhari, l’actuel président (lire l’encadré, p. 24), Ibrahim Babangida et Yakubu Gowon. Ce dernier, arrivé au pouvoir en 1966 et lui-même renversé en 1975, a réussi sa reconversion depuis son retour d’exil en Angleterre, en 1983. À 81 ans, il vient de quitter la direction des assurances IGI. Il a également été actif dans la société civile : il fut par exemple observateur lors des élections ghanéennes de 2008.

Quant à Babangida, le tombeur de Buhari en 1985, son régime reste très controversé en matière de droits de l’homme. Il n’a jamais réussi à faire oublier son uniforme ni les bruits de bottes qui ont accompagné ses huit années de présidence. Deux fois, en 2007 et en 2011, l’ex-général de 75 ans a voulu briguer la présidence, mais diverses affaires l’en ont empêché. Jamais loin du paysage politique, il déclarait en avril, depuis sa luxueuse résidence de Minna (au nord-ouest d’Abuja) et après que des rumeurs ont couru sur sa mort : « Je crois fermement que le pays a un très bel avenir, pour nous et pour vous, les jeunes générations. »