Cinéma

Cinéma : « Pim-Pim Tché », un toast croustillant !

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L'actrice Aïcha Ouattara.

L'actrice Aïcha Ouattara. © 45RDLC

Un film de Jean Odoutan se reconnaît immédiatement. En général dès la scène inaugurale, mais ici même dès le générique, composé de noms écrits avec… du fil de fer.

Pim-Pim Tché (Toast de vie) porte bien la marque du réalisateur béninois, roi du bricolage. Les titres de ses films précédents – La Valse des gros derrières, Barbecue-Pejo ou Mama Aloko, par exemple – témoignent de sa volonté d’inscrire ses comédies improbables dans la culture africaine en traitant, à travers des dialogues savoureux et des scénarios qui partent dans toutes les directions, de la vie quotidienne de personnages parfois caricaturaux, mais toujours attachants, qu’il met en scène sans se soucier des convenances.

Une oeuvre jubilatoire

Pim-Pim Tché ne fait pas exception. Il raconte en accumulant les saynètes amusantes l’existence pour le moins agitée de la jeune Chimène, élève peu sérieuse qui, à 17 ans, fait du surplace en classe de cinquième quand elle ne « buissonne » pas, comme le dit joliment l’un de ses professeurs. La belle, remarquablement interprétée par Aïcha Ouattara, espère toujours passer un jour en quatrième pour obtenir enfin la bourse qui lui permettra de s’en sortir. Cette postadolescente roublarde, dont le surnom qui fait le titre du film signifie « sale garce », tente par tous les moyens de séduire quelques hommes capables de satisfaire à la fois son appétit de jouissance et ses besoins matériels. Avant de tomber enceinte. Mais de qui ? De celui qui l’appelle « ma croustillante », de celui pour qui elle est « ma juteuse », ou bien d’un autre ?

Réalisateur, mais aussi coproducteur, coscénariste et acteur, auteur et interprète des chansons qui accompagnent le déroulement de l’histoire, Jean Odoutan, par ailleurs créateur et animateur depuis quinze ans du festival de cinéma Quintessence, à Ouidah, n’a que faire des récits linéaires. Les fables foutraques de cet homme-orchestre font partie de ces trop rares œuvres jubilatoires et épicuriennes qui font plaisir à voir tout en en disant plus que tant de documentaires. Que demander de plus ?

>> Pim-Pim Tché (Toast de vie), de Jean Odoutan (sortie à Paris le 17 février)

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