Cinéma

Cinéma : « Hédi » en compétition pour l’Ours d’or à Berlin

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Mis à jour le 24 février 2016 à 10h40
Mohamed Ben Attia, à Berlin, le 12 février 2016

Mohamed Ben Attia, à Berlin, le 12 février 2016 © Axel Schmidt/AP/SIPA

Berlin, le plus important festival de cinéma au monde après Cannes et Venise, a accueilli cette année deux films africains, l’un sénégalais, l’autre tunisien.

Cela faisait vingt ans qu’aucun long-métrage du Maghreb et même du monde arabe n’avait été sélectionné, et plus longtemps encore qu’aucune œuvre sénégalaise n’avait été projetée à une telle occasion dans la capitale allemande.

Avec « La révolution ne sera pas télévisée », présentée au forum de Berlin, Rama Thiaw évoque d’une façon originale l’élection présidentielle de 2012 au Sénégal. Un scrutin qui a vu, à la grande surprise du perdant et contre toute attente, Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession après avoir fait modifier la Constitution, battu dans les urnes. Le documentaire n’évoque cependant le sujet qu’à travers le prisme du parcours du groupe de rap Keur Gui.

The Revolution Won’t Be Televised VOST EN from rama thiaw on Vimeo.

Lequel fut le fer de lance du mouvement citoyen Y’en a marre, qui joua un rôle majeur pour, selon son slogan, « en finir avec Wade ». Un film bien réalisé et esthétiquement très maîtrisé, qui, par son déroulement et en osmose avec son thème central, ressemble fort à un morceau de hip-hop plein d’énergie et de paroles tranchantes.

Hedi, le premier long-métrage du Tunisien Mohamed Ben Attia, avait pour sa part l’honneur de participer à la compétition pour obtenir l’Ours d’or. Le film raconte comment un jeune vendeur de voitures plutôt amorphe – inféodé à sa mère, en train d’organiser le mariage qu’elle a « arrangé » pour lui, comme à son patron – tombe soudainement amoureux à une semaine de la noce d’une femme très libre. Choisira-t-il de tenter l’aventure, de prendre le risque d’une révolution personnelle pour enfin se sentir vivant, ou de continuer le train-train de sa vie antérieure ? Une métaphore à travers un récit « intime » de la révolution que vient de vivre la Tunisie qui a séduit public et critiques à Berlin.

 

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