Politique

Maroc : Bassima Hakkaoui en version corrigée

À Rabat, en 2013. Ce membre du PJD
             
            
              
            
          (islamiste)
             
            
              
            
          détient le portefeuille de la Famille depuis 2012.

À Rabat, en 2013. Ce membre du PJD (islamiste) détient le portefeuille de la Famille depuis 2012. © HASSAN OUAZZANI POUR J.A.

La ministre marocaine présente une nouvelle mouture de son projet de loi contre les violences faites aux femmes. Satisfera-t-il les associations ?

C ‘est le chantier de son mandat ! Bassima Hakkaoui ressuscite son projet de loi pour la lutte contre les violences faites aux femmes. À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, la ministre marocaine de la Famille, 55 ans, a annoncé qu’il sera examiné lors du prochain Conseil de gouvernement.

Présenté pour la première fois en novembre 2013, le texte législatif avait été retiré par le Premier ministre, Abdelilah Benkirane. Des dispositions pénalisant le vol entre époux avaient suscité une levée de boucliers au sein même du Parti de la justice et du développement (PJD), le parti islamiste auquel la ministre appartient.

Points de vue divergents

En janvier, une nouvelle mouture a été adressée au Secrétariat général du gouvernement, délestée de ces points de discorde. D’autres modifications ont été apportées, comme le durcissement des sanctions pour harcèlement sexuel s’il est commis par un collègue de travail, une personne investie d’une mission de préservation de l’ordre ou un ascendant, ou une peine d’emprisonnement et une amende allant jusqu’à 30 000 dirhams (2 764 euros) en cas de mariage sous la contrainte.

Ces avancées sont certes indéniables, mais sauront-elles répondre aux attentes des associations féministes ? Pas si sûr. Des questions cruciales comme la pénalisation du viol conjugal ne figurent pas dans ce projet de loi. Et il y a bien longtemps que le divorce est consommé entre les ONG et Bassima Hakkaoui. Les associations la qualifient de « ministre antiféministe », tandis que cette spécialiste en psychologie sociale diagnostique chez ses détracteurs une « dissonance cognitive ». Ambiance…

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