Économie

Bénin : Marcel de Souza, à la fois proche de Thomas Boni Yayi et de Patrice Talon

Marcel De SOUZA président de la commission de la CEDEAO

Marcel De SOUZA président de la commission de la CEDEAO © Ahouna/agence Images diffusion

Aussi proche de Boni Yayi que de Patrice Talon, l'ancien ministre béninois préside désormais la Commission de la Cedeao.

Marcel de Souza, 62 ans, est passé entre les gouttes. Nommé le 22 mars par le chef de l’État sortant, Thomas Boni Yayi, au poste de président de la Commission de la Cedeao, l’ancien ministre béninois du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective n’a pas pâti de la suspension des affectations diplomatiques intervenues après l’élection de Patrice Talon, le 20 mars.

Ce n’est pas une surprise puisque le nouveau président et Marcel de Souza, qui ont grandi dans le même quartier de Porto-Novo, se connaissent depuis près de quarante ans. Patrice Talon avait d’ailleurs validé cette nomination quelques jours avant que l’intéressé ne s’envole pour Dakar, où il a officiellement succédé au Burkinabè Kadré Désiré Ouédraogo le 8 avril.

La décision de Boni Yayi est plus étonnante et pourrait s’apparenter à une tentative de réconciliation. Ami de longue date de l’ex-président, qu’il a côtoyé à la BCEAO (les deux hommes ont intégré l’institution à la fin des années 1970) avant d’en devenir le directeur pour le Bénin, Marcel de Souza était son porte-parole pendant la campagne présidentielle de 2011.

Une amitié de longue date

Issu d’une grande famille de Ouidah aux origines portugaises, il est le neveu de feu Isidore de Souza, ancien archevêque de Cotonou, et le frère aîné de Chantal Yayi, l’épouse de l’ex-chef de l’État. C’est d’ailleurs par son intermédiaire que le couple s’est rencontré.

Mais leurs relations s’étaient dégradées depuis les législatives d’avril 2015. Président du Front républicain pour une alternative patriotique (Frap, membre de la coalition présidentielle), Marcel de Souza s’était ensuite opposé au choix de Boni Yayi de faire du Premier ministre, Lionel Zinsou, le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) à l’élection de mars. Il avait même présenté sa propre candidature… et recueilli 0,13 % des suffrages.

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