Société

Fifa : Infantino n’est pas un enfant de chœur

Pour se faire élire, le Suisse Gianni Infantino a joué à fond la carte africaine.

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Mis à jour le 8 mars 2016 à 09:06

Gianni Infantino (à dr.) avec Markus Kattner, son secrétaire général. © PATRICK B. KRAEMER/AP/SIPA

On ne sait si le Suisse Gianni Infantino (45 ans), élu à la présidence le 26 février, réussira à assainir les mœurs d’une Fifa gangrenée jusqu’à l’os par la corruption et plombée par une image exécrable. Mais il est clair que, pour se faire élire, il s’est inspiré du meilleur des méthodes de son compatriote Joseph Blatter, son prédécesseur aujourd’hui suspendu – le pire ne relève plus que de la justice.

L’Afrique à convaincre

Pour faire bref, il a joué à fond la carte africaine. La CAF avait certes pris position pour Cheikh Salman, son plus dangereux concurrent, mais la majorité des 54 fédérations africaines, qui n’ont pas oublié ce qu’elles doivent à Blatter, ne l’ont pas suivie. Il est vrai qu’Infantino leur a fait beaucoup de promesses : sept membres (au lieu de quatre) au comité exécutif, deux places supplémentaires en phase finale de la Coupe du monde, de généreux programmes de développement… Les tiendra-t-il ? En tout cas, il en a convaincu les Africains, dont les suffrages, s’ajoutant à ceux des Européens et des Sud-Américains, ont assuré sa victoire. Bien joué.