Politique

Algérie : Nouria Benghabrit, l’éducation et le dialogue

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Mis à jour le 14 mars 2016 à 14:48

Les 50 personnalités les plus influentes ont toutes, sans exception et chacune à son niveau, un rôle à jouer pour conduire l’Algérie sur la première voie.

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Plus que tout autre ministre du gouvernement Sellal, Nouria Benghabrit a hérité d’un cadeau empoisonné : l’Éducation nationale. C’est que, pendant quatorze ans, ce département a été si mal dirigé par Aboubakr Benbouzid que les Algériens estiment l’école « sinistrée » et pourvoyeuse d’« analphabètes trilingues ». Or, en une année, cette sociologue de 63 ans au CV aussi épais qu’un manuel scolaire a réussi à faire oublier son prédécesseur. Portée sur le dialogue, la petite-fille du fondateur de la Mosquée de Paris a apaisé les tensions avec les syndicats, pourtant très puissants, évitant de nombreux mouvements de grève. Surnommée la dame de fer, l’ancienne directrice du Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) s’est attelée à moderniser l’école en y introduisant notamment l’enseignement de la darija, le dialecte arabe parlé par des millions d’Algériens.