Diplomatie

Rwanda : faut-il commémorer ? Les Français hésitent

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 24 mars 2016 à 11h09
Lors d'une commémoration du génocide rwandais, en 2014

Lors d'une commémoration du génocide rwandais, en 2014 © AFP

Le gouvernement français n’avait toujours pas à la mi-mars pris la décision d’envoyer ou non une délégation à Kigali le 7 avril pour la commémoration du déclenchement du génocide de 1994.

Le 19 février, 43 parlementaires en ont fait la demande à Jean-Marc Ayrault, le nouveau ministre des Affaires étrangères, dans une lettre ouverte publiée à l’initiative du Mouvement antiraciste européen (Egam). À l’époque où il était député-maire de Nantes, Ayrault était également membre du groupe d’amitié France-Rwanda à l’Assemblée nationale. En 2011, il avait prononcé un discours « progressiste » : « Aucun génocidaire ne doit pouvoir trouver refuge sur le territoire national. […] L’historien doit révéler le rôle qu’ont pu jouer les différents responsables. »

Les relations entre les deux pays demeurent tendues. À Kigali, la France n’est représentée que par un chargé d’affaires, Xavier Verjus-Renard. Michel Flesh, l’ancien ambassadeur, n’a pas été remplacé depuis son départ en septembre 2015. Le successeur proposé par Paris, Fred Constant, n’a toujours pas obtenu l’agrément des autorités. « Sa personnalité n’est pas en cause, commente un diplomate. Pour le moment, le Rwanda semble ne pas vouloir d’ambassadeur de France. »

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