Cinéma

Photographie : les décharges animalières de Nick Brandt

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Mis à jour le 06 avril 2016 à 15h04
Capture d’écran du site de Nick Brandt.

Capture d'écran du site de Nick Brandt. © DR

Le photographe a pris des clichés d’animaux collés sur de larges panneaux dans les endroits où ils vivaient autrefois, aujourd’hui occupés par les humains.

Parlez de l’Afrique à un enfant occidental et il vous répondra : lions, zèbres, girafes, rhinocéros. Lisez un reportage dans un magazine grand public occidental et vous verrez ces images : acacias sur fond de soleil couchant, troupeau de gnous traversant une rivière infestée de crocodiles. Ardent défenseur de la faune, Nick Brandt a lui osé un mélange des genres écologiste et provocateur : il a photographié des clichés d’animaux collés sur de larges panneaux dans les endroits où ils vivaient autrefois, aujourd’hui occupés par les humains. Des décharges, des zones industrialisées, des carrières, des villes. Le raccourci qui s’opère est anxiogène et diablement efficace. Entre la méthode douce et l’électrochoc, Brandt a choisi son camp, celui de l’action militante, qu’il mène aussi avec sa fondation Big Life.

>> Inherit the Dust, de Nick brandt, Edwynn Houk Editions, 126 pages, 75 euros, parution le 4 avril; exposition à la Galerie A (Paris) à partir du 24 mai.

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