Politique

Algérie : Soumia Salhi, militante féministe

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Mis à jour le 9 mars 2016 à 18:33

Les 50 personnalités les plus influentes ont toutes, sans exception et chacune à son niveau, un rôle à jouer pour conduire l’Algérie sur la première voie.

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Même à la retraite, Soumia Salhi n’a pas raccroché le tablier. Aucune raison que son engagement syndical, qui remonte au lycée, s’arrête aujourd’hui, à 62 ans. De fait, cette ancienne présidente de la commission des femmes travailleuses de la puissante Union générale des travailleurs algériens (UGTA, affiliée au pouvoir) et de l’Association pour l’émancipation de la femme (AEF) a encore des combats à mener. Elle est ainsi montée au front pour défendre la loi criminalisant les violences faites aux femmes, dont l’adoption définitive par le Sénat a été retardée de longs mois sous la pression des partis islamistes. La militante féministe assiste aussi systématiquement les victimes de harcèlement sexuel au travail, pendant et hors procès.